‹ La villa impériale de Tibur (villa Hadriana)Chapitre 94 sur 111 · STATUES DIVERSES · texte numérisé non relu

STATUES DIVERSES

Parmi les enfants trouvés à la villa, on peut citer (fig. 538) un Héraclès enfant* (Chiaramonti); un Mercure enfant (fig. 539) 2 avec des ailettes à la tète et une bourse due à une restauration (galerie des Candélabres) ; une petite fille nue (fig. 540), en marbre pentélique, qui se trouve au Vatican, dont la tête est rapportée : le sculpteur Pacelti lui a mis un papillon dans la main gauche; YEros enchaîné (fig. 541), statuette complétée par Pierandoni, et dont

Fie. 538. — Statue d'Hercule enfant (Vatican, Chiaramonti).

(Provenance incertaine.)

Fh;. 539. — Statue de Mercure enfant (Vatican, galerie des Candélabres). (Provenance incertaine.)

la tète est également d'autre provenance; un torse d'Eros (Vienne, Antikensammlung Saal, XI, 147); un Eros tendant son arc (Musée du Capitule), autrefois à la villa d'Esté, et par là même provenant très probablement de la villa d'Hadrien. Cette statue rappellerait YEros à l'arc de Thespies (fig. 542), auquel Hadrien adressa l'épigramme que nous connaissons1.

Passons aux éphèbes et aux athlètes trouvés à la villa.

Le type célèbre le plus connu est celui du Discobole de Myron; il y avait, au moins, deux reproductions chez Hadrien. L'une est au Vatican, dans la salle du Bige (hors texte,

i. Indiqué par M. Massi.

2. Indiqué par M. Massi. Claracditque ce Mercure enfant a été trouvé à la villa de Quinlilius Varus, près de Tivoli.

3. M. Egger donne la traduction de cet épigramme : « Jeune archer, fils de Cypris, à la douce voix, toi qui habites Thespies l'Héliconien, près du jardin de Narcisse, sois favorable et accueille les]prémices, que t'olï're Hadrien, d'une ourse que du haut de son cheval il eut le rare bonheur de tuer. Et toi, en échange, puisses-tu, en dieu sage, souffler sur lui la grâce d'Aphrodite Uranie. » (Comptes rendus de l'Acad. des Inscriptions et Belles-Lettres, 1870 — p. 57.) L'original de Thespies, dû à Praxitèle, avait été emporté par Verres et figurait aux Scliotae d'Octavie, à Rome. C'est une reproduction de la même œuvre, sculptée par l'Athénien Ménodoros, ou une autre œuvre due à Lysippe, qu'Hadrien vit près de l'Hélicon. (Voir Collignon : la Sculpture grecque, t. II, p. 267.)

LA VILLA HADRIANA

PL XII); l'autre (fig. 543) au British Muséum1 (Second Gneco-roman, room 135). Tous deux lurent découverts, en 1701, dans la propriété Fede; celui de Londres fut acquis par M. Jenkins.

La réplique du Vatican, malgré la beauté du marbre, ne semble pas la meilleure; le style de Myron est mieux interprété dans la statue de la collection Massimi, au palais Lancellotti,à Rome. Celle-ci avait conservé sa tête, tandis que celle du Vatican, restaurée par Albacini, a une tête moderne mal assujettie sur le torse et qui n'a pas le mouvement de l'original, dont le visage était tourné vers le disque. L'œuvre en bronze de Myron ne possédait sans doute pas le tronc d'arbre sur lequel on a gravé une inscription moderne :

Fig. 540. — Statuette • ,d'Amour captif.

(Restaurations : Le nez — la tête est celle d'une autre statue — les mains, les ailes, les deux jambes, la moitié des cuisses.)

Fig. 541. — Statuei it.

de jeune fille nue (d'après Claiuc).

(Restaurations : Les avantbras, la jambe droite, le papillon, la tête est celle d'une autre stalue.)

Fig. 542. — Statue d'Eros tendant son arc (Musée du Capitule) (d'après Claiîac). (Statue provenant DE LA VILLA D'EsTE.)

Restaurations: Les ailes, les bras à peu près en entier, moitié de l'orteil du pied gauche, toute la partie extérieure de la plinthe.)

Miipwv étohsi — œuvre de Myron — et un strigile2. Guattani'3 nous en donne une image heureusement antérieure à la restauration.

Un autre éphèbe, accoudé (au Capitule), trouvé en 1742 (fig. 544), a été identifié soit à Mercure, soit à Antinous. Les retouches qu'a subies le marbre n'ont cependant pas détruit le caractère du personnage, qui ne portait aucun attribut de Mercure. C'est une statue de jeune homme, élégante, peu caractérisée, que l'on pourrait rapprocher des types de Lysippe, ou assimiler à ces personnages courbés qui nouent leur sandale, dont la villa d'Hadrien a fourni une réplique (fig. -545) trouvée, en 1778, au Pantanello (Lansdowne House). Une autre figure d'homme (à Blundell Hall) a été accolée à un tronc d'arbre par un restaurateur, qui, dans la main abaissée, a placé une massue (fig. 540). Le masque même est rapporté, mais le torse, d'une grande élégance, est intact.

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