‹ La villa impériale de Tibur (villa Hadriana)Chapitre 2 sur 111 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Je dois à M. Gusman un des plaisirs les plus vifs qu'on puisse goûter à mon âge : il m'a rajeuni d'une trentaine d'années. En le lisant, je me croyais revenu à cette matinée du mois de septembre 1876, où, par un temps merveilleux, je visitai pour la première fois la Villa de l'empereur Hadrien, à Tivoli. Peu d'excursions m'ont laissé des souvenirs aussi vivants. Depuis cette époque, j'y suis retourné souvent, en compagnie de jeunes architectes de la Villa Médicis et d'élèves de l'Ecole française du palais Farnèse, qui se sont fait plus tard un nom dans les arts et dans les lettres, et chaque visite m'a fourni des raisons nouvelles de m'y intéresser et de m'y instruire. Toutes ces impressions d'autrefois, je les retrouve et je les complète en lisant l'ouvrage de M. Gusman.

11 n'a rien négligé pour nous rendre la visite de la Villa Hadriana attrayante et facile; et, comme il veut d'abord nous guider dans ce dédale de ruines, au milieu desquelles il est malaisé de se reconnaître, il reproduit les plans qui en ont été tracés à diverses époques. Les plus anciens, ceux de Ligorio, de Piranesi, de Nibby, sont précieux, malgré les fantaisies qu'ils renferment, parce que ces monuments étaient de leur temps plus intacts qu'aujourd'hui, et qu'ils ont pu y voir encore quelques détails qui ont disparu. Mais M. Gusman a bien raison de s'appuyer principalement sur les travaux de Mr Daumet et de ses élèves; on doit avoir en eux pleine confiance; ils joignent à la sûreté des connaissances

Page 1