PROCÈS-VERBAL
DU SiàNCn DO CLUB DU JACOBINS FORMA A SftSINOAFATHAK
Le MXlidi d« la 2< décade de floreaie de b republique fraaçaiM uoe et indirifible.
l«s citoyens français qui sont sous les ordres du citoyen Dompard a la solde du citoyi-n Tippo-Saïb le Victorieux l'allié de la republique française, dènqmmés ci-dessous :
Salvadosse, Julien,
Kerodique, Bernard,
Madin, Jean Denis,
La R«pftblique, Béteme,
Le Grand,
Lambert,
Vincent,
Manuelle,
Blanche,
Marc,
Ivon,
Gemitte,
Gaspar, Provoie,
Vrenière, ClioUesse,
Fîanc,
Contoir,
Lebeau,
Francisque,
Philippe,
Jean,
Bayse, Questin,
Jacque, Etienne,
Manuel,
Colin,
Anton,
Juducque,
Denis,
Joine,
Ghariée,
Quelique,
Daine,
Manuell,
Thouvenir,
Grais,
Oochard,
Charroix,
Manuel,
Abraham,
Marivanne,
ManueHe,
Decegodique,
Dugeon,
Ouilletas,
Jeunesse,
Jogeny,
Pierre,
Joseph,
Langle,
Dachiret,
Christian,
Golier,
au nombre de 59, étant jaloux de concourir de toutes leurs force» et de tout leur pouvoir au ministre et a l'affermissement de la repu-
S80 LA VIGiE DE KOAT-VEN
bliqae française, et a connoitre leurs droits, pour y panrenir se sont . rassemble, après en avoir obtenu la permission du chef comman- i dant, dans l'église paroissiale le dit jour et an que cy dessous. ;
Le citoyen François Ripaud, lieutenant des vaisseaux de la veçor | bliqne fraacoise, a* pris la parole, et nous a dit : ^
« Citoyens,
» Vous êtes tous Français ou dignes de l'être, l'eloignement de votre mère patrie vous a privé jusqùa ce jour de connoitre vos droits de citoyens libres; vous avez commencé a les connoitre en abatant rmdigne pavillon blanc que la nation avait en exécration et qui etoit en apparence l'idole de vos erreurs. Il vous reste un devoir a remplir, cést d'arborer le pavillion natioaalle, et de vous instruire sm- ^03 droits, de savoir ce que vous devez et ce qui vous est du. Il est un devoir d'un republiquain d'instruire de ses foible lumières ses concitoyens. Je vous présente les droits de l'homme, cést dans ce droits que vous puisserez les vertus republiquaities, qui vous aideront a surmonter les défauts de vos anciennes habitudes, et pour vous aider a y parvenir, je vous soumets des idées constitutionèles, et comme vous vivez dans une anarchie qui dois faire horreur a tout homme de bien qui aime a respecter les loix je vous soumets un projet de loi pour être discuté article, par article, et que après la promulgation de la loi, vos arrêté auront force de loi; je vous observeré seulement que vous ne devez ntillement vous écarter de la loi républicaine, ni les afioiblir, ni les transgresser.
» n est d'usage quand le peuple se rassemble en assemblée primaire que le citoyen le plus ancien dois être nommée président provisoire, l'on nomme deux secrétaires, et deux maîtres de cérémonies. Le président vous direz le motif de la convocation, et vous prie de nommer un président, ainsi que les officiers que je vous a désigné, pour vous éclairer sur vos droits et vous rappeller au respecte du au souverain duquel vous faites partie; a vous rappeller à l'ordre, pour qu'un chacun à son tour ai la parole, et puisse parler librement sans être interromim sur la question seulement qui est présenté a la discution, ci un citoyen avait une idée heureuse il demanderait la parole, pour un motion d'ordre tout discution cesse après que le citoyen qui a la parole a fini et l'on écoute le motif de la motion, si elle est hors de la question le président loi dit, et la discution recommence. »
L'on a coromencé par former l'assMnblée primaire, le citoyen Contoir, comme plus ancien d'âge, a été nommée président provissoire, et les citoyens Vreniére et Dachiret ont été nommés secrétaire» provisoire, et les citoyens Dompard et Provoie, scrutateurs provisoire, et les citoyens Ivon et Abraham, maîtres de ceremomes. Le président a dit que la motif de la convocation du peuple, etoit pour
«TnstraÎM sur les principes constitutionnelles, et pour se donner des loix confoi-mes au loy republiquaine, que l'on alloit commencer par la nomination d'un président : en faisant l'appel nominal; le citoyen FYançois Ripaud a étë nommée à la pluraUté, président; il a pris place, et a donné le baisser de paix et de fraternité au citoyen Contoir. On a passé a la nomination de deux secrétaires. Les citoyens Vreniere et Dachiret ont été élus, Je suite on a passé a la nomination de scrutateurs, les citoyens Quettin et Julien ont obtenu les suffrages et ont été élus,, de suite on a passé a la nomination des deux maîtres de cérémonie, les citoyens Dompan et Charrier ont obtenu les suffrages, et ont été élus.
Le président a ouvert la sceance par nous rappeller a nos devoirs, » l'amour que nous devions a la patrie, et a une reforme prompte «UT nos ancienne habitudes, et par la lecture des droits de l'homme, et suivi par la lecture des principes républicains, et un projet de loy, les un et les autres ont été accepté avec joie et avec acclamation. A la suitte du projet de loix l'on a arrêté l'ajouremen de la présente assemblée ar octodi de la présente décade de mois de floreale à 3 heures après midi, pour relire les principes constitutionnelles, et discuter le projet de loix, article par article, selont l'ordre du jour.
Le citoyen Thouvenir a demandé la parole, et a dit : « Citoyens,
^ • Je parle au nom de mes frères, oui, citoyens, nous étions, dans l'erreur nous ne connoissions pas nos devoirs et nos droits, n'y le pavillion que la nation poitoit, nos avions fait nos réclamation et adressé nos doleance au citoyen L'Escalie qui ne nous a pu rendre de réponse, les intérests politiques du citoyen Tipou-Saib qui nous protège ne nous a pas permis aussi de changer de couleur : voilà, le motif de cette erreur, qui ne pourra pas paroitre criminel aux veux de la nation mais présentement nous y serions bien criminal il nous ai'borions d'autre couleurs que celles de notre cher patrie» Jos cœurs lui sont entièrement voué, et nous jurons de mourir pour 'a soutenir en défendant les droits sacrés des citoyens, et de la conjtitution, nous demandons a brûler tout ce qui a rapport a la royauté, et a l'ancien régime, c'est le veu de tous mes frères d'armes. »
L'assemblée a arrête qne tout ce qui a rapport à la royauté et a Tancien régime soit brûlé le jour que l'on arborroit le pavillion nationale, et que l'on preteroit les sermant a la nation. Le président a la remercié le frère Thouvenir de son ardeur patriotique, et l'a engagée a continuer ce zèle qui fait gloire a tout homme libre, et avons levé la scéance, la dit jour et an, et l'avons terminé par des hymne a la patrie, en foi de quoi, avons signe le présent peur servir ce que de ruhoa après lecUu-e fait.