‹ La vierge folleChapitre 62 sur 87 · AT · texte numérisé non relu

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ARMAURY

Je ne spéenle pas là-dessus, eroyez-le bien, ce serait ignoble! Je constate, je compare les deux désastres : ma lemme souffrira.… mais ma femme vivral Tandis que l'autre, avee son amour neuf, pas secouru, Son amour qui ignore tout de la vie, son

amour qui commence... Oh! c'est effroyable, un à

amour Es Non! Nes vrais devoirs |

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148 LA VIERGE FOLLE , Se

actuels sont du côté de ce foyer-là. (1 frappe résotument du poing sur la table, comme s'il revivait une dernière fois sadétermination) Vous ne le croyez pas, naturellement, libre à vous. C’est une toute petite minorité que ceux qui vivent indépendants; nos actes les plus-probes doivent forcément paraître des folies ou des crimes aux yeux de ceux qui n’y étaient pas destinés.

L'ABBÉ Cette minorité-là veut limpossible et restera sans influence! Heureusement! Vous ne m’entraînerez pas d’ailleurs, monsieur, sur le terrain de la vaine et facile éloquence. Je me le suis promus. Je n’ai cherché ns à être simple.

ARMAURY ; {

Mais non, monsieur l’abbé, n’ayons pas honte de

nous-mêmes; nous ne faisons pas iei de l'éloquence

de chaire, ni de prétoire. Nous le pourrions, en effet, car nous sommes de vieux adversaires; nous

nous sommes rencontrés depuis les premiers âges …

du monde. J'étais la libre pensée, vous étiez la foi... - * mais ici nous abdiquons, (Très simplement.) nous ne sommes plus que les missionnaires des âmes qui nous ayons à défendre.

M ABBÉ, reprenant son ch2peau après un instant de réfiexién.

Eh bien, là où j'ai Se d’autres réussiront |

date + ln à

Ré Ame mr de cour qe jme

cad ARMAURY

Quelle belle parole vous venez de dire Bi! . 1,2 T'yenapes de plus belle! Les intérêts de ceux

qu'en aime. Hélas! (n pousse ua trés lourd soupir, |

pais enasidère F'abbé-et, avec un certain f-emissement de Ke voix: Séparons-nous, monsieur Fabhe: cette flamme qui

m'aste, et amour qui me commande, vous ne le

connaissez pas, vous ne le connaïtrez jamais. N’essayez pas de} juger une chese que vous avez reniée, et dont la beauté vous est totalement fermée. Vous n'aviez que faire dans "ce combat: vous étiez le . dernier à devoir vous trouver iei. Dites-vous sim plement en partant que s vous n'avez pas ebranis estie perte, e’est qu'il y avait derrière des tresers

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Bee ss trésors dont « Vous Sgen brillent E>

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ception humaine ou divine de l’amour!.Et ce sont des convictions inébranlables. Retournez à ces gens et allez leur dire que la proie que j’ai prise... je la garde!

| . L’ABBÉ, après un silence.

Je n’ai donc plus qu’à aller rendre compté à la famille de Charance de l’échec de ma démarche. Non, nous n’étions pas faits pour nous rencontrer, c’est vrai, mais il y a toujours un carrefour où les routes les plus diverses se rencontrent : c’est le carrefour de la douleur. Je ne m'illusionnais as sur l'issue de cette démarche; je me suis réstreint à Ja supplication. Ma place n’est pas ici, vous l'avez dit, et, en le disant, vous avez fait appel i inconsciemment à une autre voix que la : mienne, la voix qu’il fallait que vous entendiez, qu il faut q que vous entendiez.. Permettez-moi de m’effacer devant elle...

ARMAURY, inquiet,

Que voulez-vous dire? A qui faites-vous allusioh?

L’ABBÉ, ouvrant la porte. de droite. , |

À la personne qui est au fond de ce corridor et qui n'attend qu’un signe de moi pour entrer... Je vous salue... (1 fait un geste et demeure sur le seuil quelques se- RP Puis il laisse passer Mme Armaury.) Entrez, madame! Je vous souhaite plus de bonheur.

he IL sort.

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