‹ La Vision Nocturne En Aéronautique: Sa Mesure. - Son Amélioration À L'Aide D'Hormone Hypophysaire Du Lobe IntermédiaireChapitre 17 sur 49 · III. —- LE SCOTOPTOMÉÈTRE DE BEYNE · texte numérisé non relu

III. —- LE SCOTOPTOMÉÈTRE DE BEYNE

Dans la reconnaissance des formes des objets aux basses luminances s'ajoute à l’élément « aptitude optique» un élément d'interprétation mentale dévolu aux centres supérieurs qui fait qu’il n’existe pas de parallélisme entre l'aptitude à percevoir une lueur et celle à reconnaître une forme.

Le scotoptomètre de BEYNE réalise toutes les conditions requises pour faire entrer en jeu l’élément psychique qui agit dans la détermination du seuil morphoscopique.

A. — DESCRIPTION DU SCOTOPTOMÈTRE DE BEYNE

Le. scotoptomètre de BEYNE est constitué par la conjugaison à son optomètre d’un bloc mécano-optique spécial.

L’optomètre de BEYNE (destiné à la mesure de l’acuité visuelle diurne) comporte, enfermé dans une lanterne parfaitement étanche, une source de lumière constituée par une lampe électrique spéciale dont la température de couleur avoisine 2848° K, et dont le spectre se trouve ainsi correspondre à celui de PEtalon international A, et cette qualité de lumière est maintenue constante par le fait qu’un régulateur automatique de tension assure un voltage invariable aux bornes de la lampe, quelles que soient les variations du courant de secteur. La partie du flux lumineux de cette source qui éclaire les tests peut être contrôlée par une

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cellule photo-électrique ®) dont un micro-ampèremètre très sensible traduit et mesure le débit; lorsque le débit correspond à 50 micro-ampères, le flux transmis donne au fond des tests d’acuité visuelle diurne une luminance égale à 10 nits. Une molette de réglage permet, en faisant varier légèrement la distance de la lampe aux tests, de donner toujours à celle-ci une position correspondant au débitcellule de 50 micro-ampères.

Si, utilisant cette source dont la lumière se trouve parfaitement déterminée en quantité comme en qualité, on substitue au disque porte-tests de l’optomètre le bloc mécano-optique, on obtient un ensemble constituant le scotoptomètre, instrument adopté à l’évaluation du sens morphoscopique à très bas éclairage.

Ce bloc mécano-optique comporte essentiellement :

1° Un test éclairé par transparence, qui est constitué par deux barres parallèles opaques sur fond translucide; l’une de ces deux barres présente en son milieu une interruption. La largeur de chaque barre, ainsi que celle de la coupure présentée par l’une d’elles et celle de l’espace clair qui les sépare ont une valeur de 14,5 mm.

Ce test sera présenté au sujet à une distance de 70 à 80 em, qui est la distance qui, compte tenu de la myopie crépusculaire, donne sur la rétine d’un sujet emmétrope une image nette du test sans accommodation. Ce test est ainsi vu par le sujet sous un angle tel que son image rétinienne déborde largement la macula. Ce test est entouré d’une monture qui, à l’aide d’un levier, permet de faire tourner le test autour de son centre et de donner ainsi aux barres parallèles n’importe quelle position.

2° Une série de dispositifs réducteurs de lumière. —— Deux de ces dispositifs, variables et gradués, seront mani-

(1) Cette cellule photo-électrique à couche d’arrêt est escamotable et n’est mise en jeu que pendant le temps très court nécessaire pour effectuer, avant l’emploi de l’optomètre, la vérification de-son réglage correct. ,

pulés par l'opérateur. Ils permettent de réaliser sur le fond du test des luminances échelonnées entre 50 candelas/hm? et 0,01 candela/hm? (1 nit — 10.000 candelas/hm?), ces deux dispositifs variables permettant d'obtenir cette gamme de luminances seront réalisés par :

a. Une série de diaphragmes dont les diamètres respectifs sont de 20, 10, 4, 2, 1 mm, chaque diaphragme étant automatiquement centré par un arrêt à bille;

6. Un couple de polaroïdes co-axiaux dont l’un est fixe et l’autre solidaire d’une bague mobile graduée à l’aide de laquelle on peut le faire tourner autour de l’axe commun; cette rotation réalise une angulation des polaroïdes allant de 25 à 75 grades, de façon à n’utiliser que les positions des polaroïdes dans lesquelles l’absorption en fonction de l’angle est exprimée selon une loi linéaire.

L’angle des polaroïdes est indiqué de 5 grades en 5 grades sur la bague;

y. Des éléments absorbants, fixes, introduits par le constructeur lors de l’étalonnage de lappareil.

B. —— UTILISATION DU SCOTOPTOMÈTRE DE BEYNE

Après avoir réalisé chez les divers sujets à examiner une préadaptation définie, dans des conditions qui seront précisées plus loin, et une adaptation rétinienne par maintien du sujet dans l’obscurité complète durant trente minutes, on allume la lampe de l’optomètre et on vérifie que ce dernier est réglé, le débit de la cellule devant correspondre à 50 micro-ampères si la position de la lampe est correcte. On monte alors le bloc scotoptomètre et on amène dans le champ le diaphragme de 20 mm, premier de la série de 5. On place les polaroïdes à l’angle de 25 grades, au moyen de la bague de réglage, et on réalise dans la pièce l’obscurité complète. Le sujet qui a été maintenu à l’obscurité totale depuis trente minutes est alors placé de telle façon

Hi Sore

que ses yeux soient à 75 em du test, sa tête étant maintenue dans une mentonnière.

On oriente alors le test de telle façon que les barres soient verticales, horizontales, obliques, ce qui placera la coupure soit en haut, soit en bas, soit à droite, soit à gauche, soit en haut et à droite, soit en bas et à gauche, etc., selon le choix de l’opérateur qui pourra facilement réaliser cette orientation dans l’obscurité, le levier de manœuvre du test étant perpendiculaire aux barres et situé en face de la coupure.

A ce niveau de luminosité, et à moins d’être atteints d'héméralopie, tous les sujets voient parfaitement l’orientation du test et la position de la coupure.

On place alors successivement les polaroïdes à 30, 35, 40 grades, etc., et si les réponses du sujet continuent à être correctes jusqu’à 75 grades, on passe au diaphragme de 10 mm, en replaçant les polaroïdes successivement à 25, puis 30, puis 35 grades, etc., on opérera de la même façon; on continuera à abaisser ainsi la luminance jusqu’au moment où le sujet sera incapable d'apprécier la position de la coupure. La luminance précédente est la luminanceseuil qui mesure le sens morphoscopique du sujet; elle sera fournie par la table d'étalonnage de l’appareil, en fonction des diaphragmes utilisés et de l’angle des polaroïdes, et sera exprimée en candelas/hm?.

RÉSULTATS OBTENUS DANS LA DÉTERMI- NATION DE LA VALEUR MOYENNE DU SEUIL MORPHOSCOPIQUE CHEZ LE SUJET NORMAL

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