EN MILLIM
EN POUCKS.
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§ 461. — L'égalité entre le recul du tendon et l'étendue de la déviation prédispose à l'insuffisance ultérieure du côté du muscle reculé.
Nous avons dit plus haut, sans expliquer le pourquoi, comment de Grsefe avait, après de longues observations, indiqué la distance de 6 à 8 pouces, 20 à 22 centimètres, comme le point de convergence sur lequel on doit étalonner le degré de la déviation. Nous avions fait voir d'autre part, et cela résulte du simple examen du tableau du paragraphe précédent, que ce point est celui qui correspond, pour un œil moyen, à un exact balancement entre les longueurs musculaires répondant à la convergence extrême d'une part, au parallélisme de l'autre.
Pourquoi n'a-t-on pas pris plutôt le parallélisme lui-môme comme terme de comparaison? II semble que c'est ce que l'on eût dû faire, puisque, pour toute convergence requise, l'accommodation ajoute ses effets réflexes au jeu régulier des forces adductrices.
Cette objection très plausible ne tient pas compte de certaines cir-
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constances très délicates de mécanique, introduites dans la question, par le changement de distribution amené par le recul du tendon entre les forces adductrices et divergentes.
Une première remarque va faire la lumière sur cette proposition quelque peu obscure; elle est due à de Grsefe et se résume en la proposition suivante :
« La strabotomie, supposée exactement faite, c'est-à-dire dans laquelle le muscle, détaché du globe, voit son insertion reculée d'une quantité égale à l'arc qui mesure la déviation, place le muscle coupé dans une situation d'insuffisance relative. »
Voici comment de Grsefe à l'esprit d'observation duquel est due cette remarque, se l'est expliquée à lui-même et à ses élèves.
« Il faut remarquer, dit-il, que ce que la mobilité a gagné du côté du muscle conservé, elle a fait plus qne le perdre du côté du muscle coupé; cela n'est pas, comme il semblerait à première vue, en contradiction avec ce que nous avons dit plus haut, par le fait d'une augmentation de l'étendue linéaire entre les insertions antérieures des deux muscles antagonistes; — non; géométriquement, nous supposons le cas où l'arc gagné d'un côté est exactement égal à celui perdu de l'autre, les positions comparées étant celles qui correspondent au parallélisme des lignes de regard.
« Mais il y a un autre élément dans la question : l'innervation 7nusculaire. Or, le déplacement effectué dans l'opération a changé le rapport de cette innervation entre les deux antagonistes, etle changement effectué est au détriment du muscle coupé.
C'est par ces considérations que de Graefe rend compte d'un fait fonctionnel qu'il a été à même d'observer dans les nombreux cas qui ont passé sous ses yeux à savoir, que « la puissance de contraction du droit interne de l'œil sain augmente ordinairement dans le strabisme convergent, et que le contraire a lieu pour le droit externe.
« Or lorsque la strabotomie a été accomplie, cette proportion est renversée dans l'œil opéré; le droit externe, lors des mouvements associés, reçoit par le fait de l'habitude, une impulsion nerveuse plus forte, et l'arc parcouru est ainsi supérieur à ce qu'il devrait clic d'après le déplacement de l'objet visé. » (de ^Il^J:E^E,).
Nous venons de reproduire textuellement l'exposé fait par nous en 1863, des idées du bien regretté maître sur ce point délicat de doctrine. Cet exposé avait reçu son approbation : mais nous avouons à notre confusion, que nous avions été dans cette occasion un copiste, plutôt qu'un interprète bien intelligent. Nous ne comprenions pas absolument bien l'idée-mère de l'explication donnée par notre illustre maître et ami.
Ayant cherché bien souvent depuis, à la pénétrer davantage, nous