ÉTUDES PHILOSOPHIQUES SUR LE CHRISTIANISME
?.ArPORT DES TROIS PARTIES DE CET OUVRAGE. — CAHACTÈRF. DE LA SECONDE PARTIE. — PROBLÈME DE L'OBSCURITÉ ÉVANGÉLIQUE DE LA SAINTE VIERGE.
Le Christianisme est connaissance, imiiation et vie de Jésus-Christ dans le monde.
Les trois parties de nos Nouvelles Études répondent à ces trois caractères du Christianisme : elles ont pour objet d'inspirer la connaissance, Timilation et la vie de Jésus-Christ, par la connaissance, l'imitation et la vie de la Sainte Vierge : sa connaissance, dans le Plan divin; son imitation, d'après TÉvangile ; sa vie, dans rÉglise.
On a déjà pu juger, par la première partie de cet ouvrage, comment la connaissance de la Vierge Marie opère la connaissance de Jésiis-Clirist.
Pour connaître la Vierge Marie, nous avons dû étudier Jésus-Christ et tout le Plan divin dont il est le centre ; II. 1
puisqu'elle n'est tout ce qu'elle est, la Mère de Dieu, (jue par son rapport à ce divin Fils et à ce Plan sublime. Pour bien connaître Jésus-Christ, il faut pareillement étudier la Vierge Marie; puisque lui-même n'est ce qu'il est, le Vej'be incarné, que par son rapport avec elle.
Ainsi, sous un double et réciproque rapport, soit parce que pour connaître la Mère il faut étudier le Fils, soit parce que pour connaître le Fils il faut étudier la Mère : la Vierge Marie est le champ d'étude de Jésus-Christ, le critérium de sa connaissance et de celle du Plan divin. Ce Plan magnifique de nos destinées, consistant dans l'abaissement de Dieu jusqu'à nous, pour nous élever jusqu'à lui, ne laisse voir toute l'unité, comme tout le déploiement de son économie, qu'en venant se rapporter à ce Sein Virginal qui est le terme d'arrivée et le point de retour de ce vaste mouvement de la Religion qui embrasse le ciel et la terre, et qui nous emporte des extrémités de la création dans les profondeurs de Dieu.
Quelque imparfai-t qu'ait été notre travail sur ce premier point, nous osons croire qu'il a produit l'étonnement, l'admiration même de tant de grandeur en un sujet qu'on croyait impropre à l'exercice de l'intelligence, et qu'il a relevé le culte de la Maternité divine du mépris de ses adversaires, en les opprimant de sa majesté. C'est si beau, doit-on dire, que ce ne peut être que vrai.
Notre insuffisance même a dû concourir à cet effet ; car on ne saurait supposer que notre esprit ait été capable de créer une conception si merveilleuse. L'inventeur serait plus étonnant que le système; et la divinité du Plan chrétien ressort ainsi de la faiblesse même de son apologiste.