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ISE ET LE ROLE DU CERVEAU

produit aussi son elTacement ou sa reviviscence. La pression sur le globe de l'œil, les mouvements, l'accommodation produisent un efîacement temporaire ou définitif des images consécutives, surtout quand elles sont faibles.

Les images consécutives présentent des pbases colorées indépendantes de celles qui accompagnent la transformation de l'image positive en négative, ou inversement. Une image développée par la lumicre blanche subit des phases colorées particulièrement intéressantes. La dégradation se fait en général dans l'ordre suivant : blanc, bleu, violet, rouge, avec un grand nombre de nuances intermédiaires. Quelle que soit la phase colorée d'une image consécutive, si l'on provoque sa transformation de positive en négative par les moyens indiques, cette transformation provoque l'apparition de la couleur complémentaire.

Tels sont les caractères principaux des images consécutives. Dans les détails, ces images présentent des variétés infinies pour lesquelles jerenvoie aux descriptions de Plateau et de Helmholtz, ainsi qu'aux éludes plus récentes de Hess, Fick, Borscha, Snellen. Je vais insister sur les caractères qui nous permettent de distinguer l'impression rétinienne persistante de l'image consécutive positive, et d'établir le sièee cérébral de cette dernière.

L'image nnisènitive iimltire est distlnrle de ["impression rétinienne persistante, par ses curarlères et jmr son siège.

Un premier caractère différentiel réside dans l'existence lïune phase obsriire sépaninl l'impression rétinienne persistante de l'image consécutive positive, sur laquelle C. Hess, le premier, a appelé l'attention. Cet auteur trouve que la persistance de l'excitation lumineuse primitive, que j'appelle impression rétinienne persistante, est séparée de l'image

LA SK-NSIBILITE VISLELLE

conséculive positive par une phase obscure de très courle durée, qui est surtout appréciable eu opérant avec une lumière de faible intensité'.

Je viens de faire remarquer que, dans les. conditions expérimentales ordinaires, l'image consécutive positive est précédée d'une image lumineuse confuse à contours mal définis, succédant immédiatement à l'occlusion des paupières et à l'excitation qu'elle suit ou plutôt qu'elle prolonge. Cette image confuse est évidemment produite par la persistance de l'impression rétinienne, la confusion tenant sans doute aux phénomènes d'irradiation liés à Taclion du pourpre rétinien sur un œil qui a été préalablement tenu fermé. L'image consécutive positive est parfaitement distincte de cette image lumineuse confuse. Tantôt elle apparaît tranquille à travers la sensation lumineuse tremblotante qui caractérise l'image confuse, tantôt elle en est séparée par un intervalle obscur nettement appréciable. Dans certains cas, je trouve que l'image positive n'apparait que deux ou trois secondes après l'excitation et l'occlusion des paupières.

Un caractère plus facilement appréciable réside dans la différence de durée de l'impression rétinienne persistante et de l'image consécutive positive. La plus grande persistance de l'impression rétinienne qui ait été constatée par les auteurs qui ont fait des expériences régulières est de 1/S de seconde (Plateau) ou 1/4 de seconde (Emsmann). Or l'image consécutive positive peut persister plus d'une minute, c'està-dire que sa durée peut ^Ire 230 à 300 fois plus grande que l'impression rétinienne la plus longue que l'on puisse obtenir.

Un troisième caractère réside dans la dill'érence d'action

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