‹ La viperine operette en un acteChapitre 11 sur 27 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

-, LUCREZIA

Oh ! mon cœur s’agite Lorsqu’il apparaît Tendre et discret,

Cachons-lui bien vite Mon trouble et mon doux secret!

CALLIMACO, s’asseyant, d’un ton nasillard.

Voyons! voyons! ne lambinons pas, hein! Mon filleul, le petit Callimaco... il paraît vous porter un vif intérêt... m’a conté votre affaire... Du reste, en vous voyant tous les deux, je l’eusse aisément devinée!

CA LF HCC I, laissant asseoir Callimaco et Lucrezia, ot s’asseyant aussi.

Comment?

CALLIMACO.

Taisez-vous! (a Lucrezia.) Vous plait-il de me donner votre main?

LUCREZIA, hésitant.

Ma main?...

CALFUCCI .

Donne la main, ma chérie.

LUCREZIA

La voici.

CALLIMACO.

Très-bien, (a caifucci.) Prenez votre montre... et quand il y aura dix minutes que je tiendrai la main de madame dans la mienne, vous m’avertirez.

LUCREZIA

Dix minutes?...

CALLIMACO.

Retournez-vous !

CALFUCCI, se retournant.

Voilà, je compte...

CALLIMACO, bas à Lucrezia, de sa voix naturelle.

Ah! madame! enfin, me voilà donc près de vous... je puis donc vous dire...

CALFUCCI.

Trois !

LUCREZIA, & Callimaco.

Monsieur...

CALLIMACO, îi Lucrezia.

Oh! je vous en supplie... ne refusez pas de m’entendre, si vous voulez bien... aujourd’hui même...

Mais, monsieur...

Six !

LUCREZIA

CALFUCCI.

CALLIMACO.

Vous consentez à me seconder, n’est-ce pas?

LUCREZIA

Non, monsieur, non!

CALLIMACO.

Ah! ravissante Lucrezia... L’amour le plus tendre, le plus obéissant...

CALFUCCI.

Dixl... Eh bien ! voyons... êtes-vous satisfait?

CALLIMACO, reprenant son ton nasillard. '

Oui... à peu près... j’ai bon espoir... et je ne crois pas que je serai venu ici pour rien...

CALFUCCI, joyeux.

Vraiment!

CALLIMACO, reprenant son ton nasal.

Oui, le pouls de madame indique une certaine propension qui, combattue par les extrêmes dans les cas thuriféraires, prouve surabondamment que la redondance des manipulations sympathiques, divisée par la cause des sanguinolents œsophagiens, nous fera, je n’en doute pas, arriver au but proposé!

Vous croyez?...

CALFUCCI.

CALLIMACO.

Je l’espère... et puis, vous savez le proverbe... Quantum mutatus ab illo\

CALFUCCI.

Je ne dis pas non, mais...

CALLIMACO.

Et dans les cas présents... excusez-moi, madame, de vous entretenir de ces délicates questions, mais il est à remarquer que si, comme dit Horace... Justum ac tenacem propositi virum, d’un autre côté, il est clair que... sub tegmine fagi...

CALFUCCI.

Pardon, mais tout ça prouve-t-il que je me verrai revivre dans ma postérité?...

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