‹ La Violence Dans Les Grèves AnglaisesChapitre 50 sur 181 · Journal des Economistes, p. 164-166, 15 Juillet · texte numérisé non relu

Journal des Economistes, p. 164-166, 15 Juillet

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À Ia fin de Juin 1911, les dockers de Londres envoyérent au Port of London Authority une lettre demandant un salaire minimum de 8 pence par heure pendant le jour, et de 1 shilling par heure pour l « overtime » (heures supplémentaires), et réclamant de nombreuses réformes dans le régime du travail S. Pendant tout le mois de Juillet, la Fédération des travailleurs des transports organisa des meetings d'ouvriers du port. Les négociations décisives avec les employeurs commencèrent dans les conférences des 25, 26 et 27 Juillet, présidées par Lord Devonport, du Port of London Authority ; les travailleurs du gaz et les manœuvres étaient représentés par Will Thorne, M. P, les dockers par Ben Tillett, les charretiers par Will Godfrey, les arrimeurs {stevedores) par J. Wood, les marins et chauffeurs par Havelock Wilson. Du côté des patrons, M. J. A. Potter, de la Shipping Federation, représentait les armateurs; M. M. Broodbank, Oswald Magniac et Addis représentaient le Port of London Authority, les entreposeurs et les propriétaires de greniers à céréales. Harry Gosling, président de la fédération des transports, secrétaire général de l'union des bateliers de la Tamise, membre-ouvrier du Port of London Authority, était vice-président de la conférence ?. Après trois jours de discussion, la conférence aboutit à un compromis, qui devait être soumis à l'acceptation des intéressés. Il accordait aux dockers 7 pence par heure de travail et 9 pence pour les heures supplémentaires, au lieu des 6 et 8 pence qu'ils avaient auparavant et de 8 pence et un shilling qu'ils demandaient — et proposait de soumettre les difficultés soulevées par la question des tickets de travail délivrés par la Shipping Federation, à un arbitre nommé par le London Conciliation Board.

Le 28 Juillet, les travailleurs du Port de Londres, réunis

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