QUATRIEME BOUCHER
NayDieurautrojorentuanunmouton,[i855]
Qu'étave nay comme un charbon,
Jamais je ne lo pu perci,
Je cray qu'il aitave Sorci,
Car mon cotiau en bonna fay,
En prit la dence per six fay. U860I
[pierre.] Que dis tu de ces bons Apôtres, Ceux là ne cèdent rien aux autres.
Tirons contre les Augustins, Nous étions autrefois voisins, Allons tout droit à la Pareille, [1865]
Je crois que je feray merveille, Bon soir à l'hôte et à l'hôtesse, 37 Je vous déclare et vous confesse.
Que nous avons sans contredit,
EN VERS BURLESaUES 121
Tous deux soif et bon appétit, [1870]
En attendant nostre repas, Allez vite, ne tardez pas, Nous tirer de vostre bon vin, Cependant vous mettrez la main, A bien faire frire une carpe, [iSjsl
Avec un bon plat de limace.
Puis ce barbeau au court bouillon.
Pour moy et pour mon compagnon, Voila deux jours certainement.
Que nous avons gaillardement, [^^M.
Assez bien passé, si me semble.
Ayant toujours été ensemble, Pour moi je trouve que Lyon Vaut bien la peine sans façon, Et qu'il est fort divertissant, [1885I
Pourveu qu'on aye de l'argent.
Camarade je te reveille, A ce bon vin de la Pareille, Je suis attendu à Neuville, Sans cela nous verrions la Ville, [1890] Demain qui est jour de marché.
Mais tu n'en seras pas fâché.
Un autre fois nous le verrons, 38 Et d'autant nous nous divertirons,
Cependant madame l'hôtesse, [1895]
Depêchez-nous l'heure nous presse, Un escu seroit bien assez, Car nous n'avons point fait d'excez,
[l'hostesse ?] Messieurs, je suis très satisfaite Je vous assure et vous proteste, [1900]
Qu'à la Pareille vous serez A tous les autres préferez.