‹ La visionChapitre 64 sur 68 · I. II. Valerius. Bull Acad. Belgique,' iS']^, t. XXXIV · texte numérisé non relu

I. II. Valerius. Bull Acad. Belgique,' iS']^, t. XXXIV

vient à obscurcir un œil moyennant un verre obscur, Tobjet paraît plus sombre (|ue si on obscurcissait tout à fait cet œil. C'est là Texpérience a paradoxe » de Fechner*. Elle a suscité toutes sortes d'explications, notamment celle d'un « faux jugement » (Fecuner, Aubert).

Qu'arrive-t-il si on présente (par exemple dans le stéréoscoi>e) à un œil une couleur, et à l'autre une autre couleur. Certaines gens voient dans ces conditions une seule couleur, conformément à la loi sur le mélange des couleurs. D'autres voient apparaître alternativement, tantôt l'une couleur tantôt l'autre. C'est ce qu'on nomme la « lutte entre les deux champs visuels ».

Lorsqu'un œil voit obscur à l'endroit où l'autre voit clair, il survient l'apparence de l'éclat métallique, du lustre.

Étant démontré, que l'état fonctionnel d'un endroit rétinien est influencé par l'état fonctionnel de la zone rétinienne voisine, on s'est demandé (A. Charpentier et d'antres auteurs) s'il n'y avait pas un retentissement analogue d'un œil sur l'autre. La réponse a été en somme négative. Soit dit ici, cela parle contre l'opinion'qui prétend que le déterminisme physiologique des divers faits (le contraste, d'images négatives, etc., siège dans le cerveau, cl non dans la rétine.

Page 1