‹ La Vierge de Miséricorde; étude d'un thème iconographiqueChapitre 133 sur 158 · LA MÈRE DES SEPT SAINTS MACHABÉES · texte numérisé non relu

LA MÈRE DES SEPT SAINTS MACHABÉES

Sceau de l'église des sept saints Machabées à Lyon, exposé par l'antiquaire Hoffmann à l'Exposition rétrospective de 1889; xiv^ siècle. La mère des sept Machabées les abrite sous son manteau.

La dévotion des sept Machabées provient d'Orient, où elle est florissante encore aujourd'hui (Didron, Manuel, p. 328); en Occident, au moyen âge, elle fut assez répandue. Elle a son origine dans le passage du deuxième livre des Machabées (VII, 1-42), où il est raconté comment sept jeunes Israélites, n'ayant pas voulu manger de viande de porc, furent mis à mort par ordre d'Antiochus; leur nom n'est pas dit dans l'histoire; mais la piété populaire n'a pas consenti à les laisser tout à fait anonymes : elle les a appelés Machabées, du nom du livre où leur histoire est racontée (Cahier, Caractéristiques, t. I, p. 349). L'Eglise latine, au rebours de l'Eglise orientale, a marqué beaucoup de répugnance pour les saints de l'Ancienne alliance (Didron, op. laud., p. 132), Pierre Comestor [Hist. schoL, lib. II Mach., cap. I, col. 1322-3 Migne) et Jacques de Varazze [Légende dorée, ch. 109) donnent les raisons qui ont décidé l'Eglise latine à faire exception en faveur des saints Machabées. Au portail méridional de Chartres, ils ornent une voussure, autour du tympan où est figurée la lapidation de saint Etienne : les jeunes martyrs de l'Ancien Testament c servent de cadre, comme de guirlande » au Protomartyr tie la Nouvelle Alliance.

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