BEN TILLETT, Op. Cil., p
14. BEN TILLETT, 0p. Cil., p. 19: « The Transport Workers’ fingers were for the lime being on the throat of trade ».
15. The Fortnightiy Review, July 1919 : Labour and Socialism, by Benjamin TAYLOR, p. 76-93, Voir spécialement p. 77.
et de répurgation, et du Post Office, qui manquaient de combustibles, la fourniture de vivres aux enfants pauvres, etc. 16 La presse capitaliste était aux abois, et réclamait l'emploi des casse-têtes de la police, des baïonnettes et des fusils des soldats, et même des mitrailleuses, pour réduire les grévistes 17, Le Morning Post et le Times se montraient spécialement agressifs. D'ailleurs tous les grands journaux étaient plus ou moins atteints, et diminuaient leur format ou leur nombre de pages.
Heureusement, le Gouvernement et la Police restaient indifférents à ces excitations à la répression, et la grève conservalt une physionomie assez calme t$. Il y eut bien d'assez nombreux cas de « pickeling » W'op persuasif, d’ailleurs réprimés par la police, conformément aux instructions du Home Secretary, M. Winston Churchill, qui rappelait le 11 Août que le Trade Dispules Act ne légalsait pas la violence, tout en reconnaissant qu'il était parlois difficile de distinguer le « pickeling » paisible du « pickeling » agressif, Les charretiers dételèrent plus d’une fois les chevaux des camions que l’on voulait faire circuler malgré la grève, et jeterent les marchandises sur la chaussée; îls donnèrent aussi quelques chasses aux rénards à travers les rues de Londres %. Mais, en somme, la grève fut relativement pacifique, et les leaders recommandèrent toujours le
16MBEN TILLETT, 0D. Cil., D. 28.
17. BEN TILLETT, 0ÿ. Cil, p. 24. Le « rock salt » de Sir Hiram Maxim, et « a Whiff of grape-shot » figuraient parmi les moyens préconisés par le Morning Posi pour « calmer les grévistes ».
18. Fortnightly Review, 2 semestre 1911, Democracy Arrives, p. 381-390.
19. Journal des Economisles, Septembre 1911, p. 356. Les tribunaux se montrèrent assez sévères et prononcèrent des peines allant jusqu'à six mois de prison avec « hard labour ». IL est impossible de donner le chiffre des condamnations prononcées, le Report of Strikes and Lock-Outs publié annuellement par le Labour Department du Board of Trade n’indiquant pas le nombre des condamnations encourues par les grévistes, tandis que la Statistique des Grèves, publiée annuellement par le Ministère du Travail français, contient toujours ce renseignement.