‹ La Violence Dans Les Grèves AnglaisesChapitre 177 sur 181 · Voir The Tyranny of Trade-Unions, p · texte numérisé non relu

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17. Comparer ce que disait M. Briand à Jules Huret en 1901, alors qu'il n'avait pas encore été ministre de la Justice, et que l’auteur de l’enquête sur les grèves demandait à l’agitateur socialiste son opinion sur l’arbitrage obligatoire :

« Je ne sais si, en Nouvelle-Zélande, ce système a donné à la classe ouvrière de bons résuitats. Il paraît que la plupart des conflits s’y résolvent par des procès. I1 est possible que là-bas les tribunaux offrent aux travailleurs des garanties suffisantes d’impartialité. En France, il n’en est pas de même. Ce serait faire jouer au prolétariat un rôle de dupe que de le forcer à abandonner la seule arme offensive et défensive qui soit en sa possession, la grève, pour remettre le sort de ses revendications à une magistrature dont il à tant d'occasions d'éprouver la haineuse partialité. » — La Vie ouvrière, 20 Juin 1910, p. 735. Ê

18. Comparer la réponse de M. Paul LEROY-BEAULIEU à l'Enquête du Bulletin de la Semaine sur « Les Grèves et leur Réglementation », par François LATOUR, D. 126-127. — Voir aussi CROSBY, Strikes, p. 40-41. — Daniel BELLET, Zilusions socialistes et réalisations économiques, 1912, — et un article de François LATOUR dans le Bulletin de la Semaine du 8 Mai 1912.

19. Voir les projets de Lord Claud Hamilton et de Lord Robert Cecil.

20. Comparer ce que répondait à l'Enquête du Bulletin de la Semaine un chef de grande entreprise, M. Louis DESCHAMPS (p. 189 de l'Enquête) :

« Le jour où il se trouvera en France un chef de Gouvernement invitant

trats anglais ont toujours sévèrement réprimé les moindres atteintes à la liberté du travail commises par les grévistes; peut-être parce qu'issus des classes dirigeantes, donc individualistes, et pourvus de « la mentalité confortable du capitaliste, habitué aux sérvices des autres, né le ventre plein et qui mourra avec un gros compile en banque, ne fréquentant que les gens de la même situation, et ayant toutes les idées de ceux qui ont l'estomac bien garni, un compte en banque et des domestiques » 21; surtout, parce que profondément pénétrés du devoir primordial de maintenir l’ordre, de faire respecter la loi, la liberté et la propriété, qui est la raison d'être de leur profession, et domine ou étouffe chez eux les considérations d'ordre humanitaire et sentimental 22.

Mais le gouvernement libéral, soumis aux nécessités de sa politique, a paru plus accessible à ces considérations, et on à pu lui reprocher de regarder la protection de la police et de l’armée comme une faveur, dont il est libre de disposer ou non au profit des patrons, ou des ouvriers qui veulent travailler, et qu'il répugne à accorder trop facilement contre les grévistes. En Juin 1912, M. Mac Kenna, Home Secrelary, déclarait ingénument, au grand scandale de la presse capitaliste, que l’ouvrier qui désire travailler, une fois la grève déclarée, doit être protégé, s’il reste dans la localité où il travaillait déjà ; mais que celui qui va travailler dans une ville où il y a grève commet une provocalion, qui le rend moins digne d'intérêt #. Notons cependant qu'en 1911

la police et les magistrats à faire leur devoir, il n’est pas un Procureur de la République qui Sera embarrassé d'arrêter net la chasse aux renards et de réprimer le sabotage. Les lois actuelles suffiraient pour cela, et aussi un peu de courage, Puisse-t-il venir à ceux qui nous gouvernent! »

21. Fortnightliy Review, % semestre 1906. The Labour Party, by H. Morgan BROWNE, p. 915-624, spécialement p. 919.

22. Voir le livre du Professeur Gorham GROAT, Attitude of American Courts in Labor Cuses, 1911.

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