‹ La vision et ses anomaliesChapitre 20 sur 213 · APPAREIL OPTIQUE · texte numérisé non relu

APPAREIL OPTIQUE

Cet ensemble, vu par transparence, est en outre partagé par une étoile à six branches, subdivisant virtuellement le corps de la lentille en autant de coins sphériques en rapport par leurs sommets. Les in- • tervalles ou interstices radiés qui séparent ces secteurs sont comblés par une substance homogène ou, au plus, à très fines molécules. Ce sont eux auxquels sont dues l'apparence étoilée du spectre du cristallin et les stries étoilées de certaines cataractes (voir leçon 4e, §171).

Le cristallin n'offre ni nerfs, ni vaisseaux. 11 se nourrit par osmose, puisant dans les milieux entre lesquels il est suspendu, le corps vitré particulièrement; et sa pureté dépend par là de l'intégrité de la choroïde.

§ TO. — Corps vitré.

Le corps vitré est une substance gélatineuse, diaphane et incolore, enveloppée par la membrane hyaioïde et remplissant la chambre postérieure de l'œil.

Dans un degré moyen de tension, cette enveloppe et son contenu maintiennent d'arrière en avant, le cristallin à sa place physiologique, et d'avant en arrière, les membranes concaves au degré d'extension qu'exigent les délicates fonctions de l'écran sensible ou rétinien.

La structure histologique du corps vitré est fort controversée. Chez l'adulte, il semble privé de structure : cependant l'anatomie pathologique exclut cette opinion, et il faut croire seulement que ses éléments cellulaires sont trop diaphanes pour s'imposer à tous les observateurs.

Suivant une école histologique importante, le corps vitré représente le type histologique du tissu muqueux, substance hyaline contenant des cellules arrondies d'après les uns, fusiformes ou étoilées suivant d'autres.

Desséché lentement, il se réduit à une membrane légère ; replongé dans l'eau, il reprend ses dimensions et ses apparences premières.

Le corps vitré forme ainsi, en faisant abstraction de l'épaisseur de la rétine, le dernier milieu de l'appareil réfringent oculaire. Son indice de réfraction mesure 1.34.

Le corps vitré est renfermé dans une poche sans ouverture, la membrane ou capsule hyaioïde, tout comme le cristallin, estrenfermée dans la sienne.

C'est une membrane hyaline, amorphe, extrêmement subtile. Elle adhère, par sa périphérie, d'une façon intime à la rétine; et l'on a peine à la distinguer de la membrane limitante interne de la précédente'. Elle est plus intimement encore, soudée en arrière à la papille optique, en avant, elle est même fusionnée avec la zonulcde Zinn, sur Mmillim. de longueur. Nous décrivons (§72,zonule île Zinn), sescon-

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nexions en cette région, en définissant le canal de Petit dont elle forme laparoipostérieuré, et qu'elle abandonne pour tapisser en arrière la capsule postérieure du cristallin et former avec elle le chaton de "ce corps auquel a été donné le nom de fossette hyaloïdienne.

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