ACTE PREMIER 53 LE DUC
Vous.dites juste, madame : de réparation, il n’y en a pas. :
LA DUCHESSE
Non... Notre chère petite Dianettel Si vous saviez, si vous connaissiez les détails! C’est un crèvecœur qui s’étendra sur toute notre vie.
MADAME ARMAURY .
Oh! comme je vous plains! Je ne puis vous certifier qu’une chose, madame, c’est que vous n‘entendrez plus jamais parler de nous, ni de lui, ni de moi.
: Elle ait cela d’une voix polie, presque humble. LE DUG, vivement.
Je désire même que nous prenions des dispositions à ce sujet.
MADAME ARMAURY, l’arrêtant du geste.
Une seconde, je vous en prie, une seconde...
vous venez de m'envoyer le coup à bout portant, j'ai du plomb dans la tête... mais ça va PAR EE le temps de me remettre. AE -
LE DUC C’est tout notre bonheur qui s'écroule.
Oh! je vous comprends. Mais c’est aussi le mien , qui s’en va... Je vous demande pardon de le pleurer. Elle va en chancelant à un fauteuil et met la tête dans sa
main.
LE DUC, la regardant pleurer.‘
Bien que j'en aie douté, je l’avoue, bien que,
j'aie cru un instant que vousplastronniez pour cou-
vrir la faute de votre mari, je vois maintenant que!
vous n’avez pas plus que nous soupçonné l’ignoble vérité. Pardon, si la colère m’a emporté, pardon - de ma brutalité, madame, mais nous avons tous.
été ses dupes, par trop naïves. Cet homme avait!
tout un passé et toute une réputation qui le garan-
tissaient si bien! Je m'excuse de ne pouvoir, à
votre douleur, apporter plus de ménagement, mais il nous a distribué à chacun un lot de souffrances que nous né pouvons départager. Prenons-en cha: cun notre charge; ce n’est pas vous qui porterez la plus lourde! Vous en aurez une en tout cas répa-
ratrice dans une certaine mesure, celle de faire | comprendre à votre mari qu'il doit. disparaitre
de notre vie, et. k, ” A ce moment la porte s'ouvre, Ft DIANE, s’arrêtant net sur le pas dé la porté.
“Pardon (2004
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