‹ La vierge immaculée [microforme]Chapitre 12 sur 79 · LE SAINT NOM DE MARIE · texte numérisé non relu

LE SAINT NOM DE MARIE

Comme celui de Jésus, le N crit au ciel avant qu'il fût rév Une sainte Religieuse () à elle-même à fait' de grande de la Reine du ciel et du lui donna dans les Cieux,

j le lui donnassent sur la te au imonde pure,

om de Marie élé à la terre.

qui la Sainte Vierge (] révélations,

Cuait ins-

parle ainsi Nou qu'à sa naissance Dieu avant que ses pieux Parents rre :« La Sainte Vi

lerge vint belle, sans tache et toute grâces, nous montrant par là

de la loi et du sance n'ait pas autres filles d’

pleine de qu'elle naissait exempte tribut du péché, Et quoique sa naisdifféré matériellement de celle des Adam, elle présenta de tels caractères et des grâces si particulières, qu'elle fut toute miraculeuse et exceptionnelle, À l'éternel honneur de Celui

qui en était l’auteur. Cette divine Etoile avant-courrière du Soleil de Justice vint donc au monde vers minuit, pour Commencer à diviser Ja nuit de l’Ancienne

{1) La vén, Marie d’Agreda, Voir la « Vie de la Bonno sainte Anne, »

Loi et des premières ténèbres, du nouveau jour de la grâce qui allait bientôt paraître.

« On enveloppa la bienheureuse Marie de ses langes, et cette petite créature, qui avait toutes ses pen-ées et tous ses désirs dans la Divinité, fut emmaillottée et traitée comme les autres enfants, quoiqu'elle surpassât en sagesse et les hommes et les anges. Sainte Anne, son heureuse mère, ne voulut point permettre que d'autres mains que les siennes s'employassent à son ajustement : elle en prit elle-même tout le soin possible. Le puissant bras du Très-Haut opéra dans l'auguste Marie, dès son Premier pas dans le monde, de nouvelles merveilles qui surpassent toutes les conceptions humaines. La première fut d'envoyer sur la terre une multitude innombrable d'anges, afin qu'ils enlevassent dans le ciel empyrée, en corps et en âme, celle qui était élue pour être la Mère du Verbe éternel, en vue des desseins que le Seigneur avait formés.

« Qui pourra dignement célébrer cet étonnant prodige de la droite du Tout-Puissant ? Qui dépeindra la joie et l'admiration des esprits angéliques, à la vue de cette merveille si nouvelle entre les œuvres du Très-Haut,

qu'ils célébraient aussi par des cantiques nouveaux ? Ils reconnurent dans cette occasion leur Reine et rendirent hommage à leur Maîtresse, Mère future de Celui qui devait être leur Chef, comme il était la cause de la grâce et de la gloire qu'ils possédaient, puisqu'il les

12 LA VIERGE IMMACULÉE leur avait ncquises par ses ne acceptation, Mais qui

du cœur de cette tendre e la durée et les effets

mérites prévus en la divi- Pourrait pénétrer le secret ÿ aimable Enfant pendant de cette faveur inouïie ? Je le

“rions, quand, par sa miséricorde infinie, nous Pourrons jouir de lui face à face.

«Dans un divin Consistoire, l'auguste Trinité détermina de donne: à l'auguste Enfant ce Nox propre et légitime qui ne peut être imposé à aucune créature quelconque que dans l'être immuable de

Dieu, où toutes choses se distribuent ct

s'orlonnent avec équité, sagesse infinie, Le Trèsonner : par lui-même dans

liques que les trois

en ces noms, et les avaient gravé:

S en leur mémoire éternelle, où. elles lee

avaient eus présents lors de la

hoses qu'elles avaient faites pour le service du Fils et de la Mère,

connurent ces mystères et be ils ouïrent une voix sortant du Personne du Père éternel :

Les saints anges aucoup d'autres ; puis,

«“ Notre Elue doit s'appeler

divisecret adant Je le é que neur, niséface.

étere et ture tourité, rèsans rois ous om la

MARIE ; et ce nom doit être merveilleux et magnifique ; ceux qui l'invoqueront avec les sentiments d'une dévotion sincère, recevront des grâces très abondantes : ceux qui l’auront :n vénération et ie prononceront avec respect seront consolés et réconfortés ; tous trouveront en lui le remède à leurs maux, des trésors pour s’enrichir ét la lumière pour arriver à la vie éternelle.

Ce Nom sera terrible à l'enfer : il suffira pour écraser

la tête du serpent et remporter d'insignes victoires sur les princes des ténèbres. »

« Le Seigneur ordonna aux esprits angéliques d’annoncer cet heureux NOM à sainte Anne, afin que ce qui avait été confirmé dans le ciel fût exécuté sur ln terre. La divine Enfant, prosternée avec amour devant le trône, rendit de très humbles actions de grâces à l'Etre éternel, et reçut le Nom au milieu d’admirables et harmonieux cantiques. S'il fallait écrire toutes les prérogatives et toutes les grâces qui lui furent accordées, il en faudrait faire des volumes. Les saints anges adorèrent le Très-Haut et reconnurent encore sur son trône la très sainte Marie pour Celle qui devait être la Mère du Verbe, leur Reine et leur Mattresse; et ils honorèrent son Nom, en se prosternant au moment où la voix du Père éternel le proaonça ; et cette voix sortait du trône, et ceux qui avaient ce Nom sur leur poitrine pour devise, se distinguèrent par l'ardeur avec laquelle ils chantaient des hymnes

14 Ù LA VIERGE IMMACULÉE «de louanges Pour des mystère " Sustes. Mais Ja Jeune Reine de tout ce qui se passait, du Verbe incarné de l'Incarnation.

8 si profonds et. si auignorait toujours la cause Car la dignité de Mère

ne lui fut manifestée qu'au temps

Prolige et l'absence de chés, parce qu'un ange ayant pris un Corps aéri pendant le temps anse resta dans Je cie

grands mystères Mère de Dieu,

bien qu'elle ne

en Caractères du plus vif

ils se montrèrent tous à l'heureuse Mère et 1

ui dirent que le Nom de

si aucause Mère emps

ciel 1ême e ce

Caace,

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Lo]

LR

sa Fille était celui de MARIE qu'elle Y voyait tracé; que la divine Providence le Jui avait imposé et voulait qu'elle et Joachim le lui donnassent sans différer. La. Sainte appela son époux pour conférer avec lui sur la volonté de Dieu en ce qui concernait le Nom de leur Fille, et le bienheureux père accepta ce Nom avec une joie particulière et de pieux sentiments. Ils déterminèrent de convoquer leurs parents et un prêtre pour imposer le No de MARIE À celle qui vénait de naître, avec une grande solennité et dans un banquet somptueux. Les Anges le célébrèrent avec une douce et merveilleuse musique qui ne fut envendue qe de la Mère et de sa très sainte Fille. Ainsi le même Nom qui avait été donné à notre divine Reine par ln très sainte Trinité dans le ciel, lui fut pareillement donné sur la terre huit jours après sa naissance. Il fut inscrit an Registre com-

mun, lorsque sa Mère monta au Temple pour y accomplir la Loi, selon les prescriptions de Moïse. »

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