LEÇON.] CONCLUSIONS DE M. HKLMHOLTZ
sur chacune des deux directions normales aux rétines et aux points sollicités par la lumière
Quelques lignes pius loin, discutant le mécanisme du fusionnement des deux images d'une perspective comprenant, dans leur champ commun, un pan de mur et un clocher, nous disions :
« La parallaxe de l'espace compris entre le pan de mur et le clocher n'est pas la même pour chaque œil, ce qui revient à dire que l'axe optique était fixé de part et d'autre sur le clocher (évidemment ici, le sommet du clocher ; cet objet pointu n'a pas été pris pour autre cause), l'arête vive du mur ne se dessine pas, dans les deux rétines sur des points homologues ou identiques. En d'autres termes encore, les portions de surfaces rétiniennes correspondant à droite et à gauche à la même étendue du fond commun vu, ne sont pas de dimensions absolument égales...
Ces parallaxes inégales d'une même surface (ici triangulaire) ne supposent-elles pas forcément l'inégalité des dimensions verticales, aussi bien que celle des horizontales ?
Et n'exprimions-nous pas le même fait d'une façon plus générale, lorsqu'après avoir suivi le mécanisme même de la fusion stéréoscopique sur un exemple simple, comme les doubles images d'un prisme droit, et en n'y considérant, dans une vue de simplicité démonstrative, que les différences de parallaxe horizontale, nous ajoutions, toujours en 1860 2 :
Par la même raison, la partie commune elle-même offre, entre deux points similaires quelconques, des écartements inégaux dans les deux yeux ; et ces différences se retrouvent en mêmes proportions dans les angles sous lesquels sont vus, à droite et à gauche, deux points quelconques de ces objets non symétriquement placés par rapport au plan vertical intermédiaire aux deux yeux 3.
Dans ces remarques sont contenus les éléments qualitatifs propres de la vision associée.
Nous nous croyons donc autorisé à penser que l'adhésion de l'illustre physiologiste à notre exposé du mécanisme géodésique de la vision binoculaire, si précieux qu'il nous paraisse, n'y vient point combler une lacune. Il exprime autrement un point de fait déjà reconnu et impliqué dans une formule plus générale et plus compréhensive.
Malgré de nombreuses et longues hésitations dont la théorie normale de l'horoptère nous représente un des aspects les plus instruc-