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STATIQUE ET DYNAMIQUE DES GLOBES OCULAIRES. — PHYSIOLOGIE

§ 383. — Le système musculaire, moteur du globe oculaire, est l'intermédiaire obligé et unique par lequel « la position » des objets dans l'espace est mise en rapport avec le sensorium.

Dans l'acte de la vision associée, les deux tableaux rétiniens se fusionnent, avons-nous vu, autour du point ou objet commun à l'un et à l'autre et sur lequel se fixe l'attention. Dans cet acte, tous les autres points de l'objet, tous les autres objets qui forment le fond de la perspective, tous ceux qui se détachent sur ce fond en masquant, inégalement pour chaque œil, les objets situés en arrière, tous ces points sont vus et localisés par le sensorium au lieu précis de l'entrecroisement des directions visuelles conçues par l'une et l'autre rétine, ou des axes optiques secondaires qui leur correspondent. Chaque point de l'espace est donc vu exactement au lieu qu'il occupe relativement à l'individu, supposé immobile au centre delà perspective.

Qu'on n'oublie pas à cet égard, le mécanisme physiologique sul lequel se fonde ce résultat; comment la notion de cet entre-croisement virtuel dérive, pour le sensorium, de celle de la continuité des surfaces procurée par la conscience de la contiguïté, de la succès-

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sion insensible des impressions lumineuses. Qu'on n'oublie pas non plus la conséquence de ces premières données, à savoir : Qu'il y a pour nous une droite et une gauche autour du point de mire ou d'attention, et qu'il ne peut exister de sentiment de continuité que par correspondance des demi-hémispbères rétiniens afférents à cette droite et à cette gauche, ainsi qu'aux moitiés supérieure et inférieure de la perspective.

La connaissance ou le sentiment constants dulieudel'entre-croisement des axes polaires (lignes de regard) dans l'espace, est donc le premier élément de l'association binoculaire.

Nous avons vu dans les leçons qui précèdent comment, dans certaines circonstances, cette notion pouvait Lêtre faussée ou pervertie (expériences stéréoscopiques, emploi des prismes, etc.); ces cas, étudiés et expliqués chacun en son lieu, ne troublent en rien la loi générale que nous venons de rappeler et qui se résume en ceci :

La connaissance du lieu de l'entre-croisement dans l'espace des axes optiques ou polaires, n'est autre que celle de la direction même de ces lignes par rapport à notre plan médian ou plus généralement à notre centre de figure.

Si l'œil était enchâssé et immobile dans le crâne, chaque excitation lumineuse pourrait être appréciée dans sa direction virtuelle ou réelle, par la connaissance du rapport constant de position du point rétinien sollicité avec le centre de figure de l'individu; mais l'œil n'est pas immobile, il dirige de lui-même ses axes visuels vers les différents points de la demi-sphère ouverte devant lui. Le rapport de position d'un point quelconque de la rétine éveillé par un faisceau lumineux, avec l'axe de figure de l'individu, change à chaque instant ; il faut donc qu'à chaque instant aussi, le sensorium puisse apprécier et connaître cette modification de position. Or, par quel organe ces modifications peuvent-elles lui être révélées?

Par le même mécanisme physiologique que l'est, dans tout autre appareil, la situation d'un levier mobile; par le système musculaire, •t, dans celui-ci, par la propriété désignée sous le nom de « sens d'activité musculaire ou plus simplement de sens musculaire. »

Le globe oculaire est un levier comme l'est une tête arthrodiale dans une articulation; et la situation de ses rayons (ou bras de levier) est constamment tenue en rapport avec notre centre d'équilibre à nous-mêmes, par les mêmes lois que pour tout autre levier de l'économie, c'est-à-dire par les rapports constants qui, sous le nom de sens ou conscience musculaire, représentent au sensorium la position actuelle d'un article de membre. Le rôle de l'axe d'un membre se trouve ici rempli par l'axe principal ou polaire de l'œil; et les directions multiples que prend cet axe, sous l'action de la volonté ou des

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rapports réflexes, obéissent aux mêmes lois. De part et d'autre, la même communication nerveuse qui les détermine, porte au sensorium la notion de l'étendue du mouvement exécuté par cet axe principal; et comme d'autre part, chaque excitation lumineuse portée sur un point excentrique de la rétine, est extériorisée, par la force autocratique de cet organe même, dans une direction invariable quant à l'axe principal, tous les points de la perspective sont finalement appréciés sainement quant à leurs rapports géodésiques avec l'individu lui-même.

Le système musculaire est donc, en définitive, l'intermédiaire obligé de l'appréciation de la direction des objets ou des divers points de l'espace par le sens de la vue.

§ 384. — Du centre de mouvement ou de rotation du globe.

Le globe oculaire, considéré comme levier, comme organe mécanique, est constitué par une- sorte de sphéroïde de consistance semiliquide, à enveloppe inextensible, suspendu dans l'orbite sur le plancher duquel il repose (mollement sur un coussinet graisseux), entre trois systèmes de forces, se faisant mutuellement équilibre autour de lui, et ne pouvant, selon les apparences, lui imprimer d'autres mouvements que des rotations autour d'un point fixe central. C'est du moins ce qui résulterait de l'observation attentive des déplacements de la prunelle d'un angle de l'orbite à l'autre, entre les paupières maintenues entr'ouvertes et tout juste assez pour ne pas porter sur la saillie de la cornéé. Le mouvement lent et régulier qu'on fait exécuter ainsi permet de constater par l'observation directe le contact constant de la circonférence sclérale qui passe par le bord libre des paupières, avec ce bord linéaire lui-même. Le regard le plus attentif porte à l'esprit cette conviction qu'en aucun instant du mouvement, le bord palpébral ne subit la plus légère inflexion. Cette constatation est rendue plus assurée par l'observation minutieuse des cils implantés sur le bord libre; aucun d'eux ne bouge. La conclusion s'impose donc que le mouvement qui a lieu, s'exécute par rotation, autour d'un point fixe, centre de la surface sclérale. Cette conviction semble aussi celle de M. Donders : « Comparable, quant à ses mouvements, à une tète articulaire qui roule dans sa cavité, l'œil tourne autour d'un point à peu près fixe, situé très peu en arrière du centre de l'ellipsoïde sclérotique (Donders et Doyer). La droite menée du point fixé au centre de rotation est la ligne de regard ou de fixation, etc. » • Et un peu plus loin, dans le même paragraphe, « la droite qui unit

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les deux centres de mouvement (des deux yeux) ou de rotation1, s'appelle la ligne de base. »

Elle est aussi celle de M. Helmholtz :

« Le globe oculaire, dans ses mouvements, ne peut exécuter que des rotations; il ne doit être comparé, comme mécanisme, qu'à une tête articulaire sphérique reçue dans une cavité, comme la tète fémorale dans le cotyle (Opt. phys. p. 596). »

Maintenant où est le centre de ces rotations? Si nous consultons l'anatomie comparée, si nous prenons, par exemple, l'œil d'un lapin, nous constatons sans doute aucun, que le centre de ses mouvements, comme celui de la réfraction, est exactement au centre de la sphère sclérale, ou du globe lui-même.

L'expérience rapportée au § 82, démontre ce fait dans tout son jour.

En est-il de même chez l'homme, comme sembleraient l'imposer et les observations qui précèdent, et certaines considérations théoriques sur lesquelles nous reviendrons tout à l'heure? Voici ce que nous rapporte à ce sujet la physiologie expérimentale :

Les premières mesures exactes entreprises à cet effet ont conduit séparément Wolkmann, Baron, Valentin, à placer ce centre de rotation à llmm,10 de la surface rétinienne, sur un diamètre oculaire moyen de 24mm,30: en ajoutant lmm à llmm,10 pour l'épaisseur de la sclérotique et de la choroïde, il vient 12,10 ; ce qui répond, à très peu près, au centre de figure du globe.

Plus récemment, n'acceptant pas cesrésultats.MM.DondersétDoyer ont institué de nouvelles expériences qui les ont portés à placer ce même centre de mouvement beaucoup plus près du pôle postérieur de l'œil, c'est-à-dire à 9mm,9 de la rétine, sur un œil dont l'axe serait de22mm,23. (Donders, page 181, édition anglaise.)

Dans un mémoire publié (mars et avril 1868) dans les Annales d'oculistique, nous avons exposé certaines causes d'erreur que nous croyions devoir relever dans la méthode adoptée par ces physiologistes, et développé les considérations expérimentales qui nous conduisaient à nous rattacher aux résultats des précédents expérimentateurs, et à fixer comme eux le centre de rotation du globe en son centre de figure ; c'est-à-dire au centre d'une sphère (sclérotique) de 11 mm de rayon environ.

Ces considérations étaient les suivantes :

En premier lieu, le passage de l'attention d'un point de la perspective extérieure à un autre, sans discontinuité dans le mouvement de transport de la ligne de regard, semble devoir exclure toute succes-

1. Explication yc7iétir/ue des mouvements oculaires. Ann. d'ocul., t. LXXVI.p. 213.

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sion saccadée et discontinue des tableaux rétiniens. Assurément, celte même constance du centre de mouvement paraît également une condition indispensable à la conservation de l'inaltérabilité de la forme du globe, tant pendant le repos que pendant le mouvement; inaltérabilité qui s'offre comme une M d'harmonie entre le monde extérieur et l'écran qui en doit recevoir l'image.

Ces considérations ne peuvent nous permettre de demeurer dans l'indécision entre les résultats précités deWolkmann, Baron, Valenliu et ceux de M. Donders : ces derniers qui assignent au centre de rota- • tions une distance de 9mm,9 de la rétine, sont par trop en contradic- ■ tion avec les enseignements de la physiologie.

Nous ne serions pas étonné que M. Donders fût moins éloigné aujourd'hui qu'autrefois de cette manière de voir.

Nous tirerions volontiers cette conclusion de la nouvelle expression qu'il donne aujourd'hui à la formule qui fixerait la position de ce centre de mouvement, et que nous venons de rappeler ; cette formule nouvelle et celle de M. Helmholtz qui, toutes deux, admettent l'assimilation du globe à une tête arthrodiale qui roule dans sa cavité, autour d'un pointa très peu près fixe, nous justifieront amplement de poser cette conclusion :

« Que le globe oculaire doit, dans toutes les analyses dynamiques, être considéré comme une sphère d'un diamètre de 22 à 23mm, tournant régulièrement autour d'un centre de rotation occupant le centre de figure de cet organe, c'est-à-dire situé à limm en avant de 1^ rétine. »

Note additionnelle au § 384.

Pour ménager le temps et l'attention de nos lecteurs, considérant la conformité qui existe, en fin de compte, aujourd'hui, chez tous les physiologistes, sur la position réelle du centre de mouvement du globe oculaire, nous avons dans le paragraphe qui précède, passé très rapidement sur les objections opposées par nous en 1868, à la méthode de MM. Donders et Doyer, dont les résultats nous semblaient tacitement abandonnés par leurs auteurs.

La lecture de l'article consacré au même sujet par M. Landolt dans son traité complet d'ophthalmoscopie (Paris 1880, p. 763), nous fait penser qu'il n'en est rien, et que tout en concluant, comme nous, que le centre des mouvements du globe coïncide avec son centre de figure, la savante école d'Utrecht n'abandonne rien def conclusions, en apparence contraires, de sa méthode.

Nous demanderons donc la permission de revenir en quelques lignes sur cette question, ne fût-ce que pour nous défendre nous-méme contre quelques critiques nouvelles.

M. Landolt n'accepte pas comme suffisamment assurées les observations et eonnidérations sur lesquelles nous avons, avec la grande majorité des physiologistes, conclu à l'identité de position du centre de rotation, et du centrede ligure du globe oculaire. Il réclame des déterminations plus exactes que celles adoptées par nous, et parait les reconnaître dans le principe et la méthode de MM. Donders et Doyer; et il en reproduit à la page citée plus haut, l'exposition détaillée.

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Cette méthode se Tondait dans la pensée de ses auteurs, sur le relevé numérique exact des angles des rotations étudiées, en prenant pour base et point fixe des opérations, un arc de cercle décrit du centre de mouvement du globe (ce sont les termes mêmes employés par M. Donders dans la description de sa méthode, p. 186 du Traité de la réfraction et de l'accommodation de Vœil, édition anglaise).

Rien de plus apparemment rationnel, si ce centre de mouvement eût été luimôme connu ou pratiquement déterminé; mais c'était justement lui dont il fallait préciser la position; et il est clair que si on y avait pu, dans lapratique, poser effectivement le centre de l'arc servant à mesurer les angles des rotations, le problème n'eût pas eu de raison d'être, et se trouvait résolu par avance.

Et telle était l'objection que nous nous étions permis de présenter aux savants auteurs du procédé.

Nous disions dans le paragraphe ci-dessus, que nous ignorions la réponse faite par M. Donders à cette objection, ni même s'il y avait eu réponse. ^ M. Landolt qui ne déclinera pas l'honneur d'être considéré comme un féal écho de l'Ecole d'Utrecht, nous parait combler ce desideratum :

A la page 764 de son ouvrage, reproduisant la description de la méthode que nous venons nous-même d'analyser, et à propos de cette même détermination des arcs de mouvement parcourus pour les yeux en expérience, il dit :

«On peut lire cet angle sur l'arc lui-même, le long duquel se promène l'objet de fixation, et dont le centre coïncide à peu près avec le centre de rotation de l'œil. »

A peuprès; au point de vue de l'exactitude géométrique, cette modification à la rédaction première nous suffit; nous n'en demandions pas davantage

Mais alors si M. Landolt a cette indulgence de trouver dans cet « à peu près », les conditions d'exactitude requises dans des observations de cet ordre, comment lorsqu'il se retourne du côté de nos propres observations, écrit-il ce qui suit (p 901 du même ouvrage) :

« M. Giraud-Teulon a voulu prouver l'existence d'un centre de rotation et sa coïncidence avec le centre du globe oculaire. Il se fondait sur le contact constant au globe et des paupières pendant les mouvements de Vœil, et sur l'intensité toujours égale d'un phosphène de pression produit par un objet qui ne déplace pas le globe oculaire. Cette méthode ne réunit pas les éléments d'exactitude nécessaires pour des recherches aussi délicates. »

Comment! Uy a entre ces méthodes autant de différence que cela, au point de vue de 1 exactitude ! Et la moins digne de confiance est celle dont les résultats concordent avec le jugement final universel, y compris celui de l'École d'Utrecht. Car elle aussi admet aujourd'hui cette identité de position des deux centres >

Doit-on donc, comme autrefois pour les Pyrénées, dire encore : vérité au delà du Rhin, erreur en deçà ; ou bien, une proposition ne peut-elle être reçue désomi' s comme vraie, en physiologie, qu'escortée de n pages de calculs ' desormais

expression TLïtT^T, ?" 4 ÉC°leSqUi P°USSent' Suivant la Pittoresque expiessiondeBabinet, jusqu'à la septième décimale, des calculs doni lM h»*,.

numériques objectives ou réelles ne sont pas elles-mêmes assurées .à une unit^T nous préférons à ces procédég SQlennelS) uneobsemtion ™» èH ^ une té près

| tous, surtout quand le résultat s'en voit unanimement admis En opposant à ces déductions terreà terre, la méthode de MM. Donders etDover fournit, elle, sans hésitation la seconde décimale, quand 1, poi t * dtoï dé ' ppénence n'est, de l'aveu de notre savant critique, qVàpeu vrès J , m I"'"1 bien osciller entre une et cinq ou six unités s , , 1 GU PrèS

nous montre qu'il a sur l'exactitude en l T^Z ^TJS' * notions que les nôtres ; a moins „u i, ne ^ZXXSS'J^Z

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pouvoir de rectifier les données objectives premières des problèmes, si elle les trouve insuffisantes.

Mais en voilà assez ; et il suffit que pour tout le monde, le centre de rotation du globe ne puisse être supposé ailleurs qu'au centre de la Bphère scléroticale.

§ 385. — Étendue des mouvements excursifs cardinaux des yeux associés.

Dans l'étude physiologique des mouvements oculaires, on est convenu d'appeler « position primaire, » la situation des yeux et de leurs méridiens cardinaux, lorsque les axes optiques, ou lignes de regard, sont dirigés sur un' point éloigné situé dans le plan de l'horizon, et dans le plan médian sagittal du sujet. Cette position des axes est, pour chacun d'eux, l'origine des graduations successives de l'étendue des mouvements qu'ils peuvent prendre dans un sens ou dans l'autre.

Les mouvements extérieurs, ou l'étendue des arcs qu'ils peuvent parcourir à partir de cette origine, dans les quatre sens cardinaux, ont fourni les moyennes mesures suivantes :

42° en dehors, 45° en dedans,

34° en haut, 57° en bas.

Lors de ces mouvements associés, on observe entre les deux organes une dépendance mutuelle. Par une seule et même impulsion, ils se portent tous les deux vers le haut ou vers le bas, à droite ou à gauche et dans toutes les directions intermédiaires.

Le plan qui passe par les lignes de fixation des deux yeux est le plan de fixation ; l'ensemble des points sur lesquels elles peuvent se diriger forme le champ de fixation (partie commune aux deux champs superficiels de la vision monoculaire). La droite qui joint entre eux les deux centres de mouvement ou de rotation s'appelle la ligne de base.

« Au point de vue de la fonction associée, nous distinguons deux types de mouvement. L'un est relatif à la vision de loin, la tête étant d'aplomb, les lignes de fixation parallèles, l'accommodation relâchée. L'autre ayant pour objet la vision de près, la tète inclinée, le plan de fixation abaissé, l'accommodation plus ou moins tendue ; les yeux en convergence exacte, dans les circonstances régulières, mais obéissant toujours, môme quand elle n'est pas symétriquement correcte, dans les deux yeux, à une seule et même impulsion.

Dans les deux cas, convergence ou parallélisme, les lignes de fixa-^ tion peuvent parcourir le champ de fixation presqu'entier. On remafl que alors dans la tète, et subsidiairement dans le tronc, une tendance à se mouvoir dans le môme sens, comme pour soulager et restreindre l'étendue des mouvements oculaires » (voir p. 407).

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