‹ La vigneChapitre 10 sur 176 · SOUVENIRS. D'ATELIER · texte numérisé non relu

SOUVENIRS. D'ATELIER

Tous les modèles ne sont point des prix Monthyon, comme ce brave Dubosc, qui, toute sa vie, a économisé

6 sur ses diners, ses déjeuuers et sa f° É? F D toilette, pour laisser deux cent mille DC ‘a | francs aux jeunes artistes qui se des- 7 1 DE tinent à être membres de l’Institut et = à devenir de grands peintres, la plupart suivant une tout autre voie ct cullivant plutôt la barrière, les caboulots et les marchands de vin que la Caisse d'épargne. D’aucuns ont eu la vie mêlée d’accidents curieux : telle fut celle du modèle que nous avons tous connu sous le nom de Thomas l'Ours. Je vais vous raconter quelque chose de ses misères et de ses splendeurs.

C'était en février 1848.

Thomas l'Ours était de semaine à l'atelier Drolling, rue de Sèvres, où nous élions rapins, et, si mes souvenirs sont fidèles, sa pose était celle de Samson décrochant les portes de Gaza, pose ingénieuse, due à l'initiative de Chaplin, Breton, ou Henner, ou Baudry, je ne sais plus au juste, grâce à laquelle il faisait saillir les muscles des jambes, développait largement les biceps et les deltoïdes, et découvrait le jeu formidable des pectoraux et des dentelés.

Thomas Ours était donc modèle. C'était un être gigantesque de cinq pieds huit ou dix pouces de hauteur, aux formes violentes et heurtées, une sorte de Cimbre ou belluaire à figure sauvage et bestiale, doux et simple comme un enfant du reste, mais terrible d’attitude et d'aspect.

Vu sur la table du modèle, il était splendide ; vêtu, comme je le vois encore, de son affreux paletot grisâtre à boutons de corne placés au milieu du dos, d’un pantalon flottant de couleur impossible, et la tête surmontée d’une

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sorte de bonnet hérissé, dont le ton roussâtre s’accordait avec les colorations violentes de sa face, de ses sourcils et de sa barbe, il était épouvantable et semblait féroce.

Ancien cavalier de la légion étrangère, où ses notes, du reste, étaient excellentes, il avait été congédié comme insatiable et possesseur de cette infirmité qu’on appelle la fringale ou la boulimie. W lui fallait douze portions pour arriver à peu près à ne pas mourir de faim. Le gouvernement, forcé par économie de renoncer à ses services, l’inonda d'excellents certificats, et le mit bravement à la porte.

Depuis lors, Thomas l'Ours, dont la force égalait l'appétit, vivait comme il pouvait, de la curiosité qu’inspiraient ses qualités exceptionnelles. Il posait dans les ateliers, chez les peintres et les sculpteurs. Parfois, lorsqu'il se plaignait par trop de la soif ou de la faim, on se cotisait à l'atelier pour lui payer un pain de quatre livres et dix litres de vin, qu’il s’engageait à avaler consciencieusement en un quart d'heure, et sans qu'il en résultât pour lui le moindre inconvénient.

Il eùt volontiers recommencé une heure après, mais nous étions convaincus, et nous ne poussions pas plus loin nos prodigalités.

Quand Thomas Ours n’avait pas de vin pour arroser son petit déjeuner, il se contentait philosophiquement de l'eau de la fontaine, et en absorbait une cruche entière. L’eau comme le vin étaient, chez lui, une pure question de remplissage, et n'avaient pas plus d'action l’un que lautre sur cette nature étrange.

Quand la pose dans les ateliers n’allait pas, il se montrait dans les foires, où généralement on lui faisait lever d'énormes grappes de poids en horsd'œuvre, pour arriver ensuite à le faire lutter avec un gros ours muselé, qu’il prenait à bras le corps et mettait sur le dos, au bout de trois minutes, aux applaudissements d’un public idolâtre.

Thomas l’Ours — on voit d’où lui venait son nom — prenait alors les airs les plus gracieux, envoyant des baisers à l'assistance, et rentrait, lui et l'ours, dans son bouge, en prenant des poses académiques. Tel était Thomas

Ours.

Cette semaine, il posait donc chez nous, à l'atelier Drolling, le 24 février au matin; c’était un jeudi, la semaine était avancée, mais les figures n’avancaient pas. Il y avait de la poudre dans Pair, on entendait résonner le tambour, la veille et Pavant-veille les pavés s'étaient soulevés, quelques omnibus

avaient été dételés, et les bruits révolutionnaires cireulaient et troublaient jusqu’à la rue de Sèvres.

Au repos de dix heures, d’un commun accord, on rentra le papier dans les cartons, les brosses et les palettes dans les boîtes; on retourna les toiles. Thomas l'Ours enfila son pantalon, passa son affreux paletot, coiffa son bonnet de fourrure et partit se balançant sur ses longues jambes et faisant gaiement tournoyer sa lourde trique à la façon des tambours-majors.

Chacun aussi s’en fut de son côté. À mesure que nous avancçions du côté de la Croix-Rouge, le mouvement s’accusait davantage; les gardes nationaux affairés couraient cà et là, les voitures avaient cessé de circuler, et lon commençait à rencontrer des soldats sans armes, donnant le bras à des ouvriers qui les entraïînaient chez le marchand de vin.

On continuait, dans le quartier, à crier : Vive la réforme! à bas Guizot ! ce qui élait le cri de ralliement de la veille.

La politique, nous ne savions guère ce que c’était alors; mais le bruit et le mouvement attiraient notre curiosité : nous voulions voir.

Avec un de mes camarades d'atelier, nous allions donc devant nous, curieux et le cœur un peu serré, mais ne voulant point manquer au spectacle étrange qui se déroulait sous nos yeux.

Arrivés place de l'Abbaye, nous trouvons une grande foule. On ne criait plus : À bas Guizot ! ni : Vive la réforme ! on criait : Vive la République ! vive la ligne ! Un régiment fraternisait, comme on disait alors, avec le peuple et donnait les armes à qui voulait les prendre. Des gamins de douze ou treize ans portaient des fusils et des sabres abandonnés par les troupiers.

C'était triste! quelques gens en redingote noire, décorés de ceintures ou rouges ou tricolores, haranguaient la foule. Aux Tuileries ! aux Tuileries ! vociférait-on de toutes parts.

À bas Philippe! Le roi est parti ! aux Tuileries !

La foule allait en avant, armée de toutes facons ; nous marchâmes avec la foule.

Le long de la rue Dauphine, elle allait toujours en augmentant de plus belle ; on voyait sortir de toutes les ruelles ces figures étranges et patibulaires qui ne se montrent que dans ces moments, où tout ce qui grouille dans les bas-fonds remonte à la surface.

Au pont Neuf, c’était comme une mer de têtes sur laquelle se dressaient cà et là de rares drapeaux et quelques baïonnettes. Midi venait de sonner à l'horloge de Saint-Germain l'Auxerrois. De Pautre côté du quai, quelque chose marchait au milieu de la foule affolée : c’étaient les carrosses du Roi que trainaient des voyous hurlant la Marseillaise. Is en faisaient un feu de joie, ct les carcasses des voitures dorées pelillaient au milieu des flammes.

Nous marchions toujours; les Tuileries sont au pouvoir du peuple, disait-on autour de nous. Philippe a abdiqué, il est parti; la république est proclamée à l'hôtel de ville.

La foule allait toujours en avant, le démon de la curiosité nous empêéchait de retourner en arrière.

Sur le quai, le spectacle commençait à devenir hideux. En effet, les Tuileries élaient au pouvoir du peuple ; on commençait à rencontrer des gens avinés, portant des jambons volés dans les cuisines du château et piqués, en guise de trophée, au bout des baïonnettes.

Quelques -uns portaient des bouteilles ; d’autres, pressés d’en boire le con-

tenu, en avaient brisé le goulot, et leurs lèvres, blessées par le tranchant du verre, buvaient à la fois leur sang et le vin, qui redoublaient leur ivresse.

— Cela commence à devenir moins drôle, me dit mon ami; mais allons toujours, il faut tout voir. |

D'ailleurs, la foule toujours croissante nous entraînait avec elle.

On entendait au loin crépiter les coups de fusil, et bien que le dégoût ct l'horreur commencassent tout à fait à nous prendre, nous ne voulions point, par respect humain, avoir l'air d’avoir peur.

Sur la place du Carrousel, le mouvement était énorme. Les grilles étant largement ouvertes, on avait arboré de grandes inscriptions : Propriété nationale, et des écriteaux sur lesquels on lisait en gros caractères : Mort aux voleurs ! Des personnages à grandes ceintures rouges disaient à la masse de sots comme nous-mêmes : Entrez, citoyens, vous êtes chez vous.

Nous entrâmes, suivant la foule, qui entrait là comme à un spectacle. Des meubles gisaient à terre précipités par les fenêtres, des papiers maculés de sang et de boue jonchaient la terre au milieu de débris de tentures et de fouillis de toute sorte. Des feux étaient allumés cà et là, autour desquels dansaient des hommes, des femmes et des gamins. Des citoyens en blouse ou en bourgeron, armés de fusils, montaient la garde aux portes, et lon circulait dans les appartements comme à une exhibition de tableaux.

Quelques détonations se faisaient encore entendre en signe de réjouissance, ou bien partaient toutes seules des mains de citoyens à moitié ivres.

Nous étions parvenus dans une grande salle, ornée de plusieurs tableaux de l’école espagnole. Un Saint Pierre d’un vigoureux ton, d’une solide couleur, parfaitement reconnaissable à son coq, se remarquait au milieu d’autres toiles.

— Saint Pierre, un jésuite! il n’en faut plus! dit une voix avinée. Un coup de fusil retentit, saint Pierre était troué par une balle en pleine poitrine.

— Je ne veux pas qu’on touche à la peinture! cria une voix terrible, et un formidable coup de poing abattit le citoyen, qui vint rouler tout étourdi au beau milieu de la salle,

C'était Thomas l’Ours qui avait allongé ce maître coup.

— Vous ne toucherez pas à la peinture, que je vous dis! répéta-t-il en regardant autour de lui, de facon à commander ainsi une déférence prudente pour les arts.

Et il faisait de ses grands bras, armés d’une sorte de masse d’armes antique, un moulinet magistral qui écartait respectueusement Le public.

Thomas l'Ours était superbe ainsi, dans son rôle de protecteur des arts:

GOSTUMES ET VISAGES,

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THOMAS L'OURS. o3

Sa grande taille paraissait encore plus gigantesque. Ses yeux lançaient des éclairs, et sa barbe de Cimbre féroce se hérissait comme la crinière d’un lion en furie.

— C'est vrai, il a raison, crièrent avec déférence plusieurs voix de citoyens, qu’il dominait évidemment par la terreur qu’inspiraient sa taille, sa force exceptionnelle et son terrible aspect.

Il prit d’une main le coupable par la ceinture et le jeta dehors, aux applaudissements du peuple. Thomas l’Ours était devenu une puissance.

C’est alors que Thomas l'Ours nous reconnut. Il semblait fier de son succès vis-à-vis de nous, et il vint immédiatement nous donner la main, que nous ne pouvions avoir le courage de lui refuser.

— Ceux-là, c’est des artistes, c’est des amis, dit-il en roulant des yeux terribles autour de lui. Et l’on nous considéra tout de suite avec une visible bienveillance.

J'avoue que nous étions peu fiers de la reconnaissance, mais il fallut faire bonne contenance.

— C’est égal, nous dit-il en se penchant à mon oreille, moi, ça me connaît; mais, à votre place, je ne resterais pas là, et je me cavalerais tout de suite. On ne sait pas ce qui peut arriver; tous ces gaillards-là sont dans les brindezingues !

Nous ne le lui fimes pas répéter deux fois, et il dit deux mots à un grand escogriffe qui nous escorta jusqu'aux grilles.

Comment Thomas l’Ours avait-il conquis cette situation prépondérante ? Nous le sûmes plus tard.

En quittant l'atelier, il avait enfilé la rue du Bac, il avait trouvé sur sa route je ne sais quel oripeau qu’il s’était mis en bandoulière, avait cueilli en même temps sur son passage un sabre de cavalerie qu’un gamin avait obtenu d'un dragon fraternisant avec le peuple, plus une sorte d’énorme hallebarde qu’un autre avait volée dans quelque boutique d'armurier.

Ainsi paré, il avait suivi tout le long de la rue du Bac en vociférant d’une

facon terrible. Une vingtaine de chenapans s’étaient mis à sa suite, recrutés sur la route par son aspect épouvantable et son héroïque prestance.

La vue des bouteilles et des victuailles portées en trophée par les premiers vainqueurs avait présenté un but à ses aspirations et allumé plus spécialement son courage.

Arrivé devant la grille des Tuileries, qui n’étaient plus défendues, il avait de sa main puissante rompu et arraché des barreaux; puis, enfonçant les portes et suivi de sa troupe, il était entré l’un des premiers dans les salles du château.

Son premier mouvement avait élé de s’emparer de Poffice et des cuisines. Ses hommes, naturellement, l'avaient suivi avec une ardeur qu’il récompensa de son mieux en se servant copieusement, à lui et aux autres, tout ce qu’il trouva de meilleur dans les caves et parmi les provisions destinées à la famille du Roi; ce fut tout d’abord, comme on le pense, une joyeuse et héroïque ripaille.

Les bouteilles avaient succédé aux bouteilles, les flacons aux flacons. Thomas l’Ours en avait bu plus que tous les autres, et cependant il avait comme d'habitude conservé l’exercice complet de toutes ses facultés, toute sa vigueur et toute sa puissance. Celle extraordinaire supériorité le mit tout de suite hors pair, et inspira l'admiration et le respect parmi les gens moins bien doués.

Dès lors Thomas l’Ours devint une autorité, et il eut, par suite, des courtisans et des amis. Quels ennemis il eut? je n’en sais rien, mais ils redoutaient trop ce gigantesque bonhomme, sa hallebarde et ses poings d’Hercule, pour en laisser percer quelque chose.

Sa force exceptionnelle trouva son compte dans cet avénement inespéré ; il avait naturellement choisi la place de chef supérieur des approvisionnements. On sait que sept ou huit cents vainqueurs s’étaient installés aux Tuileries et n’en voulaient point déguerpir. 1} fut un des chefs de ceux-là.

Chaque jour, accompagné d’une partie des chenapans dépenaillés qui s’éaient groupés autour de lui, il allait aux provisions, qu’il payait en bons sur le gouvernement provisoire, faisant des rafles superbes, même chez Chevet, son voisin, pour l’approvisionnement de sa propre bouche et de ses gardes.

Cela dura un mois. Un beau jour, les deux hommes de confiance placés par lui à une grille qu’il se conservait prudemment pour sa rentrée, car il

avait le mépris des hommes, croyait à l’envie et redoutait quelque trahison, un beau jour, dis-je, ces deux dignes acolytes, qu’on avait enivrés à dessein, furent enlevés de leur poste et remplacés par d’autres. La consigne était de tirer sur lui et ses hommes s'ils faisaient mine de vouloir rentrer de force. Il fut obligé de se retirer devant la force. Les autres peuples souverains qui gardaient comme lui le palais furent écartés peu après, à l’aide de je ne sais

plus quel subterfuge.

À quelques jours de là je rencontrai, sur la place du Palais-Royal, Thomas l’'Ours, qui semblait errer comme une âme en peine autour de ce paradis qu’il avait perdu.

Il n'avait plus cet air de domination et de victoire qui avait fait sa puissance et sa gloire, et il vint me saluer avec empressement.

— Eh bien ! Thomas, lui dis-je, vous n’êtes donc plus en place ?

—— Ah ! mon Dieu, non, monsieur; c’est mes ennemis qui ont fait ça, mais je les repincerai.

— Vous aviez Pair très-bien cependant avec tout le monde là dedans.

— Mais oui, avec moi fallait pas broncher; mais il y en avait qui me détestaient au fond parce que, quand j'y suis, je cogne dur. Cest égal, c'était le bon temps ; je n’ai jamais si bien mangé, si bien bu que pendant le mois où j'ai été aux Tuileries. Aujourd’hui je suis bien heureux de rencontrer monsieur, car je n’ai pas mangé depuis hier, et si monsieur voulait me faire le plaisir d’un morceau de pain. Après avoir été comme j'étais, en être venu là, c’est triste.

— Que voulez-vous, mon pauvre Thomas l’Ours, on ne peut pas toujours rester au pouvoir |

J’entrai chez un boulanger qui fait le coin de la rue des Bons-Enfants, et je lui achetai un gros pain de quatre livres.

Il me remercia avec effusion, et je le vis partir brisant son ‘pain, qu’il pressait amoureusement sous son bras, et le dévorant miche à miche, avec la voracité d’une bête féroce.

11 s’arrêta près d’une fontaine de la place du Palais-Royal, mit sa large bouche au goulot et but à longs traits; puis, raffermi sur ses longues jambes,

51ù LES VINS DE FRANCE.

il prit la rue Richelieu, et'je le vis s'éloigner du côté du boulevard, où l'on entendait des bruits de tambour, avec cette attitude superbe et ces airs victorieux qui avaient un moment si bien servi sa fortune.

Deux ans après, un jour, à la foire de Saint-Cloud, j’entrai dans une baraque : Thomas était revenu à ses premiers exploits; il lançait des poids en l'air toujours avec la même vigueur, et portait comme jadis des essieux à bras tendu. I] finit la cérémonie aux applaudissements du public, en jetant par terre le petit ours muselé, dont les griffes écorchaient son sordide maillot chair et rayaient de lignes rouges les attaches de ses robustes épaules et de ses bras.

Mais quand il faisait ses révérences et envoyait des baisers au public, il n'avait plus ce sourire du temps passé : il y avait comme un nuage de tristesse qui passait sur ce sourire.

Il me reconnut.

— Eh bien, Thomas l’Ours ? lui dis-je.

— Eh bien, monsieur voit, j'ai repris mon travail; c’est dur, et puis on ne mange guère et l’on boit encore moins ; il y a aussi ce petit ours-là qui est quelquefois rageur, et il me donne du mal.

— Ah! ce n’est pas comme aux Tuileries.

— Dame! monsieur, c’était 1à le bon temps. Après ça, comme vous me disiez, on ne peut pas toujours être au pouvoir.

Et il s’en alla avec les autres hercules recevoir à la porte les trois sous réglementaires payables à la sortie.

Depuis ce temps, je n’ai pas revu Thomas l'Ours. On m'a raconté, je ne sais si c'est vrai, qu’un jour lours avec lequel il se livrait depuis si longtemps à la lutte courtoise s'était fâché sérieusement, et l’avait si bien serré entre ses pattes puissantes qu’il lui avait brisé les reins.

HA + s ? . 2 : . n] | À ° lhomas l’Ours, m’a-t-on ajouté, serait mort le lendemain à 1 hôpital.

Il est à croire qu’il n’a pas laissé, comme Dubosc, un legs de deux cent mille francs aux jeunes artistes.

Sa faculté de boire sur l'heure si facilement et sans danger une douzaine de litres de vin lui avait coûté trop cher, mais en revanche elle avait du moins servi un moment à son élévation et à sa fortune.

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