LA PUISSANCE DU SAINT NOM DE MARIE
Le Bienheureux Mare d'Aviano, le l'Ordre des Capucins, fut, comme saint Bernardin de Sienñe, comme saint Jean de Capistran, un des grands apôtres de l'Italie. Il prêchait surtout trois grandes thoses : l'Eucharistie ; la puissance du Nom de Marie : et la vertu de la sainte Croix! Partout les foules accouraient sur
Maison Sre-Mapeurinwe 1050, rue Lachevrotière * Québec 4
Son passage, Ainsi, traversant une fois la x les populations flama enthousiasme,
à Bruxelles
luique, ndes l'accucillirent avec A Mons, il trouva les rue:
, il bénit l'armée réunie pour à Gand, en un sul matin, hosties furent distribuées, Le même accueil l'attendait à Malines, à Bruges, et surtout à Louvain, cù se trouvait le nonce du Pape.
Cependant l'empereur Léopold Ie+ visité par ordre du Souverain Pon nouveau près ide lui le serviteur de Dieu; il réclamait sa présence et ses bénéiictions. La situation de l'empire était Presque désespérée; la Hongrie était révoltée, le sultan Mahomet IV approchait avec une formidable armée, les finances étaient ruinées ; l'empereur n'avait plus d'espoir que dans l'assistance du ciel, ct il accueillit Marc comme un libérateur. Le missionnaire prêcha la pénitence: en terminant ses sermons, il s’écriait, comme auimé de l'esprit divin: «O Vienne, Vienne! rhange tes mœurs et adopte une nouvelle vie.» Le deuxième dimanche, il ÿ eut communion générale dans l'église Saint-Etienne ; l'empereur, toute la cour, les plus illustres Personnages de la noblesse et une foule immense de peuple vinrent recevoir la - sainte Eucharistie !
Après d'autres prédication:
Marc fut appelé à l’armée
un grand 8 pavoisé 8:
le recevoir ; quatre-vingt-quinze mille
qu'il avait déjr tife, appelait de
s, longues et fructueuses, impériale, réunie contre
Xe luique, à grand voisé 8:
ecevoir ; e mille l'attenin, cù
it déjà lait de réclaion de ait ré- C une cmipece du
les Tures qui approchaient chaque jour de Vienne. L'intrépide missionnaire fut reçu comme un Sauveur par l'empereur qui le pria de se rendre au camp, après l'avoir chargé d'une importante mission,
Bientôt les deux armées se trouvèrent en présence; du succès de la bataille allait dépendre le sort de Vienne et de l'empire. Jean Sobieski, l'héroïque roi
de Pologne, qui arrivait au secours de la chrétienté, prit le commandement de l'aile gauche; Charles de Lorraine dirigeait l’aîle droite; les électeurs de Saxe et de Bavière étaient au centre.
C'est le samedi, onze septembre (1683). que l’armée polonaise était arrivée, Le lendemain, quand l'aurore parut, les boulets des Turcs arrivaient jusqu'à l'ar-” mée chrétienne. Sobieski sortit de sa tente. Il y avait là une chapelle en ruines: le roi tit élever en plein air un autel qui dominait le camp. Le BienHeureux Mare ÿ célébra la messe solennellement. Toute l'armée polonaise l'entenait avec recueillement. Quant à Sobieski, roi de Pologne, à genoux sur les marches de l'autel, ln tête inclinée, les bras étendus, il servit hummblement la messe et y communia.
Après l'auguste Sacrifice, l'intrépide Missionnaire fit à l’armée une allocution entraînante, plaça les combattants sous la protection spéciale de Marie, la Vierge puissante qui à elle seule «est terrible comme une
armée rangée en bataille,» les exhortant à avoir dans
la vertu de. son très saint NoM une irrésistible confiance. Puis il bénit l'armée, du haut de la colline où il se tint en Prière pendant la bataille. Au moment décisif, quand le succès n'était pas encore assuré, Marc, étendant les bras, cria d’une voix sonore: « Ecce Crucem Dominé, fugite, Partes adversæ ! Voici la Croix du Seigneur, fuyez, bataillons ennemis!» Une heure après, tout était décidé ; les Tures, taillés en pièces, fuyaient dans le plus grand désordre, abandonnant aux vainqueurs leur camp, leurs comvois, leurs richesses (1). Le roiiJean Sobieski, plein d’une joie immen-
se, se jeta dans ks bras de l'Apôtre et le remercia,
au nom de toute l'armée, d'avoir appelé sur les soldats. de la Foi la Bénédiction dn Très-Hatt! «A Ja suite
de cette grande victoire imprévue, dit un auteur du
temps, tandis que, par ce siège si complet, la mort
menaçait les assiégés, la vertu de la main divine
brilla dans sa Puissance ; deux cent mille Turcs furent anéantis et l'o
n n'eut à regretter, du côté des chrétiens, que trois mille &uerriers de l’armée impériale et Quatre-vingt Polonais ! »
Le Pape Innocent XI, pour perpét :l souvenir de cette insigne victoire, remportée sous la protection de la très sainte Vierge Marie et par l'invocation de son saint Nom, sur la cruelle et insultante tyran-
(1) La capitale de l’Autriche ne
fat pas assez grande pour recevoir toutes ces dépouilies ; elles
encombrent encore aujourd’hui ses musées.
le conline où noment Marc, e Cru- Croix heure pièces, nant richesnmen - 1ercia, oldats.
suite r du mort ivinel'urcs des
mpé-
nie des Tures, rendit obligatoire, dans l'Eglise universelle, la Fête du très saint Nom de Marie, qui n'avait encore
son culte public que dans quelques parties de la chrétienté. Il en fixa la célébration au dimanche dans l’octave de de la Nativité de la très sainte Vicrge Marie.