‹ La villa impériale de Tibur (villa Hadriana)Chapitre 93 sur 111 · Indiquée par M. Mn<=si comme provenant de la villa · texte numérisé non relu

Indiquée par M. Mn<=si comme provenant de la villa

Fig. 53E

Statue de Satyre, en marbre rouge (Musée du Capitule) (phot. Moscioni).

Restaurations I.c bout du nez, l'extrémité du menton, quelques fragments de la [chevelure, le bras droit avec la frappe, la main gauche avec le pedum, la partie pendante de la peau de chèvre, les jambes, — toutefois les pieds sont en partie antiques, le tronc d'arbre avec le syrinx ; dans la chèvre, la tête, la jambe gauche de devant, es deux amhes de derrière; différentes parties de la plinthe.)

Fig. 53G. — Centaure, en marbre gris noir (Musée du Capitule) (phot. Alinari),

(Restaurations: Le sourcil gauche, presque tous les doigts de la main droite, le pouce de la main gauche, la partie centrale de la jambe droite de devant, quelques fragments de la barbe, des cheveux et de la peau de panthère.) — (Statue de Centaure jeune — planche hors texte n° XI. — Restaurations : fragments de chevelure, le bout du nez, les extrémités des oreilles, les deux mains, un morceau du pedum et de la nebride, presque toute lu jambe gauche de devant, — néanmoins le sabot est antique, — la jambe droite de derriÉ re, la queue, plusieurs morceaux du tronc d'arbre, le syrinx, presque toute la branche du pin. La plinthe est antique, sauf quelques parties; l'inscription, sauf quelques Lettres, est antique.)

signées comme des originaux. Elles nous montrent encore l'éclectisme du goût de l'empereur, qui sut s'entourer d'oeuvres aux allures les plus opposées.

Ces deux Centaures, placés en regard dans la grande salle du Capitole, se faisaient aussi pendant dans le palais d'Hadrien. Chacun avait un amour en croupe — les amorces sont encore visibles — comme nous le voyons par des représentations semblables en marbre. Un amour, celui du Centaure vieux, (fi//. 536), tenait un fouet et faisait trotter le vieillard, dont les mains sont attachées derrière le dos comme dans la réplique du Louvre, où l'amour

brandit une badine1. Ce détail est bien de nature hellénistique, car, après Alexandre, les artistes aimèrent représenter l'humanité tourmentée par l'espiègle amour ; idée déjà poétisée par le chantre de Téos. Le Centaure jeune (hors texte, PL XI) paraît joyeux de l'aventure; il rappelle celui du Vatican, où le malin génie présente une fleur au gai compagnon qui porte le pedum et tient un lièvre. Quant à la main levée, il ne faut pas en tenir compte, car cette main est moderne. Tenaitelle un lièvre? On ne voit pas sur le bras tendu l'attache qui aurait retenu l'animal; ce détail a pu disparaître par suite de la restauration.

La propriété de San Angelo, située entre la villa et Tivoli1, a fourni un Centaure marin ou Triton (fig. 537). La peau de poisson nouée sur les épaules indique la nature marine du personnage, mais on ne saurait dire si le torse se terminait par une queue de poisson ou par des jambes de cheval. Les oreilles sont celles des Satyres et la nébride rappelle les types' bachiques. Cette figure doit provenir d'un groupe qui ornait quelque fontaine monumentale.

Scopas fut l'auteur de représentations analogues; aussi M. Helbigsuppose-t-il que cette tète, au regard douloureux et au caractère grandiose, se rapprocherait de celle de la Niobé pleurant, type que nous a laissé la seconde école attique.

Fig. 537. — Centaure marin ou Triton (Vatican, galerie des Statues).

(Provenance incertaine.)

(Restaurations : le bout du nez, quelques morceaux aux oreilles et dans les cheveux, presque tout le torse.)

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