‹ La Vierge et les Sonnets; poèmesChapitre 38 sur 40 · TOUT UN FOUILLIS DE FLEURS SANS OMBRE, UN SABLE BLANC · texte numérisé non relu

TOUT UN FOUILLIS DE FLEURS SANS OMBRE, UN SABLE BLANC

Tout un fouillis de fleurs sans ombre, un sable blanc. Dans l'ardeur de midi l'on croirait que la cloche Va se briser, qui sonne à la tourelle proche. La jeune Ang-laise va dans l'allée à pas lents.

Sa joue est d'abricot. Sous son chapeau tremblant S'abritent deux bluets clairs comme l'eau de roche, Ses yeux, dont on dirait que, fauchés, ils s'accrochent A la masse d'épis de cheveux opulents.

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Ile est grande. Sa robe droite tombe, dig-ne. .lie song-e à l'époux navig-uant sous la Lig-ne, Ju'elle aime et qu'entre tous a choisi son org-ueil.

^ique, malgré son air de jeune fille, suit, du regard de l'âme, ce cercueil devient tout à coup le vaisseau qu'on torpille.

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