C. — COULEUR DES SOURCES LÜMINEUSES
Le rouge a définitivement été adopté du fait que 1° l'effet PURKINJE qui déplace vers les courtes longueurs d'onde la courbe de visibilité, rendra l'œil moins sensible au rouge; 2° la vision scotopique étant assurée par les bâtonnets de la périphérie, ceux-ci ne sont pas affectés par une lumière rouge à laquelle ils sont peu sensibles, alors que la vision centrale précise dévolue aux cônes qui, eux, sont très sensibles au rouge, sera correcte.
Certains auteurs, tel Mac FARLAND, estiment cependant qu'on peut ne pas se cantonner dans lutilisation d’une lumière limitée aux parties rouges sombres du spectre, et qu'il est possible d'utiliser la zone rouge orangée qui offre une visibilité meilleure des objets éclairés, une absence d’asthénopie oculaire, bien que présentant une moindre protection vis-à-vis de ladaptation absolue à la vision nocturne.
Une opinion à peu près identique a été émise par SCHO- BERT qui effectua ses recherches à bord du croiseur « Prinz cugen » et qui pense que, pour la vision directe des documents ou des appareils de mesure, la lumière rouge conserve bien l’adaptation, mais ne permet pas une lecture suffisamment rapide.