Il suffit de rappeler le « cas Millerand
31. Revue d'Economie politique, Février 1908, p. 87. Article de M. TURGEON.
32. Victor GRIFFUELHES, l'Action syndicaliste, p. 23: « Action directe veut dire action des ouvriers eux-mêmes, c'est-à-dire action directement exercée
gique, mais jamais préoccupée de la légalité bourgeoise, et toujours prêle à recourir à la violence, quand elle est nécessaire %. D'ailleurs les anarchistes entrés dans les syndicals à la suite de Pelloutier, leur avaient appris à ne pas rougir de la violence #. Leur expérience personnelle leur démontra rapidement que, souvent, « le facteur le plus déterminant de la politique sociale est la poltronnerie du gouvernement »%, Ils constatèrent la timidité de la force publique en présence de l’'émeute % ; ils purent voir les préfets, lorsque l'attitude des grévistes devenait menaçante, pesant sur la volonté des patrons pour les déterminer à céder, et éviter ainsi des conflits sanglants avec la troupe et la police %7. Parfois, les auteurs d'actes de brutalité ou de destruction étaient arrêtés et remis entre les mains de la justicè ; mais, s'ils étaient condamnés, une amnistie ne tardait pas à intervenir, el leur ouvrait les portes de la prison qui venaient de se refermer sur eux %. Enfin, le
par les intéressés. C’est le travailleur qui accomplit lui-même son effort; il l'exerce personnellement sur les puissances qui le dominent pour obtenir d'elles les avantages réclamés. Par l’action directe, l’ouvrier crée lui-même sa lutte; c’est lui qui la conduit, décidé à ne pas s’en rapporter à d’autres qu'à lui-même du soin de se libérer ».
33. D'après Emile POUGET, cité par GRIFFUELHES, p. 26 : « L'action directe... peut avoir des allures bénévoles et très pacifiques, et aussi des allures vigoureuses et violentes. Cela dépend des circonstances. Mais en un cas comme dans l'autre, elle est de l’action révolutionnaire, parce qu'elle n’a cure de la légalité bourgeoise ». — Comparer Ramsay MAC DONALD, Syndicalism, 1912, p. 25. — Voir aussi Le Syndicalisme contre l'Etat, par PAUL-LOUIS, 1912.
34. Georges SOREL, Réflexions sur la Violence, p. 48 : « Les historiens verront un jour dans cette entrée des anarchistes dans les syndicats l’un des plus grands événements qui se soient produits de notre temps ».
Sur le rôle et l'influence de Fernand Pelloutier, voir Léon DE SEILHAC, les Congrès ouvriers en France, p. 272.
La Vie ouvrière, 20 Mai 1911, p. 577-593, et 5 Juin 1911, p. 641-658. Articles de G. YVETOT.
Voir aussi Mouvement socialiste, Décembre 1910; Anarchisme et Syndicalisme, par PANUNZIO, p. 321-338.
35. Réflexions sur la Violence, p. 84. Il suffit de rappeler l’agitation contre les bureaux de placement. — Victor GRIFFUELHES l'Action syndicaliste, 1908, P. 24-26.
36. Vilfredo PARETO, Manuel d'Economie politique, p. 134 et 487.