Journal des Econoïmnistes, Septembre 1911, p
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calme à leurs troupes #. Dans son Histoire de la grève des travailleurs des transports de Londres Ben Tillett rend sincèrement hommage au sang-froïd de la police 2.
Le 11 Août un immense cortège de grévistes, au nombre de près de cent mille, défila dans le plus grand ordre au cœur de la Cité Parti de Tower Hill, où fonctionnait le comité de grève, ce qui faisait dire que Tower Hill tenait en échec Whitehall, le cortège descendit Leadenhall Street, Gracechurch Street, Eastcheap, et revint à Tower Hill, où eut lieu la dislocation. Les bureaux et les magasins étaient barricadés sur tout le parcours, mais aucun incident ne se produisit, malgré les sinistres prédictions des journaux #3.
Le Board of Trade s’efforçait, depuis le début de la grève, d'amener une entente entre les ouvriers et les patrons. Il ne tarda pas à y parvenir, grâce aux efforts de Sir George Askwith et de Sir Hubert Llewellyn Smith ?, du Labour Department. John Burns, l’ancien leader révolutionnaire de la grève des docks en 1889, devenu ministre dans le cabinet Asquith et passé au radicalisme, se souvenant sans doute de son rôle d’agitateur, mit son influence au service de la cause des grévistes #. Enfin Winston Churchill luimême, que le parti du travail devait rendre bientôt responsable des fusillades de Liverpool et de Llanelly, s'acquit à ce moment des droits à la reconnaissance des travailleurs du port de Londres, en refusant, comme Home Secrelary,
21. Dans The Tyranny of Trade-Unions, by one who resents it, 1912, p. 104, l’auteur anonyme, qui attaque très violemment le syndicalisme, est forcé de reconnaître qu’il n'y eut pas de désordres à Londres. Il ajoute que ce fut parce que les grévistes obtinrent rapidement satisfaction. — BEN TILLETT, op. Cil., p. 20, fait remarquer qu'il n’y eut aucun acte de sabotage dans les docks.
22. BEN TILLETT, 0p. Cil., p. 24: « The City of London police expressed the utmost sang-froid ».