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La ville et les champs 1870-1871

On témoigne aujourd'hui aux écrivains de nouvelles autant d'indifférence qu'il ij a seulement vingt ans on leur marquait de faveur. Les éditeurs refusent de publier leurs volumes, et si d'aventure ils s'y hasardent, le public les récompense assez m(d de leur audace. La faute en est, à la fois, aux directeurs de journaux qui pensèrent qu'il était possible de donner chaque matin à leurs lecteurs une fleur d'imagination pour un sou, et aux auteurs eux-mêmes à qui les dimensions restreintes de la nouvelle laissèrent croire

que ht inodcslic de ses dévcloppemeuls poiiDuit s'accommoder de hi médiocrité des sujets.

Rien n'est moins (usé (jue de leconiuiitrc les thèmes susreptil)les de produire de l)e(ui.v contes.

11 est nwe (/u'on s(ùsisse d lui coup te bénéfice (pi on peut espérer d'une expérience faite ou d'un récit entendu. Scuis cesse iimafjination est dupée sur 1(1 ((ualité de ce (pie le hasard lui fournil. Tantôt elle se refuse éi comprendre la vanité de son travail sur des éléments magnifupies peutêtre, mais (pli ne sont pas de son domaine ; tantôt elle n'a pas su reconnaître les ressources secrètes d'un thème en apparence peu éclatant.

Les j)lus beau.v épisodes ne sont point toujours ceux (pli se prêtent le mieux aux artifices des contes. En vain nous jettent-ils (hins une rêverie sans fin ; en vain ramassent-ils en eux une prodigieuse richesse de sentiments et de pensées, ils sont complets par eux-mêmes. A leur simple narration on ne saurait rien ajouter (pii ne soit parasite, et leur exposition toute nue est leur expression la plus parfaite.

Voici, par exemple, entre beaucoup d'autres,

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