RÉGION INTERMÉDIAIRE
5° Par les progrès des années, à la suite sans doute aussi de cette même atonie, progressive ;
6° Dans le phénomène de l'adaptation aux objets rapproché- ;
7° Sous l'influence de la convergence mutuelle des ax.es optiques;
8° Par une action réflexe provenant, soit de la cinquième pain soit môme de tous autres nerfs de la sensibilité générale.
Pathologiquement, comme on le verra plus tard, par suite de toute cause exaltant d'une manière absolue ou relative, le système spinal au détriment du système tonique ganglionnaire, ou encore par la dépression directe de ce dernier (voir la leçon 20e).
§ 72. — Zone ciliaire.
Entre le canal de Fontana et la circonférence, limite antérieure de la rétine, c'est-à-dire sur une longueur mesurant 3 millim. 50 le long d'un méridien, s'étend une zone particulière que nous avons appelée intermédiaire, en ce qu'elle vient séparer l'un de l'autre, le système sensible et le système optique, en leur interposant un appareil à la fois suspenseur et moteur.
Cette zone est constituée par le soulèvement de la choroïde que détache de la sclérotique un anneau ligamenteux, dont la coupe méridienne offre la forme d'un long triangle, à petite base antérieure et contenant deux organes à la fois distincts et confondus :
1° La masse du muscle ou plutôt des muscles ciliaires ;
2° La masse des procès ciliaires. De cette masse fondue dans l'uvée s'échappe, au dedans, une fine membrane chargée de soutenir le cristallin, de le maintenir suspendu entre les deux milieux transparents qu'il sépare.
La première de ces parties (masse musculaire) sera décrite par nous à propos de l'Accommodation (leçon 6e, § 96).
Quant à la seconde, p7'ocès ciliaires, ils forment une dépendance et un développement de la choroïde, particulièrement au point de vue vasculaire et nerveux.
Leur rôle, en dehors de ces derniers éléments (vaisseaux et nerfs), est absolument inconnu : nous voulons parler ici de leur forme bizarre, de la saillie interne de leur tête en plis godronnés. Retenons seulement ceci, qu'en aucune circonstance, contrairement à ce qui a été dit, ils ne viennent en contact par cette tète ou proéminence anterointérieure, ni avec le cristallin, ni avec aucune autre des parties voisines.
Zonule de Zinn. — La zonule de Zinn ou ligament suspenseur du cristallin, filtre pourrait-on dire de toute la longueur des procès ciliaires, depuis l'extrémité de la membrane limitante de la rétine jusqu'à la tète des procès ciliaires. Un peu avant d'atteindre cette
BEÇON.] ANATOM1E. 8b
extrémité antérieure, elle se dédouble pour envelopper L'équateur du cristallin, ce qu'elle fait en avant en s'appliquant en anneau, en se fondant sur Je quart externe de sa surface antérieure, en arrière, en se fusionnant avec l'hyaloïde, pour former la séparation entre le cristallin et le corps vitré. Au centre de ce parcours cet ensemble forme une dépression qui, sous le nom de fossette hyaloïdienne, reçoit le pôle du cristallin.
Canal godronné ou de Petit. — Eu égard à cette disposition, elle forme en ce lieu de dédoublement les faces antérieure et postérieure d'un canal annulaire dont la troisième face est le bord équatorial du cristallin. Ce canal est dit canal godronné ou de Petit.
Cette membrane est anhyste, vitrée et pourvue de propriétés élastiques.
La résistance élastique de la zonule lui a fait attribuer, en outre de la fonction de ligament suspenseur du cristallin, le rôle d'agent tonique de traction sur l'équateur du cristallin, dont, parla, elle tendrait à diminuer l'épaisseur. C'est un antagoniste tonique de la capsule même du cristallin (voir l'article Accommodation, leçon 6e, § 97).
Muscles ciliaires. — (Renvoyé à l'article Accommodation leçon 6°, § 96.)