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vres lors des mouvements aériens du temps de paix, mais surtout du temps de guerre, a conduit à une étude approfondie : 1° des différents aspects de la vision nocturne et de son mécanisme; 2° des moyens mis en œuvre pour chiffrer son efficacité et la mesurer; 3° des différents procédés propres à l’améliorer et à rendre ainsi les équipages plus aptes aux opérations de nuit.
C’est ce que nous allons envisager dans les différents chapitres qui vont suivre.
II. — PROBLÈME POSÉ. PAR LE CAS"PARTICUPIER DE LA VISION NOCTURNE (OU SCOTOPIQUE)
Contrairement à ce qui se passe dans la vision diurne ou photopique, dans laquelle les données nous sont apportées par l’intermédiaire des cônes de la région fovéaire qui nous permettent la perception des formes et des images précises des objets que nous observons, avec leurs détails, leurs couleurs, et où le champ périphérique nous apporte des images moins nettes mais colorées; dans la vision scotopique intervient le scotome central qui fut observé pour la première fois par ARAGO, et met en évidence qu’au niveau lumineux propre à la vision de nuit (en général au-dessous de 0,005 nit) les cônes ne jouent plus aucun rôle dans la perception rétinienne qui est alors uniquement du ressort des bâtonnets de la rétine périphérique entrant en jeu vers 0,005 nit et restant seuls actifs à partir de 0,001 nit.
Quels sont les éléments qui tiennent sous leur dépendance cette vision scotopique ? Trois sont à considérer :
1° L'adaptation rétinienne;
2° L’effet PURKINJE;
3° La myopie crépusculaire.
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