‹ La ville de Lyon en vers burlesques, 1683. Réimpression de l'édition conservée a la Bibliothèque de l'Arsenal, publiée avec une introduction et des notes de Eug. VialChapitre 21 sur 56 · LA PREMIÈRE POISSONNIÈRE · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE POISSONNIÈRE

Sor vilaina de larronnessa, 14 Que je te cougnio, groussa vessa, Et puis me Carpe ne son pas, Den sa tonnetta vey vo pas.

Te le mete ver ton étan, [1245]

De pou qu'elle murian de fan.

[benoist.] Il nous faut quitter ce quartier, Approchons de ce coquatier, N'auriez vous point Maître Gervais Demy douzaine des œufs frais : [1250]

Je veux aussi de vôtre main Du beurre à manger sur du pain.

LE COQUATIER.

Je ne volo pas vo trompa.

Torna vo sen su votro pa,

Je n'ay ni beurro ni œuf frais, [1255]

Crëi lo bon hommo Gervais ;

J'ay un Levrot den mon pani

Avoy un coblo de Perdri,

Accompagnia de trey Becace,

Que vaudrian mais que de limace. [^260]

[benoist ?] Tu me prens pour un Huguenot, Cela n'est pas ce qu'il nous faut, Tournons rue de la Limace, On y boit frais et à la glace ; A vous Monsieur le Pâtissier, [1265]

Avec nous ne faut point biaiser.

Allez-nous tirer du meilleur, Q,ui nous réjouira le cœur.

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