WATNEY and LITTLE, Industrial Warfare, p
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Transports, voyant que la grève générale du port de Londres agonisait, tenta de la prolonger en envoyant par toute l'Angleterre un ordre de grève nationale : dix pour cent à peine des travailleurs des ports entendirent son appel, et l'union des marins et chauffeurs refusa catégoriquement d'y obéir, pour se venger de la Fédération qui ne l'avait pas soutenue au mois de Mai.
À la fin de Juillet, la Fédération des Transports dut capituler. Malgré un « pickeling » énergique, qui valut à ses auteurs de fortes condamnations #, malgré les prières solennelles des grévistes qui, réunis en meeting sous la présidence de Ben Tillett, demandèrent au Seigneur la mort de « leur Pharaon », Lord Devonport, président du Port of London Authority, et chef de la résistance patronale, le mouvement de 1912 se terminait par un désastre. Les employeurs triomphaient sur toute la ligne, et se réservaient le droit de modifier à leur profit l'accord de 1911, notamment en ce qui concerne le recrutement des dockers #.
2 Les employés de chemins de fer, dont la grève n'avait pas eu en 1911 le succès de celle des travailleurs des ports, semblent avoir été plus heureux par la suite. L'accord du 19 Août, si fragile, semblait-il, qu'on l'avait surnommé « la trêve » 81, prévoyait la nomination d’une commission royale, chargée d’enquêter sur l'application de l'agrément de 1907, et, au besoin, de le modifier. Cette commission, composée de Sir David Harrel, Sir Thomas Ratchffe Ellis, M.M. Gabriel Beale, Arthur Henderson M. P., et John Burnell, commença ses travaux à la fin d'Août, et publia son rapport