‹ La Vierge et les Sonnets; poèmesChapitre 7 sur 40 · C'EST DIE L QUE J'INVOQUAIS SUR MA FLUTE RUSTIQUE · texte numérisé non relu

C'EST DIE L QUE J'INVOQUAIS SUR MA FLUTE RUSTIQUE

C'est Dieu que j'invoquais sur ma flûte rustique. II est venu par le doux chemin villag-eois, Ainsi qu'un laboureur, tout au long d'un pavois De campanule et d'ang-élique.

Il est venu par le blé mûr des catholiques. Les perdrix, les enfants rappelaient à la fois. Les joubarbes faisaient aux descentes des toits Des sculptures de basilique.

SONNETS POUR COMMENCER ^l

Au-dessus des fronts ceints de neige et de douceur On lisait tout en or sur la pauvre bannière: « 0 mon filsl donne-moi Ion cœur! »

Et, voyant ruisseler ces mots dans la lumière, Je répondais, comme en silence font les fleurs « Donnez-moi votre cœur, ô Père ! »

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