Revue de l'art chrétien, 1889, p
6. Die Légende von der heiligen Ursula, von E. Delpy Cologne,. 1901). p. 91
222 CHAPITRE XITI
manteau d'hermine. Il ignorait aussi la châsse du village de Kerniel, près Looz, au diocèse de Liège, qui fut peinte à Liège en 1292, et où l'on voit sainte Odile abritant sous son manteau d'hermine ses jeunes sœurs, Ida et Ima ; cette Odile légendaire, dont la fierté de Kerniel était censée contenir quelques ossements et qu'il ne faut pas confondre avec la célèbre abbesse Alsacienne, aurait été « Tune des chefs de cohorte >• de sainte Ursule. ^1. Delpy n"a pas connu non plus la fresque de Linz ' où l'on voit sainte Ursule abritant six Vierges sous son manteau et qui date de la fin du xiir siècle.
Sur le retable émaillé du Kunstgewerhemuseuin de Cologne -, sainte L rsule et deux de ses compagnes, sainte Pinnosa et sainte Cordula. n'abritent personne sous leur manteau. Ce retable est de la fin du xu'' siècle. C'est donc entre la fin du xii'' siècle et la fin du xiii'' que l'on a imaginé de revêtir sainte L'rsule du manteau symbolique qui venait d'être inventé pour exprimer la miséricorde de Marie.
Si le type de sainte Ursule abritant ses compagnes sous son manteau est, comme il est permis de le croire, d'origine colonaise, d'autre part il faut se rappeler que Césaire d'Heisterbach, qui a le premier parlé de la Vierge au manteau, était originaire lui aussi, des environs de Cologne : en somme, le type de sainte Ursule abritant ses compagnes sous son manteau est une raison de croire que le Cistercien anonyme qui inventa le type de la Vierge au manteau protecteur était du pays rhénan. Mais, comme on l'a dit plus haut ^, cette raison n'est nullement péremptoire.