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d'une augmentalion, sans avoir l'intention de recourir à Fa violence ou à d’autres procédés illicites pour attemdre leur but, leur acte constitue un délit ».
En tout cas, la plupart des magistrats anglais admirent à partir de 1825 la doctrine de la « conspiracy al common law », si bien que, comme le constate Sir James Stephen « le domaine du « common law » s'élendait au fur el à mesure que celui du « statule luw » devenait plus étroit » %. Il importe donc d’esquisser dans ses grandes lignes, et de montrer dans ses applications, cette théorie de la « conspiracy » à laquelle nous n'avons fait jusqu'à présent que de rapides allusions 4.
D'après Sir William Erle, la « conspiracy » imphque une entente conclue dans le but : de commettre un crime — de porter atteinte à un droit privé auquel le public a un intérêt suffisant — de faire tout acle contraire à la morale admise ou à l'ordre public #. Or « en « common law » toute personne a le droit individuel, et le public a le droit collectif, d'exiger que le cours du commerce et de l'industrie ne soit pas entravé par une obstruction déraisonnable »#. Dans quelle mesure la grève — la menace de grève — la provocaüon à la grève — les manilestations qui accompagnent une grève — conslituent-elles une « obstruction déraisonnable au libre cours du commerce et de l'industrie » ? Il est difficile de répondre à ces questions d'une façon précise, et Sir James Stephen constate à quelle impasse aboutissait souvent l'interprétation par les magistrats anglais du statut de 1825, et de la doctrine de « conspiracy at common law »,