‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 2)Chapitre 39 sur 46 · CEPENDANT, ET SE REPOSE UN TEMPS NON TROP L'ONG POUR UN · texte numérisé non relu

CEPENDANT, ET SE REPOSE UN TEMPS NON TROP L'ONG POUR UN

DiEui. Comme donc notre divin Libérateur avait cliômé et reposé dans le sein de son Père céleste pendant quarante siècles, il chômait et reposait encore dans le sein de sa très-Sainte Mère pendant un temps non trop long pour un Dieu. Ce temps de trente ans, mesuré sur une vie qui ne devait en avoir que trente-trois, est bien long sans doute; mais remarquez que ces trois ans qui restent n'ont guère été plus fructueusement employés par Jésus- Christ que les trente ans de son inaction, à en juger par le résultat immédiat de sa prédication; puisque nous le voyons mourir, à vrai dire, sans un disciple. Toute sa vie n'a en quelque sorte été qu'une attente du seul moment de sa mort, qui devait être celui de sa victoire. L'inaction à Nazareth n'est donc rien pour celui qui, de la grande inaction de la mort, devait tirer la plus puissante et la plus salutaire action qu'ail jamais ressentie le monde.

* Plularque, Is'is et Osiris, XLIII.

.Mais une objection sort de cette considéralion. Si la vie cachée à Nazareth a été si inactive et si inutile, elle a été indigne du Fils de Dieu, qui disait de lui : « Mon « Père agit sans cesse : pareille est mon action". » Son inaction, en faisant ressortir sa puissance, fait donc injure à sa sagesse, et dément cette belle profession de divinité?

A cela nous répondons : Jésus-Christ n'a pas agi, sans doute, pendant qu'il végétait dans l'obscurilé de sa condition de cbaipontier à Nazareth; mais c'est au sens humain qu'il n'a pas agi; car, au sens divin, Jésus- Christ n'a jamais plus agi que dans ce temps perdu de sa vie.

Comment cela?

L'histoire raconte que le sophiste Libanius, se flattant, dans son impiété, d'une prochaine victoire sur les chrétiens, que semblaient lui garantir les menaces fulminées contre eux pur Julien l'Apostat, son maître, persiflait notre religion par cette apostrophe qu'il adressa à un philosophe clirélien : Eh bien! que fait maintenant le Fils du charpzntierl Le chrétien, inspiré de Dieu, lui fit soudain cette réponse foudroyante : // fait un cercueil, le constructeur de l'Univers, que dérisoirement tu appelks charpentier. A quelques jours de là, un cercueil recevait le lout-puissant empereur Julien. A ceux qui nous demanderaient ce que faisait leFils du charpentier pendant les trente années de son obscurité dans cette condition, nous dirions aussi qu'il faisait un cercueil : non plus seulement pour un empereur, mais pour le raonde,païen; qu'il façonnait un joug pour le monde moderne; qu'il

• Jean, v, 17.

disposait la charrue avec laquelle il devait labourer le Monde comme un champ; qu'il taillait la croix sur laquelle il devait se faire adorer : en d'autres termes, qu'il nous donnait la suprême leçon de la grande vertu qui est la mort et la régénération de la nature, et le fondement de tout le Christianisme, de l'humilité, de la soumission, de la vie cachée dans le devoir; de ce que l'auteur de son //«/to^wn préconise si bien par ces paroles : Ama nesciri, et pro nihilo reputari.

Il était au suprême degré important que celui qui venait instruire les hommes de tous leurs devoirs, leur marquât par son exemple ce que Nicole appelle si heureusement V instinct naturel du Christianisme; qu'il consacrât la plus grande partie de sa vie à l'obéissance, qui est la condition commune du salut des hommes, et comme la voie royale des chrétiens, par laquelle tous doivent passer, et ceux qui obéissent, et peut-être encore plus ceux qui commandent; parce qu'ils ne doivent le faire, ni plus ni moins, que quand Dieu le veut.

C'est donc ce grand exemple que nous a donné le Fils de Dieu pendant les trente ans de sa soumission à Marie.

Il ne s'est pas proposé d'autre fin par son incarnation dans le sein de Marie, que de réparer, par l'excès admi- ^rable de son humilité, l'excès prodigieux de notre orgueil. L'humilité était donc devenue la tendance, et, comme dit excellemment saint Augustin, VincUnation de la divine Majesté par sa naissance même de la Vierge Marie, Indinatio Majestatis hœc est, natus ex Maria Virgine'^. C'est pourquoi, suivant le dessein de cette nais-

' s. AuGUST., De Symb.

sance, le Fils de Dieu a voulu s'anéanlir, non-seulemenl comme Dieu, mais encore comme homme : le Fils de Dieu s'est fait homme, et le Fils de David charpentier. Et comme le Fils de Dieu élève à lui tout ce à quoi il s'abaisse, il a consacré, divinisé, non-seulement l'humanité qu'il a prise, mais l'obscurité, le travail, la pauvreté, l'obéissance de l'humble condition qu'il a épousée dans celte humanité : il n'est pas seulement l'Homme-Dieu, il est rOuvrier-Dieu : l'Ouvrier-Dieu sur la terre, comme il est l'Ouvrier-Dieu dans le ciel : dans le ciel, ayant fait la charpente de l'Univers; et tenant boutique de charpentier sur la terre.

« Orgueil, s'écrie Bossuet, viens crèvera ce spectacle : « Jésus, fils d'un charpentier, charpentier lui-même, « connu par cet exercice, sans qu'on parle d'aucun autre ce emploi, ni d'aucune autre action ! On se souvenait, « dans son Église naissante, des charrues qu'il avait « faites, et la tradition s'en est conservée dans les plus (( anciens auteurs. Que ceux qui vivent d'un art méca- « nique se consolent et se réjouissent : Jésus-Christ est u do leur corps... Qu'ils apprennent en travaillant à (i louer Dieu, à chanter des psaumes et de saints can- « tiques, et ils seront devant lui comme d'autres Jésus- « Christ... Et toi, orgueil humain, encore une fois de « quoi te plains-tu avec tes inquiétudes? De n'être rien (( dans le monde? Quel personnage y faisait Jésus? Quelle ce figure y faisait Marie? C'était la merveille du monde, « le spectacle de Dieu etdes Anges: et que faisaient-iIs?De « quoi étaient-ils?... Je sèche, dis-tu, je n'ai rien à faire; « ou mes emplois trop bas me déplaisent : je m'en veux « tirer et tirer ma famille. Et Marie et Jésus songent-ils « à s'élever? Regarde ce divin charpentier avec la scie,

390 îCHAPITRE ÎVI.

« avec le rabot, durcissant &es tendres mains dansie «.maniement dUnslruments si grossiers et si rades. iGe « n'est point un docte piaceau qu'il.manie, ce^n'esl point « une docte plume qu'il exerce par de beaux écrits.: il « aime mieux rexercice d'un métier plus bumblc et « plus nécessaire .: il s'occupe, il gagne sa vie : il accom- « plit, il loue, il bénit la volonté de Dieu dans son « .humiliation. »

Telle est la grande leçon que le Fils de Dieu a donnée au monde pendant les trente ans de sa profession de charpentier à Nazareth. Convejiez qu'il ne pouvait pas mieux employer son temps, ni mieux remplir sa mission de précepteur et de correcteur des -hommes.

rv

Que dirons-nous maintenant, en finissant, de la glorieuse part de Marie dans ce mystère?

C'est elle qui le détermine. Jésus, à douze ans, est déjà en disposition de s'occuper des choses gui regardent son Père; il débute dans sa vie publique, et il confond déjà les docteurs dans le temple même de Jérusalem, marie vient l'interrompre, le revendiquer : elle fait éclipser ce bel astre; elle met la Lumière du monde sous le boisseau : elle désire qu'il retarde son lever de dix-huit années, et Jésus retourne en arrière : il descend à l'horizon de Nazareth. Obéissant à la voix de l'homme,, dit saint Thomas d'Aquin, le soleil un jour s'arrêta : Obéissant à la voix de Marie, le Christ trente ans s'arrêta. Qbediente Dec voci hominis sol stelit : Obediens Christus

voci Mariœper triginta annosstetit. A trente ans, ce Soleil dejuslice dira que san heure n'est pas encore venue d'éclaicr par des miracles aux noces de Cana, Nondum venit horu; et Marie lui fera avancer l'heure de ses prodiges, comme elle lui a fait retarder celle de ses enseignements. Elle dispose ainsi de la Lumière éternelle, comme l'Écriture nous dit que Dieu dispose de celle du jour, « qu'il cache dans ses mains, et à qui il prescrit de « reparaître. » In manibus abscondit lucem, et prœcipit ci ut rursus odceniat i.

.Assurément, Marie n'a pas ce pouvoir par elle-même : ce serait gratuitement qu'on nous prêterait une si folle pensée : elle le tient de la munificence de Celui même qui lui obéit, et qui lui commaade de l'exercer. Mais pourquoi ce pouvoir lui est-il donné ? Pourquoi Jésus- Christ n'a-t-il pas voulu de lui-même retourner à Nazareth, de hn-même éclater. à Cana? Pourquoi a-t-il voulu nous faire voir Marie disposant ainsi de ses lumières et de ses grâces, si ce n'est pour honorer Marie, pour la désigner à notre confiance, pour paraître son Fils, nonseulement dans les choses de la terre, mais dans les choses du ciel ? Qu'on trouve une autre explication possible de la conduite de Jésus-Christ, ou qu'on lise en traits éclatants, dans l'Évangile, les titres de notre culte de filiale vénération envers Marie, et de pleine confiance en son pouvoir.

Et combien, ensuite, ce culte n'est-il pas consacré par le long effet de ce pouvoir, par la durée de la soumission de Jésus à Marie, et par extension à Joseph ; à 3Iarie qui survivra bientôt à ce fidèle époux, et qui aura seule l'honneur de cette soumission à une époque où la viri-

^ Job, XXX VI, 3i.

lité de Jésus la rendra plus extraordinaire. Ce mot : // leur était soumis, est court dans TÉvangile ; mais la soumission qu'il exprime est longue : elle dure trente ans. Trente ans d'une vie qui n'en a que trente-trois! Quel exemple, quelle leçon plus considérable Jésus-Christ pouvait-il nous donner de notre mission, de notre dévotion envers Marie ! Comment! les moindres paroles, si j'ose ain>i dire, les moindres gestes de Jésus-Christ sont pour nous des oracles que nous nous empressons de recueillir et de professer : et ce qu'il a dit et fait trente ans durant n'aurait sur nous aucun empire! On prend à la lettre, sans en scruter l'esprit, un mot de sa bouche divine qui n'abaisse Marie que pour la relever, et on n'entend pas ce sublime panégyrique que lui fait sa silencieuse soumission de trente années ! On ose dire que Marie n'a été l'objet d'aucun égard de la part d'un Fils qui lui consacre l'enfance, la jeunesse et la virilité de sa vie! Et remarquez combien cette soumission se trouve consacrée par ce qui la précède et par ce qui la suit. Si la divinité de Jésus-Christ n'avait reçu aucun témoignage jusqu'à l'âge de trente ans, on pourrait chercher à infirmer la signification de sa soumission; mais api'ès les mystères de l'Annonciation, de la Visitation, de la Nativité, de laPrésentation où cette divinité a reçu de si éclatants hommages, ces hommages entrent pour ainsi dire dans celui de sa soumission à Marie, d'autant que c'est en union avec elle qu'il les a reçus. Et quant à ce qui suit cette soumission, je n'ai qu'à rappeler ce mot des peuples qu'il évangélisait : Celui-ci n'est-il pas le Fils du charpentier? Sa Mère ne s'appelle-t-elle pas Marie? comme si sa sujétion à Marie avait fait sur lui une telle impression, qu'il ne pût s'en dépouiller par les plus éclatantes marques de divi-

nité, et que sa qualité, indélébile en quelque sorte, qu'il emporte avec lui jusque dans la gloire, soit d'être le Fils de Marie.

3Iais ce qui consacre par-dessus tout la soumission de Jésus à Marie, c'est la soumission de Marie à Jésus : c'est que pendant que Jésus lui était soumis, elle recueillait, conservait et repassait toutes les grâces de cette divine soumission dans son cœur. L'Évangéliste saint Jean termine son Évangile en disant : « Jésus fit encore beaucoup « d'autres choses, et, si on les écrivait en détail, je ne « pense pas que le monde entier pût contenir les livres ti qu'il faudrait écrire.» Manière de dire littéralement hyperbolique, qui, par son contraste avec la simplicité ordinaire de l'Évangélisle, fait admirablement sentir toute la grandeur, toule l'infinité divine des actes de Jésus. Eh bien, de ces actes infiniment adorables, c'est Marie qui a eu la plus grande part; c'est pour elle seule qu'ils ont été faits dans cette vaste proportion; c'est son cœur qui en a été le seul spectateur, le seul possesseur. Combien ce cœur devait-il être digne, pur et saint, pour que le Fils de Dieu fit trente ans pour lui seul ce qu'il n'a fait que trois ans pour le monde! pour qu'il y versât une mesure de lumières et de grâces dix fois plus spacieuse que celle dont il a ensemencé la terre! Et quels fruits de gloire ce cœur si fidèle n'a-t-il pas dû en retirer ! Ah ! si une autre Marie, un moment assL<e aux pieds du Sauveur et écoutant sa parole pendant que Marthe sa sœur s'occupait avec empressement de beaucoup de soins, a choisi la meilleure part^ qui ne lui sera point ôtée, selon la parole même du Sauveur , quelle moisson merveilleuse n'a pas recueillie, n'a pas portée ce cœur de la Bienheureuse Vierge Marie si longtemps

seule -aux pieds de son Fils, si longtemps .occupée de son service? Car la Vierge Marie. a eu Finsigne privilège de réunir à elle seule les deux paris de Marlh« et deMarie, meilleures encore toutes deux que la meilleure des deux : la vie active et la vie contemplative; le soin et la méditation de Jésus; et, par la pénétration réciproque de ces deux grandes opérations de son âme, soignant Jésus en le méditant, et le méditant en le soignant, elle aolïert aux Anges et aux hommes le spectacle de la plus complète, de la plus éminente, de la plus glorieuse perfection.

Nous sommes arrivés au seuil de la vie publique de Jésus : 11 jHie enfin le rabot; il sorl enfin de ce bourg deNazarelb. qui n'était connu que par ce proverbe : Que peut-il sortir de bon de Nazareth ' ? « Jésus, en ce com- « mencement avait environ trente ans ^ » Il est préconisé et baptisé par saint Jean, dont deux disciples se détachent pour, les premiers, suivre le Christ. Deux autres disciples se joignent à lui, parmi lesquels Simon, auquel il donne déjà l'e nom emblématique de Pierre^. Et cependant il suit encore Marie- : il n'en est pas encore émancipé : et c'est Marie qui va déterminer sa divine manifestation, et lui ouvrir en quoique sorte la carrière.

Mettons soiis les yeux de nos lecteurs le divin récit de ce grand mystère.

« Trois jours après, il se fit des noces à Gana, en Ga- « lilée; et la Mère de Jésus y était. Jésus fut aussi con- « vie aux noces avec ses' disciples. Et le vin venant à « manquer, la Mère de Jésus lui dit : Ils n'ont point de (c vin. Et Jésus lui dit: Femme, qu'y a-t-il de commun « entire vous et moi? Mon heure n'est pas encore venue. «• Alors sa Mère dit à ceux qui servaient : Faites tout ce « qu'il vous dira. Or, il y avait six urnes de pierre

1 Jean, i, 6.

* Luc, m, 23.

' Jean, i, 1 à 44.

« pour la purification usitée parmi les Juifs, contenant « chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : Em- « plissez d'eau ces urnes; et ils les remplirent jusqu'au « bord. Et Jésus leur dit: Puisez maintenant et portez- « en au maître d'hôtel; et ils lui en portèrent. Sitôt que « le maître d'hôtel eut goûté l'eau changée en vin, et « ne sachant d'où il venait (mais ceux qui avaient puisé « l'eau le savaient bien), il appela l'époux, et lui dit : « Tout homme sert d'abord le bon vin; et après qu'on « a beaucoup bu, il sert alors celui qui vaut moins : « mais vous, vous avez gardé le bon vin jusqu'ici.

« Ce fut le premier des miracles de Jésus, qui fut fait « à Cana, en Galilée; et il manifesta sa gloire; et ses « disciples crurent en lui ', »

Ce récit défraye, comme on sait, l'opposition au culte de la Mère de Dieu; il est le scandale des faibles et l'épreuve même des fidèles. Pour nous, après l'avoir bien étudié, nous n'hésitons pas à penser, avec les plus savants Docteurs, comme nous croyons, avec l'Église, que c'est là un des fondements les plus édifiants du culte de la très-Sainte Vierge; et nous espérons en convaincre bientôt le lecteur.

Reprenons le récit de l'Évangile,

La localité où se passe l'événement, Cana, était un bourg mentionné par l'historien Josèphe, et qui devait être proche de Nazareth. Sur la présence de la Mère de Jésus à ses noces, Grotius observe que la mort de Joseph, dont il n'est plus fait mention, l'avait laissée veuve, et qu'elle avait sans doute été appelée à ce mariage par droit de proximité, et pour y faire l'office de compagne et de matrone de la mariée.

» Jean, II, 2, 11.

Quoi qu'il en soit, c'est sa présence qui amène celle de Jésus : « Jésus fat aussi convié aux noces avec ses dis- « ciples.» Jésus est ici mis, observe Calvin, comme faisant compagnie à sa Mère^ ; ce qui nous le fait voir encore dans cette dépendance filiale où il avait vécu jusque-là. Quant à ses disciples, invités de même, cela nous les montre déjà en vie commune avec lui, comme ses frrres et les enfants puînés de Marie.

Le vin venant à manquer, la Mère de Jésus s'intéresse charitablement à l'embarras des époux; car elle est femme, elle est mère, elle sait compatir, par expérience, à ces imprévus de la vie domestique, et enfin elle entrait, elle, son Fils et ses disciples, pour une part assez notable parmi les convives qui étaient la cause et l'objet de cet embarras. « Comment d'ailleurs, observe saint Ber- « nard, la Mère de Jésus n'aurait-ellc pas été mue de « sympathie et de compas;'.ion? Qu'aurait-il pu sortir de « la source de la miséricorde, que de la miséricorde? « Est-ce que la main qui a tenu un fruit pendant un « demi-jour, n'en retient pas la bonne odeur tout le « reste de la journée ! Combien donc la Miséricorde (( n'a-l-elle pas dû imprégner de sa vertu ces entrailles « de Marie où elle a reposé pendant neuf mois? D'autant « qu'elle a rempli son âme avant son sein, et qu'en 1 « sortant de son sein elle ne s'est pas retii'ée de son « âme'^. »

Il n'y a donc rien que de très-légitimement naturel pour Marie, que de très-louable, de très-pur et de trèssaint à s'intéresser à cette situation, et à appeler sur elle

' Calvin, Comm. sur saint Jean.

* Dom. I post. oclav. Épiiilian., Serm. i.

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