‹ La vision et ses anomaliesChapitre 90 sur 213 · LEÇON.] IMAGES DE SANSON · texte numérisé non relu

LEÇON.] IMAGES DE SANSON

cristalloïde postérieure. Tant que le cristallin est limpide, cette derrière, quoique très petite, est toujours fort nette.

Une seule manque souvent et par suite des conditions optiques variables offertes par chaque cas. C'est l'image (3) formée par la face antérieure du cristallin.

La raison en est simple : si, en face d'une source quelconque de lumière envoyant vers lui des rayons divergents, un miroir convexe donne toujours lieu à une image virtuelle et droite, le résultat n'est plus le même si de l'objet lumineux arrivent sur le miroir des faisceaux convergents. I/image alors change et de sens et de distance, et rentre dans la discussion des images fournies par les miroirs concaves.

Or, c'est ce qui arrive pour les rayons appelés à former l'image donnée par la surface antérieure du cristallin. Ces rayons, une fois dans la chambre aqueuse, y sont à l'état de convergence, et dès lors, suivant le degré de cette convergence, donnent, relativement au miroir convexe, lieu à toutes les variations offertes par la discussion des images dans le cas cle rayons divergents et de miroirs concaves : l'image peut être, suivant les cas, soit réelle, soit virtuelle.

Inversement en est-il de l'image fournie par la surface postérieure de la lentille toujours formée par des rayons convergents.

Or, des faisceaux convergents, tombant sur une surface réfléchissante concave, sont dans le même cas, quant au lieu de l'image, que des faisceaux divergents rencontrant une surface convexe ; l'image est toujours de même sens, ici réelle.

On comprend par là comment les deux images de la cornée et de la surface postérieure du cristallin sont toujours visibles, et comment, seule, celle donnée parla surface antérieure de la lentille, peutéprouver des modifications optiques équivalentes à sa disparition, suivant le degré de convergence des rayons destinés à la former.

Au point de vue pratique, on rend l'expérience beaucoup plus nette i en donnant à la source lumineuse un plus grand éclat : il suffît pour cela de se servir pour foyer d'éclairement de l'image d'une lampe fournie par le miroir de l'ophtalmoscope (employé d'ailleurs obliquement), ou plus commodément encore par une lentille convexe quel'on rapproche ou que l'onéloigne, par un facile tâtonnement, des surfaces que l'on veut explorer.

Pour cette observation, il faut avoir soin, comme l'indique la Bgure 76, de se placer, eu égard à Taxe catoptrique, dans une position symétrique avec la bougie.

Ll recherche de ces images est un précieux moyen de diagnostic dans le cas de soupçon de cataracte commençante ou dans celui toul contraire d'absence, par luxation ou autrement, du cristallin.

332 DrOPTRIQUE PATHOLOGIQUE. [14c

L'image cornéenne servanl de point de repère, on cherche l'image renversée ou de la cristalloïde postérieure. On peut négliger celle plus pâle et quelquefois plus difficile à manifester de la cristalloïde antérieure. On en comprend la raison : si l'on voit cette petite image, celle de la cristalloïde postérieure, normalement très fine et très nette, et qui se meut en sens contraire des mouvements de celle de la cornée déterminés par le déplacement de la lentille collective, on peut affirmer que le cristallin existe et qu'il est transparent. Si ou ne peul la faire apparaître, on peut annoncer, si d'ailleurs les milieux sont clairs, que le cristallin n'est pas à sa place; enfin, si elle est vague, étalée, de couleur ambrée, on peut y reconnaître un commencement de sclérose du noyau.

On voit apparaître alors les moindres obscurcissements qui peuvent siéger sur la cornée, sur les surfaces et dans l'intérieur du cristallin. Si la pupille est largement dilatée, on peut même inspecter les premières couches du corps vitré. Dans cet examen, les opacités, qui se montrent le plus souvent sous un aspect soit blanc, soit grisâtre, deviennent, au contraire, d'un beau noir quand l'exploration est pra- ■ tiquée directement ou par transparence (ophtalmoscopiquement). C'est par cette méthode que Helmholtz a reconnu que la cornée la ; plus pure comme transparence, diffuse pourtant, à sa surface épi- • fhéliale, une pai'tie assez notable de la lumière incidente pour faire croire souvent à un explorateur inexpérimenté , à la présence de néphélions anciens. Mais, toute cornée présente ce phénomène, et l'on n'y doit faire attention qu'en présence d'une exagération évidente de ces effets (voir § 176).

L'exploration à l'éclairage latéral est d'autant plus profitable, d'abord, que l'acuité visuelle de l'observateur est plus parfaite, cela va sans dire; en second lieu, qu'il peut s'approcher davantage de l'œil observé ; or, ce maximum de rapprochement repose sur deux éléments : l'amplitude de l'accommodation dont il jouit, d'une part, et de Tautre, sa facilité plus ou moins grande à amener ses axes visuels en convergence sous de grands angles.

Pour aider â la première de ces forces actives, nous avons le verre convexe approprié; Pour venir au secours de la seconde, la puissance adductrice des axes, nous rappellerons une méthode décrite par nous en 1860 au § 232 de notre Traité de la vision binoculaire, el qui consiste en une décenlration, en dedans, des verres convexes nnployés binooulairement.

Le lecteur trouvera la description de la méthode et l'exposition des principes sur lesquels elle repose, aux 491 et \Wl des présentes leçons.

Dans la pratique de l'octilistique, disons seulement ici que celte méthode consiste

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