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II. — Faits expérimentaux

Ce dispositif va nous servir :

1° A déterminer la sensibilité de la rétine pour les différentes parties du spectre à la lumière du jour, c'est-à-dire lorsque la rétine est impressionnée par la lumière ambiante (rétine non adaptée) ;

2° A déterminer la sensibilité de la rétine pour le même spectre, lorsqu'elle a été soumise à l'obscuration pendant une vingtaine de minutes (rétine adaptée) ;

3° A comparer la sensibilité de la fovea à celle des autres parties de la rétine.

Le premier fait qui se dégage de la comparaison de la sensibilité de la rétine explorée à la lumière du jour et dans l'obscurité, c'est que l'accroissement de sensibilité qui caractérise l'adaptation nocturne intéresse inégalement les rayons de longueur d'onde ou de réfrangibilité différentes.

Nul pour le rouge, cet accroissement de sensibilité

nhôfer.

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aplée .

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augmente à mesure que Ton explore des régions plus rapprochées de l'extrémité violette, où il atteint des proportions considérables, ainsi que dans l'ultra-violet.

Le tableau suivant indique la sensibilité de la rétine pour les radiations voisines des raies de Frauenhœfer. Les deux valeurs placées au-dessous de chaque lettre expriment : la première, la sensibilité de la rétine adaptée ; la seconde, la sensibilité de la rétine non adaptée. Le degré de sensibilité est naturellement inversement proportionnel à la quantité de lumière qui représente le minimum visible.

Rétine adaptée

Pour rendre la signification de ces chiffres plus immédiatement appréciable, traduisons-les par les deux courbes de la figure 2. Les différentes parties du spectre sont indiquées par les verticales, prolongement des raies de Frauenhœfer du schéma du spectre qui surmonte la figure. Les intensités minima nécessaires pour que ces différentes parties du spectre soient perçues, sont indiquées par les lignes horizontales.

La courbe inférieure bg exprime la sensibilité de l'œil non adapté ; la courbe supérieure bit la sensibilité de l'œil adapté.

Remarquons d'abord que le sommet de chaque courbe, indiquant le maximum d'intensité lumineuse du spectre pour notre œil, n'est pas le même pour l'œil non adapté et pour l'œil adapté. Pour l'œil non adapté, ce maximum est dans le jaune en D, avec très peu de différence de C à E. Pour l'œil adapté, qui a séjourné vingt minutes dans l'obs-

curité, ce maximum se trouve en E, avec très peu de différence jusqu'à F. Il n'est donc pas exact de dire qu'un spectre a son maximum d'intensité dans telle ou telle partie,

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