‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 3)Chapitre 2 sur 87 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

d'une manière complète et adéquate; c'est cette grande réalisation toujours vivante et agissante, d'où l'Église tire elle-même, sinon directement, du moins par dérivation, sa vie et son action propre. Yoilà la trilogie dogmatique, évangélique, et historique que nous avons voulu dérouler et qui motive la rémiion de ces trois parties.

Nous avons donné pour titre principal à l'ouvrage entier : La Vierge Marié et tè Plan divin; parce que le public a adopté ce titre de Plan divin en le généralisant à tout l'ouvrage. Mais un sous-titre, sur chaque volume, désigne chacune des trois parties qui y correspond.

Le titre général A' Etudes philosophiques sur le Christianisme nous a paru pouvoir être convenablement étendu à ce nouvel ouvrage. Sans doute il diil'èro sensiblement de nos premières Études quant au sujet, mais non quant à la manière et à la portée. Dans celles-ci nous avions monli-é l'édifice du Christianisme à l'extérieur : ses assises, ses contreforts, ses tours, ses flèches, sa masse architecturale. Dans les Nouvelles Études^ c'est le même édifice vu à l'intérieur : sa nef, ses voûtes, ses bas côtés, ses vitraux, son ciiœnr, ses Simctuaires, Le premier aspect est [)our le monde et le public du dehors; le second pour les fidèles et les initiés : mais la manière philosophique et apologéliiiue n'a pas cessé de présider à la seconde comme à la première composition, etlos roliô par co caractère comnjun, dans la diversité qui les distinguo.

Nous avontf cru devoir laisser à la tête do chaque partie lus bienveillantes appréciations qui les recouiiuandent et les avertissements explicatii's dojii nous les

AVERTISSEMENT. Tïl

avons uous-raemû fa^t précéder. Çtï sont des témoignages qui appartiennent à l'histoire, si j'ose ainsi dire, de la publication successive de nblte travail, et des dispositions qu'il a rencontrées.

Dans les éditions partielles qui ont précédé celle-ci, nous avons fait toutes les corrections que la bienveillante critique nous a signalées et celles que nous ont suggérées l'amour et le respect de notre sujet. Un nouveau soin a présidé à cette édition généijale. L'accueil si encourageant qui a été fait à notre œuvre par le clergé et par les àines sérieuses et élevées nous a plutôt fait sentir ce qui lui manquait que ce qui pouvait justifier cet accueil, et nous y avons puisé un sentiment d'obligation à nous en rendre moins indigne.

Enfin une consécration était réservée à cette publication complète do l'ouvrage, c'est l'approbation de feu Mgr Daniel, dont l'Église et l'université pleurent la perte. Le suflVage d'un prélat si i-ecommandablo par la sainteté de son zèle épiscopal, p;ir sa haute ei^périence de l'enseignement, par la dignité et la droiture de son caractère, et par la grandeur et la bonté de son àme, nous est d'autant plus précieux (|u'il a été tout spontané, et (juil emprunte à la fin si éprouvée de Mgr Daniel quelque chose de touchant et de sacré, comme im testament de sa bienveillance, qui nous pénètre de gratitude autant que de vénération pour sa mémoire.

6 janvier 1864.

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