‹ La Vierge de Miséricorde; étude d'un thème iconographiqueChapitre 23 sur 158 · PL II · texte numérisé non relu

PL II

Sceaux cisteuciens et autres

(filichés de l'auteur)

1. — Sceau desdéfinileurs de l'Ordre de Cîteaux.xiv^ siècle. La Vierge, debout, de face, couronnée, sans l'Enfant, abrite sous son manteau huit abbés Cisterciens, agenouillés, ^{igilluin) DIP'FINITORV(m) CAP[i7u)LI GENERALI(s) ClST^erciensis) ORDI(n«)S. Un dessin de ce sceau dans le Recueil des travaux de la Société de sphragistique de Paris, I (1852), p. 26; reproduit dans Cahier, Caractéristiques, I, p. 298. La matrice a été exposée par Hoffmann en 1889 {Exposition rétrospective de Vart français au Trocadéro, p. 36, no 29); elle se trouve maintenant au Musée de la Côte-d'Or [Catalogue, Dijon, 190i, n" 1803), où je l'ai fait mouler. Je n'oserais en garantir l'authenticité. Mauvaise reproduction dans la Gaz. des B.-A., 1905, II, p. 404. — PL II, 1.

2. — Douët d'Arcq, Collection de sceaux, II, p. 10, n° 8195 : « Fragment de sceau rond, d'environ 55 mm. Abbaye de Cîteaux. Un personnage debout, vu de face, et abritant sous les pans de son manteau deux groupes d'abliés agenouillés et portant des crosses. Légende détruite. Appendu à un acte du dernier avril 1505. Dafum in Diffinitorio nostro Cisterciensi, sub sigillo Diffinitorii ». Reproduction dans la Gaz. des B.-A., 1905. t. II, p. 404. — Pi. 11, 4.

3. — Sceau de l'abbaye de Beaupré, monastère de femmes qui suivaient la règle de Cîteaux. Daté de 1335. La Vierge, debout, avec l'Enfant sur les bras, et des nonnes sous le manteau. Au pourtour : ^ S. COVETVS. BELLI PRATI. Cf. Guignies, L'ahbaije de Beaupré à Grimmingen, dans les Annales du cercle archéologique d'Enghien, t. IV (1895), p. 429.

4. — Sceau de N.-D. de Cercamp-lès-Frévent ('canton de Frévent, arr. de Saint-Pol, Pas-de-Calais), abbaye Cistercienne, fondée en 1137 (Janauschek, Originuni Cisterciensiuni, t. 1, p. 66). Apposé à un acte de 1332. La Vierge, debout, couronnée, l'Enfant dans les bras, huit Cisterciens sous le manteau. SIGILLVM COXVENTVS ABBADIE CARl- CAMPI. Moulage au Musée du Trocadéro, n° 1729. Reproduction dans Demay, Sceaux de l'Artois, n° 2601, et dans la Gaz. des B.-A., 1905, t. II, p. 405. Cf. Douët d'Arcq, t. I, p. lxxiii; t. III, n» 8174. —PL 11,2.

5. — Ga/jrf. Sceau de Sainte-Marie de la Byloke : sur ce couvent de nonnes Cisterciennes et sur son hôpital, cf. A. \ an Lakeven, Historique de Vhôpital de la Biloke et de l'abbaye de la Vierge Marie (Gand, 1840);

Verhaegen, L'hôpital de la Byloke (Gand, 1889, f°). La Vierge debout, rEiifant dans les bras; sous son manteau plusieurs rangées de nonnes agenouillées. Acte daté de 1444, aux Archives du dép. du Nord, décrit dans Demay, Sceaux de la Flandre, t. II, p. 230, n" 6824 (j'en dois la photographie à M. Jouguet) ; acte daté de 1436, au bureau centi'al des hospices de Gand. — PI II. 3.

6.- — J ai vu, au couvent de la Byloke, une gravure sans signature, ni lieu, ni date, qui m'a paru du milieu du xix« siècle, et qui représentait la Vierge abritant l'Ordre cistercien sous son manteau; au-dessous était reproduit le texte de Césaire d'IIoisterbach relatif à cette vision.

7. — Gand. L'aiibaye des religieuses Cisterciennes du Nouveau-Bois (en flamand Xieuiven-Bosche ou Nieul-Benbosse) a pour armoiries la Vierge debout, couronnée, tenant l'Enfant, et abritant sous son manteau des nonnes vêtues de blanc et coiffées de noir. Cf. aux Archives de la ville de Gand, l'ouvrage manuscrit de P. J. Maes, Wappenschilden der Kloosters in Gent (Culte, n» 36), f 165.

8- — «Nous possédons l'empreinted'un sceau ovulaire dontla légende paraît être »î< SIG. MONA. MONIA. S. MARIAE || DE MIS. PADOL. S. BEN. DE OB. Il offre l'image de la Vierge abritant sous son manteau deux petites religieuses agenouillées, les mains jointes » (Germain, Bévue de l'art chrétien, 1885, p. 137|. Le commencement de cette légende se transcrit sans peine : Sigillum inonasterii rnonialium Sancfae Mariae de Misericordia. PADOL fait songer à la grande abbaye Cistercienne de Padnlo en Sardaigne (Janauschek, t. I, p. 211); mais c'était une abbaye d'hommes. Le deuxième volume de Janauschek, qui contiendra la liste des abbayes Cisterciennes de femmes, n"a pas encore paru,

9. — Musée chrétien du Vatican, 8'' armoire, n° 4, tableau italien du XIV'' siècle, représentant les funérailles de saint Bernard. Un frère porte une bannière blanche, où est peinte la Vierge debout, sans la couronne et sans l'Enfant, abritant sous son manteau les religieux de l'Ordre cistercien. Cette peinture avait été signalée plusieurs fois par Barbier de Montault (/?//)//o//iè(/j;e Vaficane, p. 150; cf. OEuvres complètes, t. II, p. 248, et Bévue de l'art chrétien, 1889, p. 24). La lenace diplomatie de mon élève et ami Albert Grenier, membre de l'École de Rome, a obtenu l'autorisation de m'en faire exécuter la photographie. — PI. III, 1.

10. — Heihbronn, entre Nuremberg et Anspach, bourg connu par son abbaye Cistercienne, marjnificum et opulentum inonasterium (Janauschek, t. I, p. 28). Panneau peint, dans le troisième quart du xv* siècle, par Pfenning, de Nuremberg. Sous le manteau de la Vierge, une multitude de moines cisterciens; au premier rang, à droite, est l'abbé, La Vierge porte l'Enfant sur le bras gauche; de la main droite, elle tient le sceptre. Deux anges la couronnent. L'Enfant s'amuse avec un oiseau attaché par un (il. Cf. Thode, Die ^fal rschule von Niirnhevçj (Frankfurt-a-M., 1891), pi. XIII, p. 67 ; Lehmann, op. cit., p. 155 et 211. Les Cisterciens du tableau de Pfenningsont noir-vêtus. Il est vrai que l'Ordre de Citeaux, en l'honneur de la Vierge est voué au blanc, couleur virginale; mais il v

Perdrizet, La Vierge de Miséricorde

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