PAR DIVISION DE L'OCULAIRE DANS LES INSTRUMENTS D'OPTIQUE
APPLICATIONS A LA TÉLÉMÉTRIE ET A LA MESURE DU GROSSISSEMENT DU A CES INSTRUMENTS
(Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1 juin 1875.)
§ I. — Principe et méthodes d'observation.
a) La méthode de mensuration géodésique des distances qu'a pour objet de réaliser cet instrument, repose sur deux principes distincts : le premier est celui sur lequel se fondent également le micromètre à double image de Rochon et l'héliomètre
On sait que dans ces instruments, deux images du même objet étant fournies par un dédoublement du système dioptrique, si l'on arrive à mettre ces images en contact, l'ecartement de leurs centres mesure exactement la dimension de Tune ou de l'autre. En relevant cet écartement, la valeur numérique de cette imaçe sera Dar là même obtenue. r
Ce résultat peut également être réalisé au moyen de l ophthalmomètre de Helmholtz ; et c est par l'interposition de cet instrument entre le système objectif et l oculaire d'une lunette, que nous avons essayé, en premier lieu, de résoudre le prob eme de la télémétrie. Mais cette combinaison est fragile, embarrassante et compliquée; elle exige, en outre, l'emploi de tables numériques à base Iogarithmiaue Le mécanisme suivant réalise à de bien moindres frais notre objet '
Comme nous l'avons sommairement rappelé au § 226 de cet ouvrage, notre procédé: consiste s dans la division en deux moitiés de l'oculaire des lunettes, par un trait de cie dirigé suivant son diamètre. L'une des moitiés demeurant fixe l'autre peu e déplacer suivant leur diamètre commun, en obéissant au jeu d'une vis micromé- ' ique. Dans cet instrument, comme dans l'héliomètre, lors de la mise au contact des deux images virtuelles offertes par l'oculaire à l'observateur (et si Ion suppose £ lunette adaptée pour les rayons parallèles), le déplacement du demiZE inobd^est exactement égal à l'étendue ,1e l'image réelle formée au foyer de
Pour toute autre adaptation donnée de l'œil, un rapport précis, facile à dôtor
APPENDICE
Le théorème suivant contient en lui les éléments propres à l'établissement de ce rapport :
Soit o) (iîg. 115) la position de l'oculaire dans le cas de l'adaptation parallèle à l'émergence ainsi qu'à l'incidence (condition en rapport avec l'œil emmétrope ou normal lors de la vision à distance, et pour laquelle $ distance de l'oculaire à l'objectif = F — f [lunette de Galilée]), F et /'étant les longueurs focales principales de l'objectif et de l'oculaire.
Soit, de même, 0 la positionne l'oculaire correspondant à un degré de myopie M (M exprimé par la distance du punctum retnotum du sujet).
Les triangles semblables COO', CCC donnent :