PI. X
Venise.
Miniatures et peintures .
31. Musée Correr, salle XIV, n° 106. Mariegola (Mariae régula). Manuscrit de la règle de la Confraternité de saint Martin, dans l'église du même nom. Date : 133)). Sur l'une des pages du frontispice, la Crucifixion ; sur l'autre, la Vierge abritant sous son manteau une foule de bourgeois.
32. Musée Correr, salle XIV, n" 92. Miniature qui a dû servir de frontispice à une Mariegola. Sous le manteau de la Vierge sont agenouillés des confrères en cagoule, ayant sur le cœur un médaillon avec les lettres SMV [Societas Mariae Virginis) entrecroisées.
33. Académie, n" 18. Retable de Simone daCusighe, peintre vénitien de la seconde moitié du xiv'' siècle; jadis dans l'église Saint-Barthélémy, à Salce (Salce et Cusighe sont deux villages près de Bellune). Braun, 20798; Anderson, 13280. Cf. Cavalcasalle et Crowe, IV, p. 254; Lafenestre et Richtenberger, Venise, p. 81; Paoletti, Cat. délie R.gallerie di Venezia, p. 12. Sur le cadre on lit : M CCCL XXXXIIIl INDIC(<to/ie) II DIE XX AVGVSTIFACTVMFVITlïioclOlpfisjOXESTO VIROD(ommo) X(/-/sfo)FORO CAPELL(a/i)0 ^{ancti) BA(r;TII(o/o/»ae) ISIMOX FECIT. Sur les panneaux latéraux, la vie de saint Barthélémy : on le voit
h droite : prêchant, exorcisant à gauche : devant le roi Astragès, la fille du roi Polé- baptisant Astragès,
mios, jugé par Polé- écorché vif, décapité,
mios, battu de verges.
La Vierge, couronnée, ayant devant la poitrine l'Enfant dans une mandorla, soulève d'un geste mièvre les plis de son manteau sous lequel sont agenouillés les membres d'une Confrérie; tous ceux dont on voit la figure sont barbus; tous ont le chapelet à la main; deux tiennent de grands cierges allumés, à grande bobèche; un autre, la bannière de la Confrérie : ce gonfalone devait être surmonté tfune grande croix d'orfèvrerie, et sur l'étoffe de couleur rouge était peinte la Vierge de Miséricorde : la bannière a été représentée flottant au vent, maison y distingue très bien la partie supérieure d'une Vierge au manteau. — PI. X, 1.
34. Académie, n" 270 (Phot. Salviati, 760). Tableau du Tintoret. La Vierge, sans la couronne et sans l'Enfant, est debout sur un piédestal, autour duquel sont agenouillés, tête nue, les membres d'une Scuola. Les premiers mots de la prière qu'ils récitent sont inscrits sur le piédestal : SVB TVVM PRAESIDIVM CONFVGIMVS.
Reliefs.
35. Sur la porte delV aniico alhergo de' Confratelli délia Misericordia. xiv** siècle. Tympan en arcade, divisé en trois compartiments par deux
colonneltes. Dans les compartiments latéraux, debout, saint Jean-Baptiste et un apôtre. Dans celui du milieu, la Vierge debout, couronnée, nimbée; devant elle, dans la inandorla, l'Enfant levant les deux mains pour bénir. La Vierge étend son manteau sur dix confrères agenouillés. L'arcade trilobée au-dessus de la Vierge est ornée de fleurons d'où sortent trois bustes : en haut, Dieu bénissant, avec le globe du monde ; à droite et à gauche, saint Pierre et saint Paul.
36. Relief du xiv« siècle, à Santa Maria dell" Orto. Cf. Zanotto, Guida di Venezia, p. 321; Pe^'kins, Sculpleurs italiens (Paris, 1870), II, p. 193; Hans von der Gabelentz, Mittelalterliche Plastik in Venedig (Leipzig, 1903), p. 229.