‹ La vision et ses anomaliesChapitre 22 sur 213 · RÉGION INTERMÉDIAIRE · texte numérisé non relu

RÉGION INTERMÉDIAIRE

L'iris est en arrière dg plan qui contient le cercle-limite transparent de la cornée. Observons un sujet normal en plaçant une lumière et notre propre œil dans ce plan, chacun d'un côté de la cornée, puis reculons insensiblement : on voit disparaître le plan de l'iris avant le bord opposé de la sclérotique (effet qui ue peut être attribué à la réfraction, à l'émergence; car l'action réfringente s'exerce ici en -encontraire d'un tel effet).

Par d'ingénieux procédés ophtalmométriques, Helmholtz est arrivé à mesurer, avec une certaine exactitude, la dislance de ce plan au sommet de la cornée : nous avons donné plus haut les résultats numériques de ces calculs (voir § 68).

a) Chambre postérieure de l'humeur aqueuse. — Le plan de L'iris est donc, transversal et repose normalement sur le cristallin, du moins toute sa région péripupillaire.

Cette disposition anatomique laisse dans la région périphérique du cristallin un canal circulaire à trois pans : Van, antérieur, formé par le plan de l'iris, le deuxième, postérieur, formé par le ligament suspenseur du cristallin; le troisième, externe, constitué par la tête des procès ciliaires. Cet espace, tantôt réduit à une simple fente, tantôt contenant une certaine quantité d'humeur aqueuse, forme ce que les anciens appelaient chambre postérieure de l'humeur aqueuse. [On ne la confondra pas avec la chambre postérieure de l'œd lui-même ou espace intrà-hyaloïdien qui est la véritable chambre postérieure.]

b) Constitution de l'iris. — L'iris est constitué par un stroma tapissé en avant et en arrière par deux couches de cellules épithéliales, peu ou point pigmentées en avant, très denses et très pigmentées en arrière. La première fait suite à la couche épithéliale de la membrane de Descemet; la seconde à celle de la choroïde ou tapis.

La pigmentation du stroma lui-même, quand il est plus ou moins pénétré par le pigment uvéal postérieur, donne à l'iris sa couleur brune. Dans des yeux moins pigmentés, l'iris parait bleu ou vert; cet effet reconnaîtrait, suivant Helmholtz, pour raison d'être, un mécanisme physique analogue à celui qui s'observe lors de l'absorption et de la réflexion de la lumière à la surface des lames minces. Les couches profondes et pigmentées de l'iris sont recouvertes par une très faible épaisseur de minces couches moins foncées et dont les plus superficielles seraient même plus ou moins translucides (troubles). Avant d'être finalement absorbée parles couches les plus profondes (noires), une portion de la lumière a été tamisée, c'est-à-dire partiellement absorbée, et partiellement réfléchie par les couches superficielles agissant comme lames minces superposées, douées d'une certaine transparence. Dans cette succession de réflexions, La résultante finale qui se perçoit au dehors varie du bleu au vert, ou même au gris vert.

LEÇON. 1 ANATOMIlî.

Quant au stroma lui-môme, il est de nature ligamenteuse et composé de tissu connectif, .servant d'enveloppe ou de lit à deux groupes principaux de fibres- cellules musculaires lisses (sans parler des nerfs et des vaisseaux).

L'un de ces groupes est incontestable et constitue le sphincter pupillaire. Il entoure la pupille d'un anneau de 1 millim. environ.

Quant à l'autre, composé de fibres à direction radiée, il est plus probable que démontré, ou, du moins, que constant; lés anatomistes étant moins unanimes sur son compte.

Il exercerait l'action dilatatrice. A défaut de la constatation anatomique, l'observation physiologique impliquant absolument son existence, nous la considérerons comme démontrée.

c) Innervation de l'iris (physiologie de ses mouvements). — Quant aux influences motrices auxquelles sont soumis ces agents musculaires, nous dirons que, d'une manière générale, le sphincter irien est sous la dépendance directe de l'oculo-moteur (racine spinale), comme le muscle radié sous celle du système ganglionnaire. Mais nous ajouterons que ces deux influences ne sont pas de même ordre. Le muscle annulaire se contracte activement comme le font les muscles animés par un influx spinal.

L'action du sympathique sur les fibres radiées consiste uniquement dans le maintien persistant, constant de leur tonicité.

L'influence de la cinquième paire sur les mouvements de l'iris reste encore à déterminer. L'irritation de cette paire provoque manifestement des actions réflexes dans l'iris et naturellement suivant la voie centrale. Mais elle en détermine également après la section des deux autres racines du ganglion ophtalmique. Il faut admettre alors que cette action se transmet par le ganglion ophtalmique devenu, comme le sous-maxillaire, un centre de réflexion motrice, ou encore par les cellules nerveuses intr à-oculaires (leçon 20è. Voir anomalies de l accommodation).

Les dimensions variables de la pupille sont sous l'influence d'un grand nombre d'actions réflexes :

La pupille se resserre à l'état physiologique : 1° Sous l'influence directe de la lumière sur l'iris lui-même (le fait a ete constaté, mais dans une si faible mesure qu'à peine en doit-on tenir compte);

\ï |So,lfil,ne action réflexe née dans la rétine, soit du même côté, soit du côte opposé ;

oppo!eymPalhiqUemei,t' aVCC 'a COnt'*acUon de la Paille «lu cote

mu0elettrnt/e,SOmmeil : P^0lîable^nt par atonie relative du mu.rle radte (système ganglionnaire);

Page 1