‹ La Violence Dans Les Grèves AnglaisesChapitre 57 sur 181 · PARAGRAPHE II · texte numérisé non relu

PARAGRAPHE II

La grève des chemins de fer.

Le 15 Août 1911 les comités directeurs des quatre grandes fédérations d'employés de chemins de fer, lAmalgamated Sociely of Railways Servants, l'Associated Society of Locomotive Engineers and Firemen, la General Railways Worlers Union, la General Society of Signalmen and Pointsmen, représentant 170.000 unionistes, et réunis en conférence à Liverpool, lançaient un ordre du jour flétrissant la répression de la grève des transports, el menaçant de déclarer la grève générale si, dans un délai de vingtquaire heures, les compagnies de chemins de fer n'avaient pas accordé aux Unions la « recognition » et consenti à la suppression ou à l'amélioration des « Conciliation boards » *, Sur l'intervention du gouvernement un nouveau délai de vingt-quatre heures fut accordé, et une conciliation tentée au Board of Trade sous la direction de M. Sidney Buxton, ministre du commerce #. Elle échoua, et au sortir

37. Voici le texte de l’ordre du jour, donné par M. LESCURE dans la Revue d'Economie politique, Janvier-Février 1912, p. 85 : « Réunis spécialement à Liverpool pour examiner la grave situation dans laquelle se trouvent les employés de chemins de fer en conséquence du présent litige, nous regrettons d'apprendre, auprès d’autorités dignes de foi, que des troubles sérieux se sont produits ici dimanche, qu'ils ont été précipités par le peu de discernement et l'intervention sans merci de la police; nous désirons signaler à tous les intéressés qu’une conduite aussi brutale est condamnée par les travailleurs de tout le pays, que la présente agitation n'est pas confinée à un seul port où la police et la troupe peuvent être envoyés pour sabrer et fusiller les innocents, mais que cette agitation pénètre l’ensemble des forces laborieuses de la Grande- Bretagne ».

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