RE DIANE
C'est à Dinard qu'il m'a parlé. Il m'a dit qu'il m’aimait depuis plus d’un an et quil ne Rata rit plus vivre sans moi... &
ES a LE pue
T4 ECTS
DIANE
Rien.
LE DUC
Pour cette fois-là.. Pour les autres?
DIANE
Rien non plus.
LE DUC
Rien toujours. Soit. Admettons! Mais enfin, à la deuxième ou à la vingtièmé fois, comme tu woudras, alors. qu’as-tu fait?
DIANE
J'ai pleuré. -
LE DUC Vraiment! C’est beaucoup d’innocencel Si tu
en étais restée aux larmes! Et que signifie alors cette histoire de bain à laquelle il est fait allusion
deux ou trois fois? ; DIANE : SE 4
Oh! c’est peu de chose. Ça ne signifie rien d'ime
portant.
LE DUC
C’est-à-dire?.. Veuille préciser, pendant que nous’ y sommes! RE + DIANE ; FAN
» \ C’est parce qu’un jour, nous revenions de la pr
Et Vo ACTE PREMIER 7 me
menade à DAT par les falaises, à midi, lui et moi, nous avons arrêté les chevaux sur la plage pour regarder la mer... alors, il m'a dit. : « Vous ne vous baignerez pas aujourd’hui ? Vous laissez passer la marée ? » Alors, j’ai piqué vers ma cabine. Il n’y avait personne à cette heure-là sur la plage. Quand je suis sortie de la cabine, il a attaché les chevaux, puis il m’a dit : « Étendez-vous sur le sable, au soleil, pour que la mer vienne vous prendre petit à petit. » Alors, je l'ai fait; je me suis étendue, et lui, il est resté loin, sans rien dire, à regarder venir la mer sur es Ce n’est que lorsque les vagues ont pommencé à m'emporter, Je voulais me relever, il ; adit:« Non! laissez-la vous prendre. » Je l’ai fait. | les vagues sont venues. je suis partie avec.
Voilà... c’est tout.
: Silence.
LE DUC
Et MAP ie PE à cette nuit de septembre, où tu es allée, prétends-tu, dans sa villa? Ça me paraît bien invraisemblable, cette histoire-la! Comment aurais-tu choisi justement un jour où nous nous levions à cinq heures du matin, ta chambre donnant sur celle de ton frère?.
; DIANE
er est pourtant comme ça... Il y avait trois se- | maines à je près. du il me ARRET de ‘venir, eë KA
Pr
moi je ne voulais pas, je remettais toujours. Alors, il s’est mis à bouder, il m’a dit qu’il étaititrès malheureux... J’ai cru qu’il allait partir... j'ai accepté. et exprès ce jour-là, parce que je pensais que justement je reviendrais après. (Elle baisse machinalement la voix.) cinq heures du matin, et que vous seriez partis ainsi que le garde.
LE DUC
Et tu as osé, tu as osé te lever, descendre nuitamment, t’en aller? | DIANE Il m’attendait au fond du jardin; c'était convenu... il pleuvait à torrents; je suis descendue sans souliers, jai traversé tout le jardin à travers les flaques…
Elle s'arrête, la voix terturée.
LE DUC, impérieux.
Continue, continue... FAR,
DIANE, après une longue respiration. LAN
! Au bout du jardin, il m’a prise, il m’a enveloppée dans un grand manteau! il m’a portée... Nous avons traversé ainsi tout le village. Les chiens ré» veillés criaient à chaque maison. (Silence. Les yeux | baissés, elle reprend) À cinq heures du matin, je suis . revenue toute seule. J’ai entendu au loin vos pre- |
A er ee PA A TU CU