ET
cesseurs ou leurs prédécesseurs, plus soucieux de se concilier l'appui des classes ouvrières 31,
Lorsque la violence est sagement dosée, elle n’est pas plus nuisible à l'intérêt général qu'à l'intérêt particulier des grévistes. Elle contribue, en effet, à brusquer la solution de la grève, à abréger les souffrances qu'elle entraîne, la gêne qu'elle cause parfois au public, à réduire les pertes de temps et d'argent qu'elle détermine pour le patron et les ouvriers ?, à diminuer la durée d'un arrêt de production funeste à l'essor économique du pays. On objectera peutlêtre que le sabotage du matériel constitue une destruction inutile de capital fixe : mais, en général, les leaders ouvriers préconisent un sabotage intelligent #3, qui ne met pas définitivement les machines hors d'usage, et entrave seulement leur fonctionnement pendant un laps de temps suffisant pour permettre aux revendications des grévistes d'aboutir. Et d'ailleurs, si l'emploi de la violence abrège de quelques jours la durée de la grève, il suffit de comparer la valeur que représentent ces journées de travail, en salaires pour les ouvriers, en bénéfices pour le patron, en accroissements de richesse pour le pays, au prix de revient de quelques machines détruites ou gravement détériorées par un sabo-