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LES MARCHÉS À QUÉBEC EN

es règlements de police faits pour la ville de Québec en 1673

s'occupaient aussi des marchés. Jusque-là les habitants ou

— cultivateurs vendaient leurs produits de porte en porte. Les revendeurs et regrattiers en profitaient pour accaparer les produits de la terre et les revendre à des prix trop élevés. Le troisième article des règlements de police disait : " Il sera désigné un lieu dans la haute ou basse ville de Québec pour y établir un marché qui se tiendra deux fois la semaine, savoir les mardis et les vendredis, dans lequel marché tous les habitants qui auront quelques grains à vendre, volailles, gibiers et autres denrées pourront les exposer en vente."

Un mesureur des grains était établi par les mêmes règlements. Il devait faire rapport au juge de police, tous les jours de marché, afin de taxer ensuite le prix du pain, en l'augmentant ou en le diminuant.

Les boulangers, à l'avenir, ne devaient vendre le pain au public qu'aux poids et prix ordonnés par le juge de police. Les cabaretiers n'avaient pas le droit de faire du pain pour le vendre aux buveurs. Il leur était cependant permis de cuire pour l'usage de leurs familles et de leurs domestiques.

Les cabaretiers de la ville et des faubourgs et les autres revendeurs et regrattiers recevaient la défense d'aller acheter aux marchés avant huit heures du matin en été et neuf heures en hiver, afin de donner le temps aux bourgeois de s'approvisionner. Les habitants avaient aussi la défense de porter dans les maisons particulières des volailles, gibiers, œufs, beurre et autres menues denrées sans les avoir préalablement exposés en vente, aux jours de marché jusqu'à onze heures du matin. Les bourgeois de Québec pouvaient toutefois continuer d'aller acheter chez les habitants mêmes les denrées dont ils avaient besoin.

Le neuvième article des règlements de police établissait aussi une halle:

" Il sera établi une halle dans le lieu désigné pour le marché,

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afin d'y vendre les grains et autres denrées, sous laquelle on fera bâtir des étaux pour exposer en vente la viande de boucherie, lesquels seront loués aux bouchers au profit de la ville, avec défense aux dits bouchers de pouvoir étaller autre part, et pour la construction de la dite halle sera cherché un fond si Sa Majesté n'a la bonté d'en vouloir ordonner quelqu'un."

Un inspecteur était nommé pour voir à la régularité des poids et mesures, comme minot, demi-minot, boisseau, pot, pinte, aulne, demi-aulne, romaines, crochets, balances, poids, etc., etc. Un cordeur de bois devait aussi voir au bois de corde qu'on vendrait à l'avenir dans la ville. Le bois de corde devait avoir trois pieds et demi de longueur entre deux coupes ou huit pieds de longueur et quatre de hauteur.

Le juge de police devait, une fois par mois, visiter les marchés, poids et mesures, etc, etc., afin de constater si les choses ordonnées s'exécutaient de la manière prescrite, etc., etc.

Un mois après la mise en exécution de ses règlements de police, M. de Frontenac donnait aux échevins de Québec la faculté de faire construire des étaux et boutiques tout le long des murailles du Vieux Magasin du Roi de la basse ville (site actuel de l'église de Notre-Dame des. Victoires). Ces étaux, bâtis la même année, restèrent au même endroit jusque vers le milieu du dix-neuvième siècle.

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