‹ La vierge folleChapitre 22 sur 87 · ACTE PREMIER ra · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER ra

miers coups de fusil, je suis montée; maman dormait, je me suis recouchée.. j’ai dormi...

LE DUC Et cette équipée, prétends-tu, ne s’est pas renouvelée?

; DIANE Non.

LE DUC Là-bas, mais à Paris? Achève.

DIANE, après une hésitation.

Oui. (Le duc a un,mouyement d’impatience, et tend le bras vers sa fille. Elle se lève, apeurée.) Vous m’avez demandé de-parler, je parle! ;

LA DUCHESSE, bas, à son mari.

Amédée, je vous en supplie, nous savons maintenant tout ce que nous devions savüir.

LE DUC Oui! J’ai des choses d’une autre nature à lui dire, maintenant. Mais auparavant, pour clore le cha pitre des souvenirs, veux-tu me faire le plaisir d’al- 2 ler chercher dans ta chambre cette aquarelle qu'il a faite de toi, et qui orne encore ta cheminée! Nous | allons détruire avec joie ce petit souvenir-là. Tu en as d'ou qui te suffisent, vhfle

Bien. J’y vais...

LE DUC, la retenant

Rien ne presse d’ailleurs. Une secondé encore... Je dois te faire part de la décision que ta mère et

F \ mo!

La porte s’ouvre, Gaston de Charance entre.

: SCÈNE VI Les MÊmEs, GASTON DE. CHARANCE

GASTON ; Bonjour, philippine.…. (On ne répond pas.) Eh bien, quoi?.. vous avez l’air ahuris eomme si j’annonçais quelque chose d’extraordinaire. (11 s'avance vers Diane en riant.) J'ai gagné ma philippine.. tu ne te rappelles donc pas... hier au déjeuner? Reviens à toi, Dianette, et paye.

11 lui tend la joue. \ DIANE Ah! oui... Je n’y pensais plus.

GASTON

Je sérais bien monté ce matin dans ta chambre, te faire la blague, mais on m’a'dit que tu étais

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