ACTE PREMIER
ans puisse oser une pareille lâcheté! Ah! c’est vrai, Al n’a pas d'enfant, celui-là...
L’'ABBÉ
Se doute-t-il que vous êtes au courant de sa conduite?
LE'pUC …,
Non, pas encore, pas encore. C’est hier soir que ous avons tout appris, en trouvant dans la poche Au manteau tailleur de ma fille, — leur boite à lettres! — un mot de rendez-vous qu'il y avait glissé, car il est venu hier ici nous rendre visite, comme d'habitude. C’était un intime
L’ABBÉ Mais, monsieur le duc, êtes-vous absolument certain que la faute de votre fille soit complète...
Peut-être vous ‘indignez-vous comme pour un crime consommé, alors que
LE DUC - f
Le cynisme de ce que nous avons lu, tousles pa- -piers cachés dans la chambre de ma fille suffiraient
à eux seuls à nous éclairer; mais Diane, malgré le.
silence où elle se confine, n’essaye même pas de. nier. Monsieur l’abbé, sa mère a reçu son aveu. ;
‘L’ABBÉ
Alors cette pauvre Mme de Charance connaît
toute la situation? Vous n’avez rien pu lui cacher? LE DUC Mon fils Gaston ignore seul la faute de sa sœur. L’ABBÉ M. Gaston est actuellement à Paris?
LE DUC
Oui, ce sont les vacances de Saint-Cyr; mais il
ne faut à aucun prix qu’il soupçonne la vérité :
tel que je le connais, de quoi ne set pas ca- pable?
L’ABBÉ } Vous avez mille fois raison, il convient que
M. Gaston ne sache rien. Ne verrai-je pas Mme de k
Charance?