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SUR LES PRODUITS DE LA VIGNE

Comme base de cette première appréciation, nous avons procédé au dosage mécanique résumé dans le tableau A ciaprès. Les expressions de ce travail sont assez précises etas-k sez méthodiques, ce nous semble, pour nous dispenserd’autres détails. Quant au mode de procéder, il est également inutile d’en parler ici, l’ayant plusieurs fois exposé, et notamment dans notre petit ouvrage : Étude des terres arables.

A l’aide des données ainsi recueillies, il nous a été possible d’apprécier séparément l’influence qui résulte pour la terre : d’abord de l’étal mécanique de ses fragments constitutifs, influence très-décisive sur la qualité du vin; puis de sa capacité pour le calorique; puis enfln de sa capacité pour l’humidité : deux états ou conditions également d’une très-haute valeur.

TABLEAU A. — Résdmé des dosages et appréciations piiïsiqubs des terres, prises comme types

DU VIGNODLE RORDELAIS.

ÉTABLISSEMENT DU VIGNOBLE l'J

Ét»t méranique de« fragmu'iitw mlni^ranx de la «erre. — Tous les auteurs en général qui pourraient nous fournir des indications plus ou moins précises sur l’état mécanique des terres produisant des vins renommés, se sont spécialement attachés à faire connaître plus ou moins bien la composition chimique de ces terres, négligeant ainsi de dire dans quel état matériel se trouvaient leurs éléments minéraux.

Cette omission est d’autant plus regrettable, qu’il paraît établi, par de nombreux exemples, que cet état lui-môme peut exercer sur la qualité du vin une influence des plus directes et des plus décisives.

Il est bien remarquable, en effet, que partout où l’on fait du vin de qualité supérieure, du vin renommé, la terre, quelle que soit d’ailleurs sa nature intime, offre cette particularité, qu’elle so trouve mêlée à des fragments rocheux variables en nombre, en forme et en grosseur; mais tels néanmoins, sous ces trois rapports, que, pour tout autre emploi, ils diminueraient beaucoup la valeur de cette terre, quelquefois môme ils la détruiraient complètement.

Un poète du siècle dernier, que la postérité, il est vrai, n’a pas placé au premier rang dans le Parnasse français, mais qui eut le mérite, comme Virgile, de résumer les connaissances agricoles de son temps et do chanter l’agriculture quand, hélas! tant d’autres la méprisaient; ce poète, l’auteur de Vxigriculture ou des Géorgiques françaises, disait en parlant de la terre à vigne ;

J'aime le doux penchant d'une coilino heureuse.

Où la terre à la fois légère et sulfureuse.

Mitée au gravier, dans un terroir pierreux.

Du soleil le plus vif réunit tous les feux.

(Rosset : VAgrieulture, chant ii.)

Cette appréciation est des plus justes et des plus heureuses, nul livre spécial à la matière ne l’avait aussi bien donnée, si ce n’est cependant celui d’Olivier de Serres, qui avait dit, que la terre à vigne devait être mêlée plutôt de menues pierres et gravais, que de n'en avoir aucuns.

La France, si favorisée sous le rapport œnologique, si riche en vins de qualités supérieures, nous offre de nombreux exemples de la circonstance dont il s’agit et du genre d’influence que nous lui attribuons. Les autres contrées de l’Europe, produisant des vins renommés, se trou- ’ vent également dans le même cas,

La Bourgogne, cette digne et heureuse émule du Bordelais, voit croître ses plus célèbres vignes dans des terrains pierreux. Cette indication ressort évidemment, du résumé que fournit M. de Vergnette-Lamothe, des analyses des principaux crûs de la Côte-d’Or dont il s’est occupé.

En nous bornant h la manifestation des faits que nous avons ici uniquement en vue, nous constaterons, comme résultats do ces analyses : A Volnay, des pierrailles ooliti~ ques dans la proportion de 30,10 pour cent; à Pommard, des débris pierreux dans les proportions de 29,13; à Closdes-chênes do Volnay , des cailloux et petits grains de couleur claire empâtés dans les autres matières du sol, dans les proportions de 19,81 ; & Charmots-de-Pommard, des débris de roches, dans la proportion de 29,07 ; à Poutures de Pommard, des graviers oolitiques, dans la proportion de 31,29 ; dans la plaine voisine de ces vignobles, des graviers sableux dans la proportion de 9,71; enfln dans la plaine de Beaune, des cailloux et des graviei's, dans la proportion de 32,34 (1)T

M) Actes du Congrésde viffnerons, session de Dijon, p. 331.

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La Champagne offre les mêmes circonstances : à Épernay , où nous avons constaté nous-môme 56 pour cent de fragments crayeux; à Cramant, Avize, Oger, Pierry, etc... Les terres de ces vignes renommées présentent à leur surface de petites pierres quartzeuses, siliceuses, calcaires, surtout à Pierry, qui a tiré son nom de l’abondance de CCS débris (1).

Dans Maine-et-Loire, justement jaloux de quelques-uns de ses produits viticoles, nous pouvons continuer ces constatations. D'abord dans le vignoble de la Coulée de Serrant, arrondissement d’Angers , nous-même y avons vu en grande abondance, mêlés aux fonds argileux, des fragments de schistes bleus, rouges, etc... et des silex anguleux très-fréquents, comme on sait, dans les formations schisteuses.

L’arrondissement de Saumur, essentiellement adonné à la culture de la vigne, utilise ainsi des terres dans lesquelles abondent les cailloux siliceux. Dans une lettre écrite par M. Sebille-Auger et relative aux vignobles de cette contrée, il est dit, en parlant des plus renommés et notamment de celui des Cordeliers : « La couche de terre cultivable... a communément moins d’un demi-giètrc d’épaisseur... le terrain, surtout à Gbampigny, est très-pierreux (2).

Dans le Gard, à Saint Gilles, là où l’on cultive le cépage du vin de Tokai,le Furmint, le sol est un calcaire slliçcferrugineux et mêlé de cailloux roulés.

Dans l’Hérault, la terrede Saint Georges, partout où elle produit le meilleur vin, est mêlée à des cailloux roulés.

(1) M. PÉnAUD, Bulletin de la Société œnologique, t. I, p. J30.

(2) Actes du Congrès de vignei'ons, session de Bordeaux, p. iC-19.

Celle de Frontignaa offre le môme aspect, celle de Lunel est caillouteuse.

Dans les Pyrénées-Orientales, les vignes de Rivesaltes principalement, sont dans un terrain pierreux et quartzeux (1).

Dans le Lot-et-Garonne, les vins estimés de Thézac et de Péricard, sont cueillis dans des terrains à ammonites, dans lesquels se rencontrent aussi des débris calcaires d’un ou deux centimètres de dimension, que le fer du cultivateur a cassés et que l’on trouve partout dans le sol (î).

Dans la Haute- Garonne, d’après un travail récent de M. Leymeric, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse, pareille remarqué doit être faite à l’égard des vignobles de Fronton et Villandric, les plus renommés du departement. Le sol de ces vignobles est principalement formé de cailloux, plus ou moins arrondis. 11 en est de même à Fabas (Tarn-et-Garonne).

Un auteur quia laissé, sur les Pyrénées, de précieux documents et que rappelle M. Leymeric, le vénérable Palassou, avait observé que les coteaux de Jurançon, deGélos, d’Usos, de Narcastet, de Gan, de Monein, de Lagor, fertiles en vins forts, présentaient des amas considérablesdo cailloux calcaires, dont quelques-uns d’un gros volume.

En Espagne, les vignes des environs de Grenade sont dans des terres caillouteuses. Celles qui produisent le Pédro-Xiraénes offrent un sable formé de petits fragments de quartz laiteux, ou de très-petits fragments de roche cornée , verdâtre, et de quartz rouge. <

En Sicile, le territoire de Marsalla est rougeâtre et môle do gravier.

(I) Cavolf.ac : fEiioJotjie franraüe, p.

(J) M. Babtetbes : Recueil de la soc. d'agv. d’Agen, 18;i3, p. 383.

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En Autriche, les vignes donnant le meilleur vin, donnant le ïockai, sont celles où l’on trouve à la surface, des pierres blanches et très-légères; la nature de ces pierres montre qu’elles proviennent d’anciennes éruptions volcaniques (1).

Quanta la Gironde, nous pouvons aussi la citer, sous le rapport dont il s’agit, comme exemple capital, comme conclusion tout ù fait démonstrative de tout ce qui précède. 11 sufQt pour cela de jeter les yeux sur le tableau A, f (p. 18.) et de se rappeler ce que nous avons dit, do nos terres à vignes géologiquement considérées, dans la deuxième partie de cet ouvrage.

Nous ne pouvons nous arrêter ici ù rechercher les causes, sans doute très-complexes, de cette singulière loi de la nature. Nous dirons seulement qu’un viticulteur célèbre, un œnologue dont s’honore la Franco, M. le comte Odart, y a ajouté une sanction déplus par l’imitation qü’il a pu en faire, en vue de prévenir la tendance de certains cépages à donner des vins qui tourneraient à la graisse. 11 décrit ainsi son procédé ; « Il consiste à couvrir de pierrailles ou pierres brisées comme on les prépare pour les routes, toutes les parties de la vigne plantée en cépages à raisins blancs. Tel est le procédé si simple et que je ne peux trop recommander, puisqu’il produit cet effet multiple : vigueur de végétation, abondance et excellence de produit; préservation de la pourriture du raisin et de cette dégoûtante maladie, la graisse. » Dans le môme ouvrage et à propos du cépage de Madère, le Sersial, l’auteur revient sur la même opération pour ajouter : « Opération d’un effet merveilleux, la seule dont je puisse m’honorer d’avoir introduit la pratique, et sur laquelle je ne peux

(1) M. LxmtY % Chimie appliquée à la viticultwe, p. 114.

trop appeler rattention de ceux qui s'occupent s^riôuser ment dè la culture de la vigne (1). »

Enfin une dernière et non moins précieuse démonstration peut aussi résulter, en faveur de la loi qui nous occupe, des lignes suivantes, empruntées à M. de Caumont. Par cette démonstration, en effet, la loi se trouve généralisée et son action devient commune à toutes les espèces fruitières.

M Si mes observations ne m’ont pas trompé, dit le savant directeur de l’Institut des provinces, la présence de fragments quartzeux ou siliceux dans le terrain est trèsfavorable à la production du bon cidre, de celui surtout dont le goût est le plus agréable. Aussi, les meilleurs crûs des arrondissements de Bayeux et de Caen sont situés, ou dans le grès bigarré, terrain recouvert le plus souvent d’une grande alluvion de galets roulés de quartz ; ou sur le lias et l’oolite inférieure, terrains calcaires argileux recouverts eux-mômes de fragments quartzeux ou siliceux. Dans les arrondissements de Lisieux et de Pont-l'Évèque, les meilleurs crûs sont situés dans la craie recouverte d’une aigile avec silex nombreux, dans le grès vert, souvent aussi dans la région de l’argile d’Oxford, mais quand celle-ci est recouverte des silex de la craie, qui y forment un dépôt alluvial très-considérable dans un grand nombre do localités (2). »

Capacité de la terre pour le calorique. — La théorie et la pratique sont d’accord, pour reconnaître à la couleur des terres une influence directe et prononcée sur leur pouvoir de s’échauffer au contact des rayons du

(1) Ampélographie universelle; 4* édiu p. 183-514.

(2) Des eartes agronomiques en France, p. 24.

soleil : source directe de la chaleur dont elles ont besoin pour produire.

En général la terre noire doit cette circonstance de couleur aux matières végétales ou charbonneuses qui s’y trouvent mélées et,si ces matières ne se rencontrent pas dans quelque situation exceptionnelle, comme è l’état dé^tcurbe, de terre de bruyère, etc..; si elles ne sont pas imprégnées par un acide ou tout autre agent hostile à la végétation, elles deviennent dès lors le gage précieux de la fécondité et de la richesse de cette terre. Ce sont ces réserves, toujours importantes à stipuler, qui font dire à Olivier de Serres : « La couleur ne suffit à telle instruction, bien que la noire soit la plus prisée de toutes »

Les terres dans lesquelles domine l’argile, et par rapport au fer l’un des principes constituants de cette matière, peuvent affecter les couleurs les plus vives et les plus tranchées; car ce qui les colore, ainsi que le dit Thaër (<), c’est surtout l’oxide de fer dans ses différentes modifications : sans lui, la surface de notre globe nous paraîtrait blanche. Cependant ce mélange toujours trèscomplexe des terres arables en général, l’action continue de la culture, font que ces couleurs s’altèrent bien vite pour faire place, la plupart du temps, à de-simples nuances plus ou moins prononcées.

Enfin la chaux, la marne, tendent è éclaircir la couleur des terres dans lesquelles elles dominent; à les rapprocher de plus en plus de la teinte blanche. Il en est de

(1) Principes raisonnés d'agrirullure, L U, § 413.

« Le fer au premier dc;;ré d'oxidation colore en vert et souvent en blett; « il l’état de deutoiide il colore en noir; à l'état de peroxlde il colore en « rouge; et à l’état d'oxide bidraté il colore en jaune. Leferoxidé donne « donc directement le rouge, lo jaune, le vert, le bleu et le noir. > (Bounii : cours de géologie agricole.)

même du sable siliceux, ainsi qu’on peut s’en convaincre à l’examen des dunes.

Une autre couleur extrêmement commune, c’est la couleur de cendre. Dans la Gironde, tous les hauts plateaux que n’ont pu remanier les eaux modernes, sont couverts de terre tffrant cette teinte. Il en est de même à ce qu’il parait dans un grand nombre d’autres localités de la France et du reste 'de l’Europe, ainsi que le fait observer jM. Puvis (1).

En principe, plus la couleur d’une terre se rapproche du noir et plus son pouvoir de s’échauffer est grand; au contraire, plus elle se rapproche du blanc et moins ce pouvoir est grand : la couleur noire absorbant les rayons solaires, la couleur blanche les réfléchissant.

Entre une terre noire et une terre blanche, toutes choses égales d’ailleurs, la faculté d’absorber la chaleur est d’environ un tiers en sus en faveur de la noire, comme 3 e'st à }.

c Un sol noir, contenant beaucoup de matière végétale, se laisse échauffer très-facilement par le soleil ei par l’air. Sa température a monté de 18 à 30° centig., par son exposition pendant une heure aux rayons du soleil. Un sol crayeux, dans les mêmes circonstances, ne s’est échauffé qu’à 2° centig. (au-dessus de la température qu’il avait déjà). Cependant à l’ombre, la terre noire perd sa chaleur plus rapidement (2). »

«Les terres blanches s’échauffent difQcilement : lorsque l’argile blanche ou la marne alumineuse y prédominent, elles sont presque toujours humides, et elles tiennent peu la chaleur. Les terres crayeuses, calcaires et blanches

(t) Essai sur la Marne.

(2) J. SmcLAin ; L'Agriculture pratique et raisonnée, t. I.

ÉTABLISSEMENT DU VIGNOBLE

prennent difncilement la chaleur, mais elles la perdent moins vite; les terres colorées absorbent la chaleur, en raison du degré de leur nuance, dequis le brun jusqu’au noir (I). »

 l’appui de ces considérations, plusieurs faits remarquables peuvent être cités. D’abord on sait que lors de la fonte de la neige, la première qui disparaît est celle qui se trouve placée sur des corps noirs : des pierres noircies par des lichens ; sur des branches d’arbres, du fer oxidé, des matières charbonneuses, etc... On connaît le procédé qui consiste h teindre en noir les murs des espaliers, pour hâter la maturation des fruits, ou à faire reposer ces fruits eux-mêmes sur des ardoises. Enün, dans la vallée de Chamouni, d’après Th. du Saussure, on jette de la terre noire ou de la suie sur la neige, pour en accélérer la fonte et pouvoir plus têt, au printemps, travailler les champs qu’elle recouvrait.

Mais la vigne elle-même peut nous fournir des démonstrations analogues, là où le climat commence à lui être hostile, où l’industrie de l’homme est plus particulièrement obligée de lui venir en aide.

Ainsi nous apprenons de M. Ghevreul (2) qu’il a été possible en Belgique, dans la province de Liège et bien audelà de la limite où mûrissent encore les raisins, de cultiver la vigne sur un schiste bitumineux, dont la tendance à absorber et à retenir la chaleur des rayons solaires était extrêmement prononcée, grâce à sa couleur foncée.

Ainsi encore, d’après M. Creuzé de Latouche (3), snr les céteaux du Cher, de la Creuse, de l’Indre, de la Loire, etc.., où la présence du calcaire est souvent cause d’une

(I) Cdaptai. : Chimie appliquée à l'agriculture, t. I.

{2) Mémoires de la Soc. i agriculture de la Seive, t. XL. (3) Mcinoire de la Soc. d'agricuUurc de la Seine, t. lit.

teinte claire, « on voit des intervalies plus ou moins longs, où cette substance se trouvant à une plus grande profondeur sous la terre végétale , celle-ci n’est plus blanche mais de couleur ordinairement nuancée de jaune et de rouge. C’est par ces indications que peuvent se distinguer très-aisément, dans ces contrées, les terres à vin rouge et celles à via blanc. Quelquefois les veines rouges et lilanches alternent de proche en proche, et alors on voit des vignobles à vin rouge et des vignobles à vin blanc également alterner ; Tels sont les environs de Tours et les céteaux de la Vienne. »

La vigne noire, plus difficile à mûrir, occupe la terre foncée en couleur ; la vigne blanche s’établit sur l’autre.

Dans la Gironde et grâce à un climat extrêmement favorable pour la vigne, on n’a pas besoin de s’assujétir à de pareilles obligations; et cependant, nous voyons aussi qu’en règle générale c’est aux terres de couleur claire, à ces terres recouvrant nos plateaux élevés, aux bouWènes, que nous confions la vigne blanche, la vigne d' Enrageai {i), la moins difficile, celle qui vient partout.

Il y a plus encore, c’est qu’il nous aurait été la plupart du temps impossible, malgré toute l’énergie de notre soleil, de faire descendre cette plante sur les bords immédiats de nos grands edurs d’eau et de l’établir dans ces terres riches , profondes et naturellement fraîches que nous nommons Palus; si, d’un autre côté et par rapport à leur couleur toujours très-foncée, elles n’avaient en même temps la propriété d’acquérir, à la fin de l’été et au commencement de l’automne, une très-haute température.

(!) Ce cépage est le même que la Folle de Cognac et le PiepouiUe de l'Armagnac, ainsi que nous le verrons.

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Cette propriété, elles la doivent d’abord à leur couleur et aussi à leur composition intime; car il est positif que ce sont les terres, rendues hygrocopiquespar d’abondants débris organiques, que l’on voit l’été, passer à la sécheresse la plus absolue, se resserrer, éprouver un retrait consid^érable et offrir de nombreuses et profondes crevasses.

Nous comparons ci-dessous, par rapport au pouvoir de s’échauffer, les terres de Palus, ou ci-devant marais, toujours de coulqur foncée, avec les terres de Graves dont la * teinte est de beaucoup plus claire, et cela, au moyen d’observations thermométriques faites par nous, jusqu’à 0'°30 de profondeur, depuis plusieurs années (1).

PALl’S rr M\Rll$ ; Teinte plu oa moiiu fonc«^«

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